‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 83 sur 150 · V PLANCHER DE LA BOUCUE · texte numérisé non relu

V PLANCHER DE LA BOUCUE

GGLin. — Grenouillette sub- linguale. Drainage, Guénson, — (Marie), cinquante-trois ans, femme de ménage, se présente n IS79. Dour une tumeur siégeant sous la laneue. Le début

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maisau pourtour, grande sen^bilité; onneconsUieniinflammilinii, ni empâtement.

6 juin. — On traverse la tumeur au moyen d'une aiguille purtial un ÛI double dont on lie les cfaefâ au dehors. Écoulement d'un liquidt blanc visqueux et lllant. Guérison au bout de vingt el un joors.

Obs. CCLIV. — Lipome du plancher de la bouche simulant untjifnouiUeile. Ablation. Gaéi-ison. — Majard (Louisl. cintiuante-quatreani professeur, se présente à la clinique le 39 novembre IS'9. Pit d'iiérëdité. Pas d'antécédents. Bonne santé habituelle. 11 y a dm ans, il commença à éprouver une sensation de gêne surleptn^ cher de la bouche, avec soulèvement de la langue. En porlutll doigt dans la région il sentit une tumeur molle, pAteuse. du voIdu d'une noisette, indolente à la pression. A plusieurs reprises on Qt ta ponctions qui ne donnèrent issue qu'à quelques gouttes de saif. Les dimensions de la tumeur se sont légèrement accrues, etrincScacité de divers traitements, entre autres l'iodure de potasMM, décide le malade à venir à l'hûpita).

Etal actuel. — Sous la langue, on voit te plancher de la boucïtdt formé par une tumeur située ît droite de la ligne médiane; limitée^ arrière par la base de la langue, en avant par la canine et les droites, en dehors parles premières molaires, et à gauche par uneli^ anléro-postérieure qui passeraità un centimètre du frein. Sa forme* sonvolume sont ceux d'une noix. La muqueuse qui est légëremeullt tondue a conservé sa coloration normale. Elle laisse voir par rence la teinte jaunâtre de la tumeur. Le frein est soulevé ne pas déplacé. De chaque câté du frein, au voisinage de la face inléiîMIl de la langue, on voit deux iictits mamelons, du volume d'un grain dei* ntant il leur centre Il'S orifices de ^'lande;

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Etes du plancher de la bouche. Nous poursuivons ce prolongent par voie de dissection. A la coupo, la tumeur présente les nctères du lipome (conservée au musée diins l'acide arsénique'i. ■ pincer sont enlevées une demi-heure après l'opération. Pas Ccldents consécutifs. Lavages avec l'eau vineuse. Guérison en trois Haines.

DtS. (XLV. — Fibro-lipome du plancher de la bouche. Ablation. Guém. — Berthé (Eugène), cinquante-deux ans, graveur, entre le 19 inl880, salle Suinte-Marthe, n°ll. Pas d'hérédité. Pas d'accidents Mi)ides. Bonne santé habiluelle.Funu'ur de pipe. Il y a Iroismois il narqua sur le plancher de la bouche, à droite de la ligne médiane, B tnnieur du volume d'une amande, dure, solide, mobile sous ta Lqueuse, indolente. Elle a rapidement augmenté de volume. Le Itement par l'iodure de potassium et les applications de teintuie ■de n'ont amené aucune modification.

Ktat atiuel. — La langue est soulevée et déviée à gauche, par une oeur occupant la moitié droite du plancher. Elle est limitée en dehors Mavantparle corps du maxillaire inférieur, en dedans parle frein de ttague, en arrière par le sillon qui sépare la langue du plancher Il bouche. Son volume est celui d'un petit œuf de poule ; sa forme ' oblongue, allongée d'arrière en avant. Sa surface, lisse, unie, Vnxe, est tapissée par la ninqueuso buccale n'offrant pas d'autres BnUons qu'une coloration légère, bleuâtre, et des arborisations fenlalres dues à des veinules dilatées et turgescentes. Pas de transhnce. Au toucher, consistance dure, fibreuse ou Qbro-cartilagi- Ih, homogène. La tumeur est mobile et ne contracte d'adhérence Hvec la muqueuse, ni avec tes os ; elle est indépendante des mus- Ife de la langue et de ceux de la région sus-byoldienne. Pas de saillie ^ciable du côté de la peau ; gêne légère de la mastication, de la |IUtition et de la phonation. Pas de truublos de la salivation. Indoju. Il y a un peu de tuméfaction et d'induration des ganglions fci-maxillatres des deux cAtés. Nous pensons avoir affaire à un flbro-

BiRflrs t880. — Chloroforme. Le malade est placé dans la posip demi-assise, la léte soulevée par dos alèzes, dos éponges mon- Il conduites au fond du vestibule de chaque cAté aUn de prévenir

Kdu sang dans les voies aériennes. Hémostasie préventive \ pinces placées sur le frein de la langue, Pendant qu'un aide r la tumeur en soulevant le plancher de la bouche, nous inmuqueuae buccale d'arrière en avant à l'aide du bistouri. 118 de cette membrane, nous trouvons l'enveloppe propre Mimeur ; celle-ci est parfaitement limitée et ne contracle que a adhérences avec les tissus voisins, de sorte que nous par- \ l'éDiicléer à l'aide du doigt et de la spatule, sans qu'il soit

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beauin de recourir à la disseclioa parle bistouri. DeiixpîaceïbfiiK»tatiques sont laissées en place sur les vaisseaux saignants de li queiise, (L'enveloppe libreuse propre de la tumeur est épaisse el résistante, pailniil continue. A la coupe, le tissu est dur, san^toDlefois crier sous le scalpel, la surface de section présente l'aspect car» téristique des (ibro-Hpomes. Il existe vers l'exlrémité anlérieiire^ lalumeuL'deux cavités kystiques remplies de sang.) Suture des I^tw de la plaie de la muqueuse & l'aide de quatre fils de soie. Lvit0 quotidiens répétés avec l'eau vineuse. Pas de réaction fébrile. Pu d'accidents consécutifs. On enlève les fils le quatrième jour. (Itunioi par première intention dans la plus grande étendue de h^U*. Guérison complète en quinze jours.

3" voiLK nu PAUis i:t muiiïw,

Obs. CCLVI. — Adénome de l'i.-i/tme du ymier. Ablation. G — Lancry (Josepb), cinquante- neuf ans, bouvier, entre le i 1880, salle Sainle-Marlbe, n° 18. Pas d'hérédité, pas d'anlécédêd morbides. Forte constitution. Jamais de maladies graves. Il y 9 M mois, il éprouva la sensation d'un corps étranger à la base de labl gue, au-dessous de l'amygdale du côté droit, en même temps qu'H gène légère de la déglutition et de la respiration. Ces accidents t'i centuèrent progressivement, et s'accompagntrenLd'unesortedeM laryngée.aveceffortd'espectoration. Il y a six semaines, il sentitni le doigt une tumeur du volume d'une noisette, et comme les ti fonctionnels porsisLaienl, il se décida à entrer à l'bûpilal.

Etal acltiel. — La bouche ouverte et la langue dfjiri

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le plancher de la bouche avec un abaisseur , nous saisissons la leur avec de longues pinces et nous la disséquons avec le bistouri, dant que des aides étanchent le sang avec des éponges montées.

dliémorrhagie. La tumeur s'est manifestement développée aux ans des glandes sous-muqueuses ; sa consistance est très friable. gftrismes quotidiens avec de Teau vineuse alcoolisée et tanniqiic. • d'accidents consécutifs. Les premiers jours on alimente le malade t du lait et des potages. Au bout de quinze jours la guérison est Il avancée pour que le malade retourne chez lui. te. CCLVII. — Myxo-sarcome du voile du palais et du pharynx. Inci- \ exploratrice. — Dangent (Antoine), quarante-buit ans, jardinier, re le 30 mars 1880, salle Sainte-Martbe, nMl. Pas d'hérédité. Pas atécédents scrofuleux, vénériens ou tuberculeux. Jamais de mala- I graves. Il y a quatre mois, sans cause connue, symptômes d'anl et de coryza. Sensation de corps étranger au niveau de la portion cale du pharynx et du voile du palais. Gêne de la déglutition et la phonation, enchifrènement, dyspnée légère. Ces phénomènes ieentuèrent rapidement et déterminèrent le malade, il y a deux II, i consulter un médecin. Celui-ci constata une tuméfaction nohidela moitié droite du voile du palais, sans phénomènes inflambires. Il ordonna vomitifs et gargarismcs dont Taction fut nulle. (Éit| nouveaux et rapides progrès de la tumeur, exagération ex-

tdas troubles fonctionnels, douleurs violentes irradiées à la correspondante de la tôte, déglutition impossible, dyspnée ■Mnte avec menace de suffocation. Le malade vient à Thôpital. }^ actuel. — L'isthme du gosierest presque complètement masqué FQDe tumeur volumineuse qui occupe la moitié droite du voile du jjto, dépasse la ligne médiane, et s*étend sur les deux tiers internes de [lié gauche; elle se prolonge à droite dans l'épaisseur du pilier ieurcorrespondant. En haut eten avant elle s'étend jusqu'àlunion iporlion osseuse avec la portion membraneuse du palais ; en bas, en contact avec la face dorsale delà langue, au niveau du Y des caliciformes ; à droite, elle se continue avec la région amygle et la paroi du pharynx. Il reste seulement un espace étroit le bord gauche de la tumeur et le pilier antérieur gauche du do pjilais, pour le passage de l'air et des liquides. La surface \^ unie, convexe, sans bosselures apparentes. Le sillon médian Itoile du palais tend à la diviser en deux lobes. La muqueuse qui lîeouvre est amincie, tendue, d'un rose foncé, plus vasculaire qu'à bt normal; il n'existe pas d'ulcération. Au toucher, la consistance ifenne, solide, élastique, comme celle des kystes à parois épaisses Iwiement distendues, ou comme celle de certains sarcomes. La euse parait faire corps avec la masse morbide. En introduisant mxdan&rarrière-bouche, en contournant la tumeur, on reconnaît

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