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CONCLUSIONS PRATIQUES

d'ailleurs, au moins a-t-on la chance de sauver la femme. El c'est bien quelque chose.

Les conséquences pratiques de tout ceci, c'est, d'abord, que vous pourrez prévoir et prédire des accidents pulmonaires chez une femme atteinte de maladie du cœur, et qui, pour son malheur, devient grosse; c'est, ensuite, qu'il y a pour vous alors des précautions à recommander, et la nécessité d'une intervention active au cas d'accidents, dont vous connaissez maintenant la pathogénie ainsi que les dangers rapidement croissants.

Une deuxième conséquence pratique, c'est qu'il ne faut plus de maternité pour une femme ainsi atteinte; que vous devez, par conséquent, déconseiller toute grossesse future et avertir qui de droit.

La troisième conséquence pratique, c'est que, l'accouchement terminé, vous devez également déconseiller Y allaitement : il ne faut pas que le cœur malade, déjà surmené par la grossesse, soit encore astreint à desservir la circulation adventice de la sécrétion lactée.

Réciproquement, s'il vous est donné d'observer des accidents pulmonaires rapidement périlleux dans le cours d'une grossesse arrivée vers son cinquième mois, auscultez avec soin le cœur, et peut-être y découvrirez-vous, dans une lésion latente et jusque-là méconnue, la cause de ces phénomènes redoutables.

De même un avortement au milieu des symptômes dyspnéiques de la congestion pulmonaire, et, à plus forte raison, la répétition des fausses couches dans ces conditions, devront vous faire songer à une maladie du cœur, et en rechercher avec soin l'existence.

Enfin, l'avortement étant le plus souvent heureux pour la mère et parfois le seul moyen de faire cesser les accidents, le médecin, au cas de péril suprême et d'insuccès de la médication spoliatrice,- sera autorisé à pratiquer l'accouchement prématuré artificiel.

LES MALADIES DU COKUlt.

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