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ÉLECTRISATION DANS LES MALADIES- DU COEUR

seaux de la peau est de les slimuler directement et d'activer ainsi la circulation interstitielle de la peau. De sorte que cctle portion de la circulation générale se trouve activée par cette double raison que le calibre des vaisseaux de la peau est rétréci par le froid et par la stimulation des vaso-moteurs cutanés;

2° Il y a une action consécutive sur les vaisseaux de la canalisation vaseulaire générale : en premier lieu, par action exercée de proche en proche des vaisseaux cutanés sur les autres; en second lieu, par tonification générale de l'organisme;

• 3° De même, il y a une action consécutive sur le cœur et la •canalisation intra-cardiaque : en premier lieu, par action des vaisseaux sur le cœur; en second lieu, par tonification générale. Or, celle-ci résulte delà plus grande activité fonctionnelle .de la digestion, de la respiration, de l'absorption; d'où plus de sanguifleation et moins d'anémie. Ainsi, la circulation se fait mieux, et c'est un sang meilleur qui circule mieux.

A côté de cet agent physique, le froid hydrothérapique, qui exerce, on le voit, une action si complexe et si salutaire, je veux parler d'un autre agent physique, l'électricité, et je le ferai discrètement, l'action de l'électricité dans les maladies du cœur n'étant encore qu'à l'étude.

On a déjà appliqué l'électricité sur le cœur, je propose de l'appliquer sur le cœur et sur les vaisseaux.

Les docteurs Duroziez et Onimns en France, Fliess etMunk en ^Allemagne ont électrisé le cœur avec avantage clans le cas d'affection cardiaque : Duroziez, à l'aide de courants induits; Onimus, Fliess et Munk, par des courants continus.

Chez une première malade de vingt-sept ans, qui semblait à M. Duroziez atteinte de dégénérescence graisseuse du cœur, et qui avait éprouvé des étourdissements, deux syncopes, puis des paralysies et de l'aliénation passagères, le premier claquement, qui ne s'entendait pas sous le sternum, put être perçu d'autant mieux qu'on avançait dans le nombre des séances d'électrisation. M. Duroziez plaçait un des rhéophores à la pointe du cœur, l'autre

• « à l'endroit où les deux poumons se séparent pour laisser le cœur affleurer » . Dans un autre cas, les courants les plus faibles

rendaient le pouls filiforme et tétanisaient presque le cœur : il fallut y renoncer. Enfin, il y eut de l'amélioration dans un troi- , si.ème cas où il y avait un ôtoufl'emenf considérable, des irrégularités nombreuses, faiblesse des battements et absence des bruits du cœur. M. Duroziez croit l'électrisation cardiaque utile dans la syncope, dans la congestion des cavités cardiaques, l'asthénie du cœur et la dégénérescence graisseuse de l'organe.

Pliess a employé les courants continus dans vingt-quatre cas d'affections du cœur, dont cinq seulement présentaient les signes d'une lésion évidente, et il a toujours observé un résultat favorable, « mais surtout dans les cas où l'affection organique manquait ». 11 employait un courant très faible, qu'il appliquait pendant près de deux minutes sur le nerf pneumogastrique. Les résultats étaient plus avantageux avec un courant descendant qu'avec un courant ascendant. « Après l'électrisation, le malade ressentait presque aussitôt une amélioration relative très notable; cette amélioration, dans les premières séances, ne durait que quelques heures, mais elle devenait permanente après un grand nombre de séances. Dans les cas d'affections organiques, la guérison n'était jamais complète, mais le malade éprouvait un soulagement très notable, la respiration devenait moins fréquente et moins haletante, et les battements du cœur plus réguliers (1). »

Munk rapporte également un cas d'affection cardiaque qui fut grandement amélioré par les courants continus (2).

Je dois à l'obligeance de M. Onimus une note sur le mode d'application de l'électricité au cœur, que voici textuellement: « Le moyen le plus pratique pour électriser le cœur, ou du moins pour agir sur les nerfs du cœur, est d'électriser le pneumogastrique au cou.

« Les courants les moins dangereux et les plus actifs dans ce cas sont incontestablement les courants continus. Pour les appliquer, d'après les expériences faites sur les animaux, il est préférable de mettre le pôle positif sur la nuque, et le plus près

(1) Berliner Minische Wochenschrift, 186b, n° 26, cité par Onimus et Legros, Traité d'électricité médicale. 1872, p. 755.

(2) Meyer (de Berlin) , Die Elec.tricita-1 in ihrer Anwendung auf prachscne Medicin, 1868, cité par Onimus et Legros.

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