‹ Leðcons de clinique mâedicaleChapitre 169 sur 282 · TRAITEMENT : HYDROTHÉRAPIE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT : HYDROTHÉRAPIE

(mais qui vit, malgré les signes indubitables d'une induration pulmonaire des deux sommets), fut lui-même atteint de croup diphthéri tique, opéré de la trachéotomie et guéri malgré de graves complications, entre autres, une paralysie généralisée. (Le fait a été publié dans Y Union médicale en 1861.)

« Il garda pendant plusieurs années des râles humides persistant dans les sommets et qui, à la moindre occasion, s'étendaient à la totalité des deux poumons, sans jamais disparaître totalement.

«Je lui fis faire chaque matin une friction humide, au moyen d'un linge mouillé d'eau froide, suivie immédiatement d'une friction sèche. A partir de ce moment, ce jeune homme cessa de %'enrhumer; il put poursuivre des études auxquelles on avait cru devoir le faire renoncer. Et, grâce à l'affermissement graduel de sa santé, il entra à Saint-Cyr et est aujourd'hui (19 février 1879) un des plus robustes officiers de notre garnison. »

Ce ne sont pas là, messieurs, de vains paradoxes, mais des faits. Néanmoins, je sais trop combien l'idée semble contradictoire de momentanément refroidir des malades qu'habituellement on couvre trop, pour craindre qu'on ne fasse à ce sujet des tentatives imprudentes ou qu'on n'y commette des excès périlleux. Ce que j'espère au moins, c'est qu'on veuille bien essayer de faire fonctionner la peau un peu plus et un peu mieux; c'est que, si l'on n'ose conseiller les lotions froides, on préconise les frictions sèches ou même les frictions aromatiques. Ce sera toujours cela de gagné; j'aurai prêché le plus pour avoir le moins.

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