TROUBLES NERVEUX NON LIÉS A LA FIÈVRE
dois dire que dans la fièvre typhoïde, la cUniqtic ni impose celte conviction, ce nest pas la fièvre qui domine la plupart des symptômes nerveux, ccst l intoxication typhoïde. J'ai vu des malades, avec une température très-élevée persistante, présenter peu ou point de symptômes nerveux. Chez Antoine Camp, par exemple, la température monta jusqu'à 4i degrés; elle resta pendant4 jours, matin et soir, au-dessus de 40 degrés, et cependant ce jeune homme de 21 ans avait son intelligence très-nette; ses nuits étaient calmes; il n'avait ni délire, ni somnolence, ni selles involontaires.
Un jeune homme de 28 ans, liette (Alphonse), présentait un soir 41 ",6 centig. de température, et son intelligence était nette. Pendant trois jours sa température resta au-dessus de 40 degrés, et il ne manifesta pendant ce temps aucun symptôme nerveux.
Un autre. Plus (Adolphe), eut pendant 5 jours la température au-dessus de 40 degrés, sans délire, ni somnolence, ni autres manifestations du système nerveux. Je pourrais multiplier ces faits.
D'autre part, j'ai vu des fièvres typhoïdes avec une fièvre modérée évoluer avec un appareil nerveux des plus graves. Relisez l'observation de Daul (Caroline); chez cette jeune femme, la température oscillait seulement entre 38 et 39 degrés, et cependant elle avait des vertiges, de la surdité, des fuliginosités, de l'insomnie, du délire, de l'agitation, des cauchemars pendant la nuit. La digitale ramena son pouls à 72, sa température à 37'',8, et cependant le délire persistait; elle tomba dans l'adynamie, la température étant à 37 degrés.
Chez d'autres malades, la digitale ayant abaissé la tem-
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pérnliirc fébrile, les symptômes nerveux n'en persistèrent pas moins. Françoise (llortense), dont nous avons relaté Tobservation, avait une température de 40 degrés, un pouls à i'iS; la digitale produisit une rémission de la température à S1%S, du pouls à 84; la malade avait encore du délire.
La femme Liégcy avait du délire, de l'agitation, de la somnolence; la température fut ramenée par la digitale à 37'',4 ; le délire et la somnolence persistèrent.
Enfin, reportez -vous à nos observations de fièvre de convalescence. Souvent la température est alors plus élevée que pendant l'évolution typhoïde; elle reste plus longtemps élevée. Cette fièvre peut durer 3 et 4 septénaires, et cependant, sauf de la céphalalgie, de rabattement, de l'inappétence, nous n'avons jamais, dans ces cas, jamais, Je le répèle, constaté ni délire ni autres symptômes nerveux graves, bien que souvent l'évolution typhoïde antérieure, avec moins de fièvre, eût offert l'appareil nerveux caractéristique.
Je conclus de ces observations, et journellement la clinique peut les contrôler, que : s'il est vrai qu une éleva' lion exceptionnelle de tempcralure peut, par elle seule, déterminer des désordres nerveux graves, cependant, en général, les symptômes nervrnx qui constituent Vélot tuphoïde sont sous la dépendance directe de l'infection tijphiqve; la fièvre ne joue qu'un rôle secondaire dans la production de ces symptômes qui peuvent exister sans elle. Tout observateur sans idées préconçues, au lit du malade, se rangera à cette opinion.
En résumé, vous voyez qu'il est difficile d'établir le rôle que joue la fièvre dans l'ensemble des symptômes et des