‹ Leçons de clinique médicaleChapitre 100 sur 287 · ONZIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

ONZIÈME LEÇON

Le pouls dans les maladies du cœur.- Pouls des diverses lésions d'orifice ou de valvule. — L'insuffisance mitrale est incapable de produire par ellemême et par elle seule l'irrégularité du pouls. — Les lésions d'orifice ou de valvule modifient le pouls dans son ampleur, celles des artères dans sa forme, celles du myocarde dans son rhythme.— L'irrégularité du pouls sert plus au pronostic qu'au diagnostic.

Messieurs,

Le poids présente dans les maladies organiques du cœur d'importantes particularités.

Il est fort ou faible, égal ou inégal, régulier ou irrégulier. Il n'y a qu'une seule lésion du cœur où le pouls soit fort ou du moins semble l'être, c'est dans l'insuffisance aortique. Alors, en effet, le pouls est ample et bondissant.

Il est ample, parce que l'ondée sanguine ventriculaire, arrivant dans une artère où la tension est diminuée par le fait de l'insuffisance des valvules sigmoïdes, distend cette artère au maximum ; il est bondissant, parce que, en raison de leur inocclusion, les valvules sigmoïdes, n'opposant pas d'obstacle à la réaction élastique de l'artère, celle-ci s'exerce au maximum et produit la récurrence du sang vers le ventricule.

Dans toutes les autres lésions du cœur le pouls est petit : la cboseest facile à comprendre et à retenir. Il est petit, parce que, quelle que soit la lésion (l'insuffisance- aortique exceptée), elle a nécessairement pour effet de diminuer le volume de l'ondée sanguine lancée dans l'aorte.

Ainsi, vous comprenez que cette ondée soit petite dans le rétrécissement aortique, puisqu'elle est obligée de se mouler sur le diamètre de ce rétrécissement, et que, d'ailleurs, le ventricule

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