LÉSIONS DE L'ANGINE DE POITRINE. 4SI
Voici les pièces, préparées avec le plus grand soin par le chef de clinique, M. Choyau : L'aorte (Ao, fig. 30) est légèrement dilatée à sa base, sa paroi externe est notablement vascularisée, et les vaisseaux qui la sillonnent sont plus volumineux que d'habitude. Le péricarde qui la tapisse est épaissi, il présente, çà et là,
Fra. 30.
Ao aorle; - AP, artère pulmonaire ; - pnd, pneumogastrique droit; -mu, Dnenmoi», rume gauche;-^ panique droit; -p/lg, panique gauch ; - g, £r
ZI* ' ~T' Pérard6 ; ~ °' diaphragme ; ~ * f™> f<™ ™mhrL. (C au s : ; :CS' *~ ePttlSSCS * fort "» dessinée, par LaeUerbauer, ont été ma. u "u ment représentées comme des fils par le graveur.) «"".urcuse-
de petites plaques laiteuses; mais ce qu'il offre de plus remarquable ce sont des fausses membranes (fm) qui le rattachent au Péricarde pariétal. Ces fausses membranes épaisses et résistantes, ayant l'aspect du tissu conjonctif, sont l'indice évident W un travail inflammatoire s'est transmis du feuillet aortique
au feuillet pariétal. Or (et c'est sur ce point que, dès maintenant, j'appelle votre attention), le nerf phrénique droit (phd) passe précisément au voisinage de ces fausses membranes. Indépendamment de ces fausses membranes qui rattachent le feuillet pariétal du péricarde à l'aorte, ce feuillet présente quelques plaques laiteuses et est plus vasculaire qu'à l'état normal.
Entre l'aorte (ko) et l'artère pulmonaire (AP) se voient également de petites brides pseudo -membraneuses d'aspect celluleux.
H était surtout important devoir ce qu'étaient devenus les nerfs du plexus cardiaque (pfc.Ag. 30) au milieu de ce travai inflammatoire périaortique. La dissection en futtres « ; il fallut laborieusement les rechercher au milieu d un tissu cou jonctif adventice fortement feutré, qui très évidemment étranglait. C'est ce que vous verre, avec la plus grande netteté sur les préparations microscopiques.
Les parois de l'aorte ont augmenté d'épaisseur dans toute la porL ascendante du vaisseau. Laparoi iuterne, atoéromateu se dans la pins grande partie de son étendue, esUncrustee * de plaques caleaires. Ces plaques se voient surtout a lepe.on d'embonchnre des artères eoronaires et des gros troues bracb.océnhalique, carotidien et sous-clavier.
Les artères coronaires sont atbéromato-calcan-es surtout au niveau de leurs points de courbure.
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