‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 95 sur 150 · ORGANES GËNITO-U Ri MAIRES (SEXE XASCmn'i · texte numérisé non relu

ORGANES GËNITO-U Ri MAIRES (SEXE XASCmn'i

Le 31 septembre 1878, il se Tait sonder pourlaptCBÛin' ne parvient à passer qu'une sonde de petit calibre.

État actuel. — Le catbétérisme à l'aide d'nne boope* liliëre CharritTe di^montru iiii'il existe un premier riUi Franchissable à 6 centimètres du méat et ud rËtrédiuot chissable à 12 centimètres. On répèle le cathétérisme m giea plus fines sans parvenir à pénétrer dans la vessie. 11 «ti de connaître la Torme et les dimensions du rétrëcissenn sonde ne parvenant à s'cngn^er. Le malade urine fféqv de faibles quantités chaque Tois ; il se lève huit et dix fus jet est lllirorme, bifide, sans aucune force de projection. A miction une certaine quantité d'urine s'écoule goiille ] telle sorte que le mala'lc met nn temps considérable! de douleur rénale, vésicale ou iirétbrale. L'urine a sa c ses caractères normaux, tant physiques que chimiques. I nons des bains fréquents après lesquels nous praliquon rismc avec des bougies de diverses formes et de calibre sans parrenir à frauchir le rétrécissement. Le 2 décembr venons à introduire dans la vessie une bougie n° 4qii fiiTde trois heures. Violentes douleurs, léger frisson main, rétention d'urine qui cède par un bain. Les jour est impossible d'introduire la plus petite bougie.

20 décembre. — On passe une bougie n^e. Le malade! heures. Depuis ce moment jusqu'au âjanvier lecatbéléi nouveau impossible, bien que nous conseillions au malade i urines et de ne faire des elToits de miction que pendant leci

2 janvier. — A la suite d'un bain nous parvenons à i

URÉTUne. 8J9

On passe le n"* 20.

Le malade sort guéri ; nous lui conseillons de] se sonder relent.

ICXX. — R. de rurèthre, Dilatalion progressive. Amélioration, — Mou... (Charles), trente-trois ans, tourneur en cuivre, 10 décembre 1879, salle Saint-Âugustin,n°3i. Jeune homme U Trois blennorrhagies, la dernière il y a dix-huit mois. Il y •emaines, difficultés de la miction. Dix jours plus tard, le jet ft*arrêta brusquement et, malgré ses efforts, le malade ne put Le soir avant de se coucher il prit un grand bol de tisane de Içde cerises, et la nuit il put uriner, mais le jet était toujours I. Enfin, depuis neuf jours, il urine presque continuellement ta goutte. Jamais de sang dans Turine.

actuel. — En explorant l'urèthre avec une bougie n* 3, on Texistence d'un rétrécissementassez étroit siégeant à 10 cendu méat, et qu'il est impossible de franchir avec la bougie. *ant cette dernière, il sort quelques gouttelettes de sang. On ^oit non sans peine une sonde n*' 2 que Ton ordonne au malade jrder quelques heures. Grands bains tous les deux jours. Le len- Ifai à la visite le malade dit qu'il n'a pu conserver la sonde plus ^heure. Il a uriné goutte à goutte, mais avec moins d*efforts. On jtoit la même sonde, qui pénètre plus facilement. jpqa*au 27 décembre, dilatation progressive; le malade était en ^élB guérison lorsqu*il fut atteint d'une variole qui nécessita son ffjB dans un service de médecine, le 28 décembre 1870. Ilw GCGXXI. — IL uréthral. Dilatation progressive, Guérison, — pbDt (Auguste), cinquante-trois ans, ébéniste, entre le 5 janvier 1^ salle Saint-Augustin, n** 11. Alcoolique, épuisé; a eu deux bleuies, l'une en 1848, l'autre en 1850. Rien jusqu'en 1858. A cette \^ après des excès de boisson, pressant besoin d'uriner qui ne ire satisfait malgré les efforts du malade. Ce ne fut que le lendediz heures après les premières tentatives, qu'il parvint à uriner ; flejetétaitfiliforme, intermittent. Danslajournée, il ressentit très ient encore de violents besoins, mais à chaque fois la miction ne lisait que goutte à goutte. Il entre alors à l'hôpital du Midi, dans ITfice de Ricord, qui constate la présence d'un rétrécissement. bout de seize jours de dilatation progressive, le malade sort dans Mat satisfaisant, pouvant passer une sonde n» 16. Pendant deux il continue à se sonder tous les jours; puis, urinant facilement, I fait plus usage des sondes. Pendant quatre ans, la guérison se llient. Puis le jet d'urine devient de plus en plus faible et ne sort qoe goutte à goutte. Enfin, il y a cinq semaines, nouvel arrêt que de Turine. Le malade boit beaucoup de tisane de queues de las, et au bout de sept heures finit par uriner goutte à goutte*.

g40 ORGANES GËNITO-URIN&IÉ

lital actuel. — En pratiquant le ca on e&t ari'Mé à 12 centimèlres du ir ne peut franchir qu'avec une bougie essaye à introduire le a" 4 sans y pai

1 janoier. — Une sonde n° 5 pénè mande au malade de la garder quel

A parlii' de ce jour on augmente sondes ; le jet d'urine devient de pi malade sort. On passe le n° 47.

Obs. CCCXXII. — Itfilréciuemenl fioe. Uréthrotomie inleine. Guiriton.

nns, homme de peine, entre le H giistin, n° I. Uo[nmo robuste, sans norrhagie il y a vingt ans. Rien de géuito-urinaires jusque il y a sef d'urine devient moins fort et son pendant deux ans. Pendant ces d pendant la miction. 11 y a cinq an:

timenl de cuisson le long du cani Pas d'hématurie. Quinze jours aprë goulle, au prix dcpuissanis elTorts.

ce temps. Entrée ii l'hâpilal Larlhoi sans y parvenir, une hougien"!. Bail du cathétérismi'. l.e cinquième joi Tous les trois jours on employait d'un mois le malade sortait, pouv n" 18. Durée de hi gnêrison, trois an perçoit que le jet d'urine est projeté saccades. Les jours suivants diinini

IJRËTIIUK. ttH

■•ssa^e d'une sonde n" IC.

Sonde n° 18, qui entre dirflcilement. Les jours suivants jiis- ■•(évrier, on continue le calbélérisme en augmentant gra- ^t le calibre des liotides.

- Le malade sort pouvant su sondei- 1ui-m6me avec le

CXXIll. — /{ètréeiiSemertt urélhrrii in [tnmmat n'ira. IJi/per- Va prostate. Dilatation prui/reaiie. — Depremont (Marcelin), is, employé aux abattoirs, entre le 20 févriei' IH7il, a-Marthe, n°3:i. Trois blennorrhagies de vingt à vingt-deux i duré chaoïine plusieurs mois. Trois abcès tirtneux sur le WTerts spontanément de vingt et un ù vingt-buit ans; le lit ouvert, lo malade étant à cheval : on constate dans la rioéaie trois cicatrices correspondant aux ouvertures de ces tarie depuis deux ans; depuis deux mois mictions invo-

- Le malade urine involontairement, goutte à goutte. 1 nécessite dos efforts considérables. L'urine est alternatilire ou louche, mais ne contient pas de pus, ni de sang ni Hypertrophie prostatique. Uouleurs hypogaslriques, c brûlure à la fin de chaque elTurt de miction. État général ; pas de ftëvre, température normale. Un litre environ )tos les jours. Ténesme vésical presque continu, llétrécissie' fteentiinètres du méat. Une bougie llliforme le franchit après olatives infructueuses et est laissée ^ demeure. ^ — L'urine s'écoulp. goutte h goutte le long de la sonde. k faire passer une bougie n" i et l'on reconnaît que le réintesten tire-buucbon, Jusqu'au 10 mars on réussit par fet faire passer le n*6. IMictiun plus facile. I passe les n°* 7 et 8, Le jet est revenu, besoins d'uriner [uents. Dilatation progressive.

■Bougie n° il. Le malade quitte lo service et promet de se «lui.

ICXXIV. — //. Ûilalalinn pri.gmsiue. — (ïuy (Jean), vingl- »r<lonnier. entre lu li janvier 188U, salle Sainte-Marthe. MTbagies en 1874 et en 1878 ; la première dura dix-huit Konde huit mois; pas d'injections; le malade n'avoue au- !Bl syphilitique. Dyaurle depuis dix-huit mois. tel. — Rétrécissement b 4i centimètres du méat et pertpassage de la sonde u" 6 (111. Charrière). Urine claire, non 3n du côté du rein ni de la vessie. Dilatation pro- I temporaire.

Ide quitte le service le i février ISf^O. XXV. — lielrécissement cicalrîciil de lurèllire. [iiluUilion

ni

Obs. GGGXXVI. — • R. de Vurèthre. Abcès urir^ rison. — Siméon (Pierre), cinquante ans, cordon cembre 1879, salle Saint-Auguslin, n® 76. Bonm blennorrhagies, la dernière à Tàge de quarant jours bien uriné jusqu'il y a deux mois. A ce rine devint plus petit. Trois semaines après, la tion est devenue plus grande; enfin il y a quinze jo en arrière du scrotum, sur le périnée, une turaei noisette, assez dure et indolore à la pression. Ce assez rapidement, est devenue douloureuse au p* dérablement la marcbe.

Etat actuel, — Les téguments du scrotum or assez prononcée ; les rides existent mais sont presi de la distension. Le périnée est également rouge, tum se trouve une tumeur ayant le volume et œuf de poule. Cette tumeur assez mal circonscrl manifestement fluctuante dans toutes ses parties sonde n*" 8 introduite dans Turèthre est arrêtée ; méat. Une sonde n® i franchit difficilement le pratique, séance tenante, avec un bistouri une in médiane de la tumeur. Écoulement d^urine et duit dans la plaie un bourdonnet de tarlatane i quée.

^décembre, — L*nrine a coulé en grande qua Les parties sont moins enflammées. Pas de fié calme.

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