OBSERVATION DE POULS LENT
8 heures Irois quarts. Après le bain, à 0 heures du malin: T., 33"G; P., 52; R., 21 A 0 Ii. 5 m. : T., 3-i"8; P., 52 ; II., 32. A 0 h. 10 m., T., 35»2 ; à 9 h. 15 m., T., 35»0; à 9 h. 20 m. : T. 3G-2. A 1 1 heures : T. 39°1; P. 70; R. 32; 2«= bain, k^i h. 15 m. : T. 38"8 ; P. 72; R.,32; 3'^ bain. A G heures : T., 39"7 ; P., 92 ; R., 3G ; V bain. A 8 li. 10 m.: T., 38»7 ; P., GO; R., 28. Le malade a pris V'%^0 de quinine entre 9 et 10 heures du soir. A trois selles diarrhéiques dans les 24 heures. Nuit calme, sans délire. A pris, dans la journée, 4 bouillons, 3 cafés au lait, 3 œufs, 3 verres de vin.
G juillet, 19" jour: T., 3708; P., G8; R., 32. Cet abaissement de la température est dû à la quinine. Le malade a quelques bourdonnements d'oreilles, des vertiges et un peu d'ivresse quinique. Ces symptômes ne sont cependant pas très-accentués. Pas de surdité. Taches rosées abondantes ; ventre souple et indolore. Pas de symptômes pectoraux autres que respiration rude et rhonchus.
A 11 h. 30 m.: T., 39°8; P., 64; R., 28. L'effet antipyrétique du sulfate de quinine a donc disparu; 1*"" bain. Après ce bain, à 11 h. 45 m.: T., 36»G; P., 58;R., 2G. A 12 h. 20 m., T. 37''G ; à 2h.45m. : T., 38«5; P., 64; R., 28. A 4 h. 30 m. : T., 39o8 ; P., 68; R., 32; 2' /mm. A 8 heures : T , 39»G ; P., 64; R., 32 ; 3-= bain. A 9 heures : T., 38''G; P., 58; Pi., 24. Le malade a eu deux selles semi-diarrhéiques dans les 24 heures; a pris 4 bouillons, 3 tasses de lait, 2 œufs. Nuit bonne.
7 juillet, 14«jour: T., 39"; P., 64; R., 28. Ventre souple, indolore. A 1 heure: T., 39'4; P., 72; R., 24; 1" bain. Au sortir du bain, frisson violent avec cyanose de la face. A 6 heures : T., 41"5; P., 72; R., 32. Bouche sèche, haleine fétide; pas de délire; 2* bain. 15 minutes après le bain : T., 3G"2; P, (Vi; R., 32. .V 9 heures du soir, le malade prend l^^ôO de sulfate de quinine; deux selles diarrhéiques dans les 24 heures.
8 juillet, 15'^ jour. A 8 heures du malin : T., 37»4; P., 86; R ,28. La quinine a produit son effet. Le malade a eu des vertiges, des bourdonnements d'oreilles et une surdité assez prononcée. A 11 heures: T., 39"2; P., 60; R., 28. L'effet de la quinine a disparu comme la dernière fois au bout de douze heures. A 3 heures: T., SQ'-l ; à 5 heures: T., 39»2 ; à 8 heures : 38«2. N'a plus de diarrhée.
9 juillet, IG-^jonr. A 8 heures: T., 37»3; P., 64; R., 28. A midi : T.,37"7; P., 64; R., 32. A 3 heures: T., 39»2; P., 72; R.,32. Bain. A 5 h. 30 m.; T., 37^9; P., 64; R , 20. A 8 heures: T., 38»; P. ,64;
R., 32. C'est le commencement de la défervescence terminale de la maladie.
Le 10 juillet matin, 17" jour: T., 37'^-2; P., 52; R., 28. Langue humide; appétit; n'a pas eu de selles depuis deux jours. Soir : T., 38°7; P., 72;R.,28.
Le 11 juillet, 18« jour: T., 37«2 le matin; P., 48; R., 20. A eu une selle moulée. La convalescence se continue sans encombre; la température fait encore quelques ascensions le soir.
Observation. (Voir tracé, pi. V, n° 4.) — Fièvre Ujphoïde avec température élevée pendant 5 jours à 40° et au-dessus, le pouls restant entre 56 et 76.
X..., né à Strasbourg-, âgé de 21 ans, peintre, entre à la clinique le 17 juillet 1876, le 10** jour d'une fièvre typhoïde, qui a débuté par des frissons, de la céphalalgie, des bourdonnements d'oreilles, des vertiges, de l'insomnie. Diarrhée depuis i h 5 jours, sans coliques. Le malade n'est alité que depuis 3 jours. A son entrée, le 19 juillet au soir, il a M" de température et 68 pulsations seulement; le 10 au matin, on constate 39''6 de température, 56 pulsations, ventre un peu bouffi ; taches rosées disséminées ; trois selles diarrhéiques depuis la veille au soir; respiration un peu rugueuse; matité et quelques râles sous-crépitants dans les deux bases. La nuit a été calme, sans délire. Langue sèche.
La maladie évolue régulièrement. Jusqu'au 2-4 juillet, 17* jour environ de la maladie, la température reste à 40" et au-dessus, le pouls étant constamment au-dessous de 80. Il ne survient aucun symptôme inquiétant. L'intelligence reste nette; la diarrhée est modérée, 2 à 5 selles en 24 heures; l'hypostase pulmonaire ne s'aggrave pas.
Le 25 juillet, la température commence à baisser; le 27, le malade a des selles moulées. La défervescence continue et s'achève le 23 août, 28* jour de la maladie. En même temps que la température baisse, le pouls devient un peu plus fréquent.
Cette observation est digne d'être mentionnée, elle démontre, plusieurs faits sur lesquels nous avons appelé ou appellerons l'attention : 1° que la température élevée peut coexister avec un pouls lent; 2" que la température peut