‹ Leçons de clinique médicaleChapitre 183 sur 287 · II. A une névralgie du plexus cardiaque · texte numérisé non relu

II. A une névralgie du plexus cardiaque

Je discuterai ensuite la question de savoir s'il existe : Ul. Une névralgie du pneumogastrique.

Je vous dirai enfin comment :

IV. L'angine de poitrine peut être simulée par une névralaie on une névrite diaphragmalique. 9 °U

m LES POINTS DE COTÉ.

I L'existence de la névrite du plexus cardiaque est démontrée par le fait de Lancereaux et les miens. Dans ces cas, la lésion des nerfs cardiaques, visible à l'œil nu , est plus évidente encore au microscope, qui révèle une altération profonde des éléments neveux, tubes et myéline. C'est une prolifération de la substance conjonctive qui a ainsi étranglé, étouffé le tissu nerveux, et cette prolifération est d'origine évidemment inflammatoire, les lésions concomitantes le démontrent surabondamment (4).

Dans le fait de Lancereaux, il y a névrite cardiaque et aortite, dans les miens, en môme temps que ces lésions vous voyez la dégénérescence granuleuse du cœur, des lésions chroniques du Déricarde et enfin la névrite diaphragmatique. P n'est pas douteux que dans ces cas les troubles ; nerveux de l'angine ne tinssent à des lésions matérielles des nerfs ; et i n s ^douteux davantage que ces lésions ne provinsse n * : celles nerfs cardiaques, d'une affection primitive de 1 aorte , celles de n phréniques d'une lésion du péricarde qui a servi de trait - d'union pathologique entre l'aorte et les nerfs diaphragmatique, Nous allons J U'heure lui voir puer ce rôle encore, mais en

Tn7rCas la symptomatologie si complexe et d'apparence contTad cto- "'ou désolnnée de l'angine de poitrine s'explique 7T^ et la terminaison par mort subite ou rapide se comtlTS^m. parfaitement. En effet, dire : névrite du ptajj IL, c'est dire : névrite des filets sympathiques et des filet, cardiaque, c est aire d'autres termes :

X e de M llr^s de chacun 6c ce, nerfs, .nais epant

:::sr:r.-:s=.?.,,

CD

Voir, Plus haut, XXIIL leçon, p. «0, 463, W et «i,

NÉVRITE CARDIAQUE CHRONIQUE. 473

lions se comprendraient encore, dans le cours ou vers la fin de l'attaque, par le fait de l'épuisement des pneumogastriques et la prédominance d'action alors des nerfs cardiaques sympathiques.

Par l'excitation des nerfs cardiaques vagues se produit, au contraire, le ralentissement du pouls, dont nous avons vu un si bel exemple chez le malade du n° H, qui succomba avec 32 pulsations (1). Le ralentissement des contractions du cœur peut aller jusqu'à leur cessation; le cœur s'arrête, et c'est la syncope, due alors à une excitation exagérée ou trop prolongée des nerfs cardiaques vagues. On conçoit, au contraire, que quand il y a excitation égale des nerfs cardiaques sympathiques et vagues, qui sont antagonistes, il y ait neutralisation des uns par les autres et, comme résultante, un effet nul sur les contractions du cœur, c'est-à-dire la persistance de la régularité du pouls, observée parfois en effet au milieu des douleurs les plus angoissantes.

Voilà pour les troubles fonctionnels résultant directement et localement de la lésion des nerfs cardiaques sympathiques et vagues. Voici pour leur action indirecte ou générale :

Toutes les fois que le grand sympathique est touché, il en résulte un ensemble de symptômes constants et de la plus haute gravité : la petitesse du pouls, la pâleur du visage, dont les traits s'altèrent, le refroidissement des extrémités, la sueur froide, la prostration des forces, l'extinction de la voix, la sensation de fin prochaine. Tous phénomènes qui sont réalisés au maximum dans la péritonite aiguë généralisée, c'est-à-dire dans l'irritation du plexus solaire et de ses irradiations au contact de la tunique péritonéale enflammée; mais il n'est pas nécessaire que le système nerveux tout entier de la vie végétative soit compromis pour que cet effet général ait lieu, il suffit qu'il le soit dans un de ses points, par exemple dans les filets qui animent une anse intestinale étranglée ou même pincée seulement. Il est bien évident que, dans ces cas, ce n'est pas la lésion d'une anse d'intestin dans l'une quelconque de ses tuniques, mais la lésion des filets nerveux de cette anse, qui produit cet ensemble redoutable ; et cela par retentissement, d'abord sur le plexus solaire dont ils

(I) Voir l' Endarlérile, leçon XVII, p. 334.

sont une émanation, puis de là sur le grand sympathique tout entier.

Mais cette petitesse du pouls, cette pâleur et ce refroidissement subit des extrémités, qu'est-ce? sinon le résultat de la contraction des petits vaisseaux périphériques, sous l'influence d'une excitation des vaso-moteurs; c'est-à-dire d'une irritation delà partie du grand sympathique qui préside à la contraction vasculaire laquelle irritation s'est produite par contre-coup d'une léswn de ce système dans l'une quelconque de ses divisions?

Eh bien, ce qui se produit sous l'influence d'une lésion de la portion abdominale du sympathique se produit également par le fait de la lésion de sa portion cardiaque; de sorte que, dans les cas graves d'angine de poitrine, on observe également la pelitess\ presque filiforme du pouls, la pâleur etV altération des traits du visage l'état exsangue des extrémités ainsi que leur refroidissement la prostration des forces, l'extinction de la voix et la sensation de mort imminente (t). Tout cela est le fait d'une perturbation générale du grand sympathique et résulte d'une lésion ou d un trouble profond d'une de ses divisions. Ce n'est pas en effet la quantité de la douleur, mais sa qualité, qui produit de tels résultats : la douleur d'un nerf périphérique, si intense soit-elle, es incapable d'entraîner de semblables désordres; elle produira bien par action réflexe le tétanos, c'est-à-dire la contracture des muscles soumis à la volonté, mais elle ne produira que cela, au maximum. Tandis que nous voyons la douleur, même moins interne, d'un nerf viscéral, entraîner, par action réflexe aussi a contracture d'un système de muscles non soumis à la volonté, les .muscles asculaires" Aussi appellerais-je volontiers ce dernier phénomène le tétanos despetits vaisseaux. Au fond, le mécanisme est le même de nart et d'autre il y a douleur et contracture réflexe; seulemenMe système nerveux étant différent, les effets définitifs sont dissemblables.

et les extrémités pilissent, le corps est corneu

p. 390, Mémoire sur l'angine de po lnne, éd,t. de L»cjrto| ^

« Le pouls est inégal dans quelques cas P^^^JJrt -dit-U encore, fecte spécialement les individus qui sont sujets à cet accident,

Page 1