INNOCUITÉ DC.SANG ÉPANCHÉ DANS LES POUMONS. ,M
m.".» que le battage rendit de nouveau liquide. On réunit la plaie par des points de suture et l'on abandonna l'animal P
A la suite de cette injection, dyspnée très prononcée caracté
T^uTT p,us grande des mouvements - '^
et surtout le jeu des narines dans l'inspiration. Cependant le lapin accepte un peu de nourriture. wpenaant le
Le soir il était mort.
A l'autopsie on trouva les poumons gorgés de sang, mais dans s te tiers lnférkws seu]ement) et pas dang une 8. a, dan
endue „, en aussi grande quantité qu'on aurait pu le cro re L membrane muqueuse des bronches était à peu près uniformément emte en rouge et imbibée dans toute son épaisseur. On trouvÏ dans quelques petites bronches un coagulum flbrineu. san
:• «itr ans ,esr ies du poumon ics p,us **»*%> -
était infiltré sans donner au parenchyme la consistance qu'il acqu-t ,., pnlmotfaire: fl iva.t .mb qu
non infarctus, et le poumon surnageait parfaitement («)
queXCÏ0 7S Pï'.qU6 'e "***»"- -t-uvait que dans les deux t.er, inférieurs des poumons, c'est-à-dire aux
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'"•Ln e lot le sang, mjecté ou sorti des Vaisseau» pulmo- -ires doit nécessairement tomber en bas du poumon et non pas *~, au sommet de cet organe : la chose serait aussi on J-aire à la gravité qu'à la logique ; mais si le sang, ainsi épanché provoquât une irritation tubercuhsante (théorie d'André dé N.emeyer) ou une putréfaction de l'organe (théorie d'il ppo rate.de Morton et d-floflmann), c'est aux bases et non au, sommets qu „„ d M pencontrer [a iéjion ce n au
je crois pas ayo.r à vous démontrer ce fait d'ob,emtion oûS
ÎZ:?" eStUb6rC SS",,,;VH" nt»"* orties lupé.
Heures du poumon, aussi bien avec que sans hémoptysie.) De
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temoptoe ne sup te pas la discussion.
La quantité de sang injectée chez notre lapin était évidemment *°P cons.dérable (28 centimètres cubes), le volume total ,1,.
rvation
recueillie avec l'aide de M. Hirne
poumons de cet animal n'étant que de 43 centimètres cubes; et néanmoins il était certain qu'une quantité notable de ce sang, peut-être les deux tiers, avait été résorbée en quelques heures.
Dans une seconde expérience, j'injectai à un autre lapin 10 centimètres cubes seulement de sang également battu. Immédiatement après l'opération, l'animal a de la dyspnée, ses narines se dilatent, il reste comme immobile et stupéfié. A l'auscultation on perçoit une fine crépitation dans les deux poumons.
Le lapin survécut un peu plus longtemps à l'opération que celui de la première expérience : il mourut néanmoins pendant la nuit.
A l'autopsie, on trouve les poumons présentant çà et là des taches violacées qui sont confluentes à la base et au bord tranchant. En ces points le parenchyme n'a pas augmenté de consistance. En ouvrant les bronches depuis la trachée jusqu'aux plus fines divisions, on voit la muqueuse rougeâtre imbibée par le sang. En quelques petits ramuscules on trouve du sang coagulé. L'incision des points ecchymotiques démontre que le sangest simplement infiltré dans le parenchyme, sans inflammation ni altération d'aucune sorte de celui-ci. L'infiltration es t lobulaire et s'est faite suivant la division des bronches. A côté de lobules infiltrés on en trouve de complètement intacts. Evidemment encore, dans cette expérience, la plus grande partie du sang avait été résorbée (1).
La mort survint trop rapidement dans ces cas pour qu'on en pût rien conclure quanta l'action phlegmasigène du sang épanché dans les bronches. Ces expériences furent donc nulles en ce point. Elles ne prouvèrent que ceci, à savoir : la facile et rapide résorption du sang et la nocuité de cette injection. La mort a-t-elle eu véritablement lieu par asphyxie, et l'absorption du sang humain a-t-elle été complètement innocente? Le fait est qu'un lapin peut impunément absorber par les bronches des quantités considérables d'eau, ainsi que je m'en suis assuré dans des expériences entreprises pour un autre motif que celui dont je vous parle. Et vous venez de voir qu'il n'en est pas ainsi du
(1) Observation recueillie avec l'aide de M. Lîllé.