‹ Leðcons de clinique mâedicaleChapitre 127 sur 282 · PARALYSIE TERMINALE CHEZ LES P11TH1S10UES. CSU · texte numérisé non relu

PARALYSIE TERMINALE CHEZ LES P11TH1S10UES. CSU

ments convulsifs. La température de r avant-bras droit est de 33 degrés, tandis que celle de l'avant-bras gauche est de 32 degrés; la température axillaire étant de 38 degrés et le pouls à 108.

Le lendemain 25, on dirait que la paralysie occupe surtout le muscles extenseurs, car l'extension complète des doigts est impossible. La température de l'avant-bras malade est de 3 4°, 6, tandis que celle de l'avant-bras sain est de 34°, 8 ; la température de l'aisselle étant de 39 degrés et le pouls à 124.

Vers les deux heures de l'après-midi, le malade se sert plus facilement de son bras droit; il porte, sans trop de peine, la main à la tête, ce qu'il ne pouvait faire le matin. La pression exercée sur les muscles de l'avant-bras est beaucoup moins douloureuse. Cependant le membre conserve toujours de la faiblesse et même de l'engourdissement.

Le 26, l'amélioration semble continuer dans le bras droit; les mouvements y sont néanmoins encore plus faibles qu'à gauche. La sensibilité y est à peu près normale. La température y est de 33°, 6, plus basse de 0,8 qu'à gauche, où elle est de 34°, 4; la température axillaire étant de 38 degrés et le pouls à 142.

Le 27, la sensibilité est complètement revenue; le deltoïde seul est toujours douloureux, les muscles de l'avant-bras ne le sont plus. Cependant, le malade se sert toujours moins de la main droite que de la gauche.

Le 28, en raison de la faiblesse du membre supérieur droit, quand le malade veut porter la main à la tête, il use de l'artifice suivant : il commence par contracter le biceps, et par suite fléchit l'avant-bras; puis il contracte le deltoïde pour élever le bras; de cette façon, il a raccourci le bras de levier de la résistance et a rendu moindre L'effort à accomplir.

Le deltoïde est toujours douloureux à la pression et pendant les mouvements.

La température axillaire du matin est de 38 degrés, celle du soir de 39 degrés; le pouls du matin étant de 112, celui du soir de 128.

Le 29, à l'examen dynamométrique, la main droite donne ikfi par la pression et la main gauche 10 kilogrammes. Les mouvements du bras droit s'accomplisse^ lentement et delà même.

façon qu'hier; le malade ne peut s'en servir pour les usages ordinaires. Les doigts sont dans la demi-flexion.

Du 1er au 3 mars, il y a de l'aggravation; l'élévation du bras est impossible, la flexion de l'avant-bras est seule possible ; encore ne s'exécute-t-elle qu'avec difficulté, en appuyant l'avant-bras contre le tronc pour lui donner un point d'appui. Il y a du tremblement des doigts lorsque la main est portée clans l'extension.

Du 4 au 6, l'état parétique du bras reste sensiblement le même; mais depuis quelques jours l'état général s'est sensiblement aggravé : la maigreur est considérable, la faiblesse extrême, la voix voilée, presque éteinte.

Dans l'après-midi, vers les deux heures, le malade est pris d'un tremblement général avec convulsions tétaniques, contracture des muscles des membres et de ceux de la face. Un moment, il a même levé brusquement et facilement le bras droit, ce qu'il ne pouvait faire depuis quelques jours. Cette attaque convulsive a duré environ une demi-heure. A la suite, il a, de temps en temps, du tremblement dans les membres inférieurs ainsi que dans le membre supérieur droit. Le soir, les yeux sont hagards et semblent vouloir sortir de leur orbite ; les traits sont tirés, décomposés. Le malade, profondément prostré, est plongé dans une sorte de coma vigil; il paraît avoir des hallucinations; ainsi, il porte sa main gauche de côté et d'autre, comme s'il cherchait à saisir quelque chose. Le bras droit est complètement inerte; la sensibilité y est très obtuse, aussi faut-il pincer fortement la peau pour obtenir un acte réflexe.

Le malade passe toute la nuit dans cet état comateux, interrompu deux ou trois fois par une attaque convulsive semblable à la première, mais moins intense et moins prolongée. Il meurt le lendemain, 7 mars {dix jours après le début de sa monoplégie), sans avoir repris connaissance. Le pouls, à 128, était resté régulier.

Je m'étais promis de chercher à découvrir, dans l'état des nerfs et des vaisseaux du bras droit, la cause de sa paralysie partielle. A cet effet, nous nous livrâmes, avec un de mes élèves, M. Rigaud (qui avait recueilli cette observation), à une dissection minutieuse.

Page 1