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ACCOUCHEMENT FORCÉ

d'une attaque, il peut en triompher comme le chloroforme et de la môme façon; mais si la femme est déjà dans le coma, il sera impuissant comme lui et pour les mômes raisons : à preuve, nos deux malades de la salle Sainte-Marguerite, chez lesquelles les lavements de chloral ont été absolument sans effet.

Notez, d'ailleurs, messieurs, que mon opinion sur les anesthésiques s'étaye de l'autorité bien autrement compétente de Paul Dubois, de Depaul, de Tarnier et de Bailly.

Vous trouverez dans les traités spéciaux tout ce qui a rapport aux indications et aux contre-indications de V accouchement forcé en cas d'éclampsic. Ce que j'en veux dire, c'est que l'évacuation de l'utérus, lorsqu'elle réussit à faire cesser les attaques, n'a point agi en faisant cesser la compression des veines rénales, mais en faisant disparaître la cause d'afflux du sang vers l'utérus et par suite vers les reins; en décongestionnant ainsi ces derniers, elle diminue d'autant la pression vasculaire de leur parenchyme et, par suite, la filtration du sérum consécutive à cette exagération de pression. Que si, maintenant, l'accouchement provoqué ne fait pas toujours immédiatement disparaître l'éclampsie, c'est d'abord que la lésion rénale peut être trop avancée pour que le rein puisse en guérir, — auquel cas la femme meurt brightique après la cessation plus ou moins tardive de ses attaques ; — c'est ensuite que l'hypérémie rénale met nécessairement un certain temps à disparaître 5 — c'est enfin que, môme après la disparilion de cette hypérémic, l'intoxication urinémique du sang, cause de l'éclampsie, ne peut pas disparaître aussi vite que la congestion rénale urinémigene.

J'en ai fini, messieurs, du traitement de l'éclampsie puerpérale, mais je n'en ai pas fini des méfaits de l'urinémie puerpérale, — ce sera l'objet de la prochaine conférence.

656 LES MALADIES PUERPÉRALES.

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