‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 84 sur 150 · MAL\D1ES DU TUBE DIGESTIF ET DE SES ANNEXES · texte numérisé non relu

MAL\D1ES DU TUBE DIGESTIF ET DE SES ANNEXES

que celle-ci s'élend jusqu'à la paroi postérieure du pharyni. de communicalion des fosses nasales avec le pharym, l'oriB rieur du larynx el celui de la poftîon laryngienne du phar en partie obstrués. En inltcduisant un cathéter par les hî sent que l'am ère-cavité des fosses nasales est libre et que l palais est abaissé. Du côté de la peau, tuméfaction légËti inférieur de la région parotidienne droite. Les ganglions lym de ce côté sont tuméfiés, indurés, douloureux. Les trou tionnels s'exagèrent à vue d'œii, la face est congestionnée, les yeux brillants, les veines du cou turgescentes. L'asphyi progrès rapides.

3 avril 1880. — Pas de chloroforme. Le malade est plac d'opération dans la posiLion demi-assise, la tête soulevi coussins ; des éponges montées sont introduites au fonc bule pour prévenir la chute des liquides vers les voies ii l'aide d'un trocart nous faisons au centre de la tumeur un exploratrice qui donne seulement issue à quelques gouttt Nous faisons alors sur la muqueuse une incision explorati bistouri, dans le but de savoir si cette membrane est in{ delà tumeur, et si celle-ci peut 6lre énuciéée. Nous ree ainsi que la muqueuse fait absolument corps avec la qu'une tentative d'ablation resterait infructueuse. Afia ■ autant que possible l'asphyxie, nous introduisons dans la bide des flèches de pâte de Canquoin. Un fragment de la ex;iminé séance tenante au microscope : il s'agit d'un myi Après quatre jours de séjour à l'hôpital, le malade ép certain soulagement du fait delà diminutiun de volume de

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le la l'égion hépatique, une fluctuation obscure et Muce de tout pliénomi^ne l'élirile uous firent porter le Jooslic : kyste du foie, l^a ponction exploratrice et l'exai hislotogique du liquide démonlrèrenl qu'il s'agissait

I kyale hydaliqur.

^'évacuation du conlenu amena un soulagement passai mais la reprise des troubles ronctionnels et l'apparition tcès de fièvre quolidicns nous décidèrent à conseiller l|doi des caustiques pour ouvrir une voie suflisanle à ICuation complète du liquide et aux lavages délersiTs, Beptiques et modificateurs. Les premières applications iftle (le Vienne furent faites dans noire service, mais la bde ayant demandé à retourner chez elle pour se faire IBr par son médecin, nous ne pûmes savoir le résultat de faîlement. Toutefois, il est probable que l'évacuation du Ide après ouverture de la poche par les caustiques a eu itassi heureux résultat que chez le malade qui fait le sujet mbservation suivante. Chez ce dernii'r, le kyste fut oufsepl jours après la première application de pâte de jtae. Le drainage de la poche amena la guérison corn- ^ an moins de deux mois.

II deux cas d'étranglement que nous relatons se rapporjà. des malades de la ville.

ans l'observation CCL\, il s'agit d'une femme de DK, qui, après avoir eu brusquement des vomissements iox teintés de sang et contenant un long ascaride hm- Ubie, éprouva tous les sympt6mes d'un étranglement Me.

ppelé auprès de la malade quatre jours après le début des Ifents, nous reconnûmes, avec son médecin, que l'étran- ^Dl portait sur la première portion du Jéjunum et nous Iquâmes la gasirotomie, qui nous permît de vérifier këtilade de notre diagnostic et de détruire les causes buigtemcnt.

■lat d« l'intestin au niveau de l'étranglement et la na- I la bride qui produisait ce dernier étaient très intéressa bride était constituée par un tissu d'aspect TibroMe

rorigioe de la bride. En effet, il formait une 8< hernie, au niveau de laquelle il était impossible tre Tétat des tuniques internes, mais sur laquel tait la présence d'une sorte de chevelu celluleu la tunique péritonéale. Il était impossible de sav< quelle maladie l'intestin avait éprouvée à ce ni était évident qu'il s'agissait d'une inflammatioi de la muqueuse, qui, propagée à la séreuse, en la desquamation, d'où formation d'adhérences leurs dans les antécédents ne pouvait explique] cette inflammation, k part l'ascaride lombrico] rendu par la malade. Avait-il, en se peloton l'arrêt des matières et favorisé l'étranglement i c'est une question difficile k résoudre.

Quoi qu'il en soit, cette observation montre 1 accidents qui se passent dans l'intestin et autc le fait d'étranglement récent. L'intestin était inl rait pas tardé k se perforer. L'étendue de Tinfl Tabondance de l'exsudat sanguin k la surface au-dessus de l'étranglement, constituaient un i ment sérieux que la gastrotomie seule assurait de salut.

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^taniporisation est évidemment fâcheuse pour les consé- BiMes de TopératioD ; d'autre part, dans certains cas, les jÉidres marchent avec une telle rapidité qu'ils ne per- ■p0Bt pas d'attendre longtemps Tintervention chirurgijfm Dans Tobservalion CCLXI, nous résumons un cas Mhuiglement interne qui détermina la mort au bout de poante-huit heures. Il est probable qu'on eût sauvé ce homme si la famille s'était décidée à appeler un chivingt-quatre heures plus tôt.

cas de hernies étranglées viennent à l'appui des idérations générales que nous avons établies dans le •I** des Tumeurs de V abdomen (pages 587 et suivantes) et tome II des Cliniques (pages 246 et suivantes). 86 divisent eo :

Hernies inguinales

Hernies crurales.. .

(gauches 2

droites 2

double, étranglement à

droite i

gauches 2

droites 2

accidents d'étrangleme*nt se sont produits, dans les inguinales, chez des hommes de 17, 20, 31, 45 ans, hernies crurales, chez un homme de 72 ans et chez tes de 40, 41 et 60 ans.

hernies inguinales droites avec ectopie testiculaire

congénitales. Les autres malades avaient constaté

lee de leur infirmité depuis un espace de temps

de 0 mois à 41 ans. Quelques-uns accusaient un

traumatique (effort violent, mouvement brusque).

femme, la production de la hernie n'était peut-

sans rapport avec un état morbide du pouvoir

loteur. Elle avait eu des convulsions généralisées

snfance et était atteinte d'une contraction perma-

ts deux slerno-masloïdiens. Sur huit enfants qu'elle

ts, six étaient morts de convulsions. Elle avait

le sens transversal. Aucua fait ne se rapportait de hernie.

Dans la généralité des cas, les enveloppes < peau, tissu cellulaire et la hernie elle-même (i entéro-épîplocèle) étaient enQammées, infiltré sées.

Sauf de rares exceptions, le sac contenait ment séro-sanguin plus ou moins abondant, la quantité de liquide s'élevait à 500 gi'amn autre malade le liquide était mélangé de gaz ft

11 est certain que les tentatives réitérées de nn rôle prépondérant dans la production de < qui constituent des obstacles sérieux à la guérii

Dans cinq cas, il s'agissait à'entérocèle; dans téro-épiplocèle.

Dans un de ces derniers cas, le taxis prat la chloroformisation, le malade étant placé la et le liquide contenu dans le sac ayant été i ponction, suffît pour amener la réduction de i piploou ne fut pas réduit.

La même manœuvre nous réussit chez iiu i sans que la ponction préalable du sac eût été

Chez un troisième malade, après avoir fail du sac, nous fîmes la section des parties mi pour la kélolomie, mais nous pûmes obtenir sans ouvrir le sac.

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■es malades la mort survict soit par les progrès de la périrnile herniaire, soit par généralisation de la périlonite, soit ar perforation de l'intesliii.

Il est certain que ces insuccès doiveiit èlre attribués, MDme nous l'avons déjà fait remarquer dans nos précédents Mlnmes, en partie k ce que tes malades furent opérés tarditmcDt, et en partie aux désordres provoqués par des lentares réitérées de taxis.

Nous ne saurions trop insister sur la nécessité de prali- Hr de bonne heure la kélotomie et de ne pas renouler inutilement les manœuvres du taxis. En règle généke, lorsque le tasis pratiqué dans les condilions que nous «fis indiquées a éidioué, il est indiqué de recourir h la ukitomie.

Les observations CCLXIV et CCLXV, /ternies inguino-gcivte$ congénitales avec ectopie testiculaire, méritent d'être l'apiUïhées.

pOhez le premier malade, la hernie offrait le volume d'une %B d'adulle; elle contenait, outre une masse considérable Bnleslius, le testicule et 500 grammes de liquide séro-san- Aprës avoir évacué ce liquide par la ponction, nous 'incision des parties molles au niveau du trajet inguinal la partie la |j1us élevée de la portion sciolale de la \ sans ouvrir te sac.

obstacles siégeaient non seulement au niveau des iX du trajet inguinal, mais aussi dans te trajet lui- Nous délruistmes ces obstacles et obtînmes assez facila réduction.

luitesde l'opération furent d'abord satisfaisantes, mais le n'ayant pas voulu, malgré nos recommandations les, garder une position favorable h l'écoulement des >, il en résulta que l'iullammation du sac et du scro- 'étendil, se propagea aux parois abdominales et fmil terminer la mort le cinquième jour après l'opéra-

topsifl démontra que la péritonite était limitée au sac ~anses do l'intestin les plus voisines, qui étaient agglu-

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linées entre elles et fixées èl la paroi abdominatt ronces épaisses.

11 résultait de cette dispositioD une sorte enkystée, contenant un demi-verre de liquide l.e testicule recouvert de sa séreuse occupait . rieure du sac herniaire et faisait saillie dans I hernie. Il était atrophié, mais ne participait | mation.

La hernie de l'autre malade (obs. CCLXV) étranglée trois ans auparavant. Quand nous le vli nvaitle volume du poing d'un adulte. Nous p kélotomie, et nous pûmes constater que le lâO grammes de sérosité sanguinolente, des a) grète enflammées et couvertes de fausses n immédiatement au-dessous de l'intestin, dans t nal, un testicule atrophié, blanchâtre, du petite noix. Pas plus que dans le cas précéden pait à l'inflammation. L'orifice supérieur du t qui était l'agent de l'étranglement, étant ( doigt, il nous fut possible de réduire l'intesi testicule, nous en fimes l'ablation. Malgré 1( que nous primes pour faciliter l'écoulement d pour entraver l'inflammation, la péritonite heri ralisa ol \c malade mourut d;ins l'adynamie de

|t de mgme lorsqu'il est Gzé dans ce trajet et qu'il a hisionné par les manœuvres répétées de taxîs. L'exé nous a en effet démontré qu'en pareil cas l'ortposé à l'air s'enflamme et devient la cause de compli- Inutiles. Nous avons d'autant moins hésité à en faire ifice qu'il était atrophié au point d'avoir perdu ses hset que son ablation augmentait les chances de succès leltant de fermer plus aisément et plus complètement 4$ du sac dans l'épaisseur desquelles il était logé. pas douteux pour nous que la guérison, dans les tas où nous étions placé, aurait ét6 facile, s'il n'y i déjà une péritonite herniaire trop intense au moll nous pratiquâmes la réduction, jlusses membranes qui recouvraient l'intestin étaient Is&lres et légèrement purulentes, et la péritonite par Ition qui emporta le malade aurait certainement été Inous avions été à même d'opérer plus loi. (Brvation CCLXVUl offre un intérêt tout particulier, [rapporte à une femme de 60 ans, atteinte d'entéro- ^e gauche étranglée.

jklade fut apportée le jour môme de l'accident à l'hôh l'interne de garde pratiqua, séance tenante, le taxis

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