‹ Leçons de clinique médicaleChapitre 25 sur 48 · DE LA NÉPHRITE AU COURS DE LA PNEUMONIE · texte numérisé non relu

DE LA NÉPHRITE AU COURS DE LA PNEUMONIE

SOMMAIRE

Observation de trois malades atteints de pneumonie compliquée de néphrite, l'une d'elles suivie d'autopsie. — Discussion de ces cas : l'albuminurie était bien la conséquence de la pneumonie et non pas une simple coïncidence : les accidents pulmonaires ne ressemblaient en rien à ceux que l'on rencontre au cours de la maladie de Bright. — Mécanisme de l'albuminurie liée à la pneumonie. — La théorie humorale de Gubler ne répond qu'en partie aux faits cliniques, il existe toujours en pareil cas une néphrite véritable. Cette néphrite rentre dans le groupe des néphrites infectieuses, et la pneumonie est une maladie générale microbienne. — Résumé des données actuelles relatives aux microorganisme pathogènes de Friedlander et de Frœnkel. — Inlluence de la néphrite sur l'évolution de la pneumonie : elle est moindre qu'on ne pourrait le supposer à priori. — Valeur pronostique de l'albuminurie tardive des pneumoniques, comparée à l'albuminurie précoce. — Indications thérapeutiques.

La saison du printemps ramène chaque année une recrudescence de pneumonies, et depuis trois semaines nous assistons à une véritable épidémie de fluxions de poitrine. La note dominante de ces maladies saisonnières a été la fréquence et la gravité des complications rénales, et vous venez de voir évoluer, ces jours derniers, trois cas typiques dans lesquels l'albuminurie s'est montrée, non pas seulement comme phénomène passager, mais à titre de symptôme prépondérant.

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