THORACIQUES
Gauche. Droite.
On voit par ces chiffres, d'abord, que la température générale (lre colonne) varia très peu dans les huit jours que persista l'existence ;
Ensuite, qu'elle ne s'éleva que pendant deux jours : de 0°,1 seize heures après l'accident, et de 0°,4 trente heures après celui-ci (le troisième jour) ;
Enfin, qu'elle baissa deO°,l à 0°,4 les jours qui suivirent.
Mais on remarquera surtout, fait considérable au point de vue de la pathologie générale, que Yélévation de 0°,4 dans la température générale ne survint que le lendemain du jour oh la tempéra* ture locale s était élevée bien autrement, s'était élevée de 1°,3; c'està-dire plus de TROIS FOIS DAVANTAGE.
Il serait donc absolument insensé de croire qu'ici la température générale tenait la locale sous sa dépendance ; c'est évidemment le contraire qui est la vérité : la lésion locale engendre, d'une part, la température locale et déverse, d'autre part, un nouveau coefficient de calorique dans la masse du sang. Gela est clair ; cela est physique ; cela est nécessaire.
Examinons maintenant les chiffres thermiques de la paroi thoracique gauche (côté de la perforation) à partir ds l'accident jusqu'au huitième jour :
Ile TABLEAU.
TEMPÉRATURE PARIETALE GAUCHE (côté de la perforation).
Au moment de l'accident 36°
Seize heures après 37°,3
Le 3^ jour 37°,1
Le 4e jour 35°, 8
Le 5e jour 35°, 8
Le 7e jour 35°
Le 8e jour 35°
Cet examen nous fait voir que (un jour excepté, alors qu'il y eut commencement de pleurite), du début à la terminaison du pneumothorax, la température locale du côté de la perforation resta inférieure à celle du côté opposé, rempli par le poumon tuberculeux. Non pas qu'il y eût, du côté de la perforation, abaissement réel de la température par le fait de la lésion, mais parce que le thermomètre ne se trouvait plus en rapport de voisinage qxi'avee un épanchement gazeux ; tandis que, du côté opposé, il se trouvait voisin d'un poumon tuberculeux, et en indiquait la température morbidement plus élevée.
Examinons enfin les chiffres thermiques successifs de la paroi thoracique droite pour les mêmes jours :
IIIe TABLEAU.