‹ Leçons de clinique médicaleChapitre 25 sur 105 · CAS DE GUÉRISON · texte numérisé non relu

CAS DE GUÉRISON

varie de deux mois à deux ans; sa durée moyenne peut être fixée à sept mois; cependant Barlliez et.Rilliet n'ont pas vu une durée plus longue que six mois et demi.

Bien que certains auteurs, L. Colin, Empis, admettent que la péritonite chronique peut guérir, il y a peu d'observations dans la science analogues à celle de Grisolle. Les observations de gi^anulie terminée par la guérison publiées par Empis ne présentent pas les symptômes de la péritonite chronique confirmée (rénitence du ventre, bosselures, etc.).

Rilliet Q cite le fait suivant comme exemple de guérison obtenue par une pommade au deuto-iodure de mercure. « Il s'agit d'une jeune fille âgée de 21 ans, malade depuis un an. Le début avait été pulmonaire; au bout de huit mois, les symptômes abdominaux s'étaient déclarés. Lors de l'entrée à l'hôpital, le ventre était parsemé de ces larges plaques si caractéristiques de la péritonite tuberculeuse. Nous omettons, pour abréger, d'autres symptômes qui ne peuvent laisser de doute sur le diagnostic. Sous l'influence des frictions qui ont occasionné un eczéma rubrum intense, la malade a guéri radicalement. »

Faut-il attribuer la guérison aux frictions mercurielles ou à l'évolution spontanée? C'est ce qu'il me semble difficile d'établir.

Dans un travail très-intéressant de M. Vallin, professeur au Val-de-Gràce, sur l'inflammation péri-ombilicale dans la tuberculisation du péritoine (Archives de médecine, mai 1869), se trouve une observation de guérison au moins

1 ' I Barthez et Kii.LiET. Traité des Maladies des enfants. ■2<' udit., t. III, p. 7 0G. Paris. IS'. 5.

relative cliez un soldat; mais la nature tuberculeuse de rafïection ne- ressort pas évidente des symptômes observés par M. Vallin.

Le fait suivant, que nous avons observé à la clinique de Nancy, mérite d'être publié, comme démontrant la possibilité de la guérison de la péritonite tuberculeuse, à l'exemple du cas de M. Grisolle.

Philippi, âgé de 13 ans, entré à riiôpital Saint-Charles le H janvier 187"); il est malade depuis quatre semaines, mais n'est couché que depuis deux ou trois jours. Ce garçon avait commencé à travailler dans une filature, lorsque sa maladie débuta par une douleur violente dans les flancs, et des coliques survenant surtout après les repas; il eut aussi des vomissements alimentaires et bilieux pendant huit jours et de la constipation pendant quatre jours. Depuis quinze jours, il a de la diarrhée, et il a remarqué que son ventre s'est enflé. En même temps que les coliques, qui ont persisté depuis le début assez intenses pour produire de l'insomnie, ce petit garçon a eu de la toux avec une expectoration très-abondante, toux qui a persisté jusqu'au 1" janvier.

Comme antécédents, il aurait eu, il y a six ans, une fièvre avec point de côté qui tut traitée par une application de sangsues. Depuis il s'est très-bien porté, n'a ni toussé, ni craché; il loge avec sa famille, composée de dix personnes, dans une baraque qui ne serait pas humide, consistant en deux chambres. Son père, sa mère, ses sept frères et sœurs, se portent bien; aucun ne tousse.

État actuel. Le 11 janvier au soir : T., ZS''2; P., 92; R., 44. Le 12 janvier au matin: T., :î7"2; P., 92; R., 4i. Amaigrissement général, figure pâle; langue assez bumide, avec léger enduit. Le ventre est couvert de papules; les veines collatérales sont développées; il est ovoïde, plus volumineux à gauche qu'à droite; le creux épigastrique est effacé et remplacé par uue voussure; à la palpation, qui est peu douloureuse, il est rénilent, dur. On sent à la région hypogastrique une masse dure, peu définie, comme formée par des anses intestinales agglomérées; dans la fosse iliaque gauche seule, le ventre a sa souplesse normale. La percussion ne donne nulle part de la sonorité tympanique, si ce n'est dans cette dernière région ;

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