TEMPÉRATURE MORBIDE GENERALE ET LOCALE. 4SI
11° A la suile d'hémoptysies abondantes, la fièvre diminue et peut même tomber tout à fait.
12° L'apparition d'un pneumothorax provoque habituellement une élévation rapide, mais non durable de la température.
(J'en ai donné les raisons à la fois dynamique et physique par mes recherches sur la température locale (1).)
Williams (2) a obtenu les résultats suivants : dans beaucoup de cas de phthisie chronique, la température est normale, souvent même inférieure à la normale de 3 degrés. Ce dernier fait n'est pas rare dans la forme lente.
(Le fait mentionné par Williams est vrai, surtout à la période ultime, comme l'a signalé Lebert (3) ; c'est là un effet complexe : \° de l'inanitiation respiratoire, parle fait de la diminution allant presque jusqu'à la suppression du champ de l'hématose; 2° de l'inanitiation digestive, par troubles fonctionnels et altérations matérielles de l'appareil de la digestion ; et 3° enfin des perturbations profondes de l'uropoièse, par altérations rénales, ainsi que de la cholépoièse, par lésions hépatiques.)
Quand il y a de la fièvre, il n'est pas ordinaire que la chaleur s'accroisse beaucoup : 40°, 7 est le maximum de l'élévation constatée. (Tout cela est très exact.)
Le plus habituellement, quel que soit le degré du mal, on observe une ascension après deux heures de l'après-midi et une chute après dix heures du soir, chute qui se poursuit toute la nuit et peut descendre avant sept heures du matin jusqu'à 34°,4. Vers sept heures du matin, l'état normal tend à se rétablir.
Cette courbe peut être déplacée, l'ascension étant plus tardive et la chute se trouvant elle-même retardée de quelques heures.
Toute élévation continue de la température est suivie d'un collapsus plus ou moins marqué, mais non proportionnel à ladite élévation.
Voilà ce qu'ont fait les auteurs qui m'ont précédé : toujours l'étude de la température générale explorée dans l'aisselle, ja-
(1) Voir plus haut, p. '»<;:i h 472.
(2) Température in phtltisis, in Ihe Lancrl, janv. 1875. M) Voir a la page précédente.
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mais comme je l'ai entrepris, l'étude de la température locale recherchée en plein foyer tuberculeux depuis le moment de la germination du tubercule jusqu'au terme de son évolution avec irritation et hypérémie rayonnante, hémorrhagique, phlegmasique et ulcéreuse.
En effet, l'idée maîtresse de Wunderlich, ainsi que de ceux qui l'ont suivi, a été de rechercher les variations de la température générale dans les maladies, sans acception de la température des foyers morbides générateurs. Mon idée directrice a été, au contraire, de chercher la température locale des foyers morbides primitifs et générateurs (comme on cherche à préciser la forme, le volume, l'étendue et toutes les propriétés physiques d'une lésion : la notion de la température déjà lésion se trouvant ainsi être le complément physique de son étude) ; puis, cette température locale connue, mon idée directrice a été encore de déterminer la corrélation probable, possible et rationnelle entre cette température locale et la température générale; de voir si celle-ci ne serait pas émue par les troubles de celle-là; et comment ; et combien ; et pourquoi ; de savoir enfin s'il n'y aurait pas, dans cette double recherche, de nouvelles déductions diagnostiques, pronostiques ou thérapeutiques.
Ce qu'il en peut être de mon travail, l'avenir le dira ; mais, en fait, il est d'inspiration scientifique, comme celui de Wunderlich, et d'ordre pratique à la fois.
A propos de ces recherches, qu'il me soit permis de remercier ceux qui m'y ont aidé ; et en particulier MM. Hutinel, Cuffer. Dubrac, Bagnéris, Cambillard et Boisard. Ce sont mes collaborateurs et mes témoins.
TRAITEMENT DES TURERCULF.IY. 4 S3