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FOYERS MORBIDES LOCAUX THERMOGÈNÊS

7 octobre. — La malade ne crache plus de sang et demande à quitter l'hôpital.

La température, prise de nouveau, nous donne les chiffres suivants :

Température au deuxième espace intercostal droit. . 350^4 - axillaire 370^ (j)

11 s'agit évidemment ici, non pas d'une hémorrhagie supplémentaire, mais complémentaire du flux menstruel plus ou moins troublé.

Or, vous voyez qu'au moment où l'hémorrhagie pulmonaire s'est produite, la température du sommet de la poitrine était normale (à 35°, 8) ; qu'elle s'est élevée quelque peu (de quatre dixièmes de degré, à 36°,2) pendant sa durée, pour retomber au-dessous de la moyenne (à 35°, 4) après sa terminaison.

Il est bien évident qu'ici il n'y a aucun principe morbide en activité permanente dans les sommets pulmonaires, aucune épine morbifique, puisque, l'hémorrhagie disparue, la température est plutôt au-dessous qu'au-dessus de la moyenne normale.

Je regrette que la température n'ait pas été prise simultanément vers la base du thorax, car nous ignorons en quel point s'est faite l'hémorrhagie ; or, nous savons que les hémorrhagies non tuberculeuses se font de préférence aux points les plus vasculaires, c'est-à-dire au centre du poumon ou vers sa base (ainsi les apoplexies pulmonaires cardiaques), de sorte qu'on aurait eu là un contrôle thermique plus concluant.

Voici maintenant les chiffres obtenus, au double point de vue de la température locale et de la température générale, dans des cas de tuberculisation pulmonaire à forme bronchitique (râles muqueux fins, comme signe physique prédominant ; petite fièvre continue, comme phénomène général ; granulations, comme lésion anatomique). Il existe entre ces deux ordres de température des rapports qui ne sont pas sans intérêt.

Dans trois cas de phthisie pulmonaire avec cette forme bron- 'bitique, et sur dix prises de température pour chaque cas, j'ai trouvé, comme moyenne de température axillaire :

(l) Observation recueillie par M. Bo^mL externe du service.

Pour un premier cas, 38°, 2; Soit 1 degré d'élévation de la température générale;

Pour un second cas, 38°,4 ; Soit 1°,4 d'élévation de la température générale ;

Pour un troisième cas, 38°, 8; Soit 1°,8 d'élévation de la température générale.

Dans ces trois mêmes cas, j'ai trouvé comme moyenne de la température pariétale (au même deuxième espace intercostal) :

Pour le premier cas, 37°, 8; Soit 2 degrés d'élévation de la température pariétale;

Pour le second cas, 38 degrés; Soit 2°, 2 d'élévation de la température pariétale;

Pour le troisième cas, 38°, 6; Soit 2°, 8 d'élévation de la température pariétale.

Ainsi la température pariétale s'est élevée de 1 degré de plus que la température générale, dans le premier cas; de 0°,8 de plus dans le second cas, et de 1 degré de plus dans le troisième cas ; ce qui fait que, pour ces trois cas, la moyenne de la surélévation de température pariétale a été de près de 1 degré (0°,95) plus forte que la surélévation générale.

Voici le tableau résumé :

TUBERGULISATION A FORME

BR

ONGHITIQUE.

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