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TRAITEMENT DE LA NÉVRITE CARDIAQUE

néfîce. Or, cette médication n'a pas eu un résultat seulement temporaire : les attaques de névrite sont devenues et plus rares et moins intenses.

Lorsque l'attaque a lieu sous forme dyspnéique, et que le malade semble suffoquer, n'hésitez pas à ouvrir la veine; une saignée t'ait immédiatement disparaître l'angoisse. Je vous parle ainsi par expérience : dans un cas où le malade, homme de cinquante-six ans, était en proie à une oppression qui paraissait devoir être mortelle, bien qu'il n'y eût aucun râle dans la poitrine, je n'ai pas été arrêté par la pâleur de la face, dont le nez s'était déjà effilé; une saignée de 500 grammes mit fin aux accidents. Avant la saignée, il suffisait, depuis près de quarante-huit heures, du plus léger effort pour provoquer l'attaque ; après l'émission sanguine, le rétablissement s'est opéré progressivement, c'està-dire que le malade a pu reprendre, avec prudence, ses occupations habituelles, bien qu'il ait toujours sa névrite cardiaque chronique (par aortite) avec ses points douloureux rétro-sternaux et diaphragmaliques gauches. Je ne doute pas que, sans la saignée, il n'eût succombé à cet état paroxystique, qu'avait fait naître une journée fatigante précédée d'assez nombreuses émotions.

^ Pendant l'exacerbation, donnez l'éther par perles : quatre à six, deux par deux, à dix ou quinze minutes d'intervalle; puis, cette dose prise, on continue l'emploi de cette substance' vraiment efficace par l'usage d'une potion éthérée, additionnée d'eau distillée de laurier-cerise. Il est bien évident que les perles ne sont qu'un moyen de donner rapidement, et sans offenser le goût une dose considérable d'éther, et que si vous n'en avez pas à votre disposition, vous donnerez le médicament par vingt à trente gouttes sur du sucre et en en répétant plus fréquemment 1 administration.

Les ventouses appliquées ou les sangsues tombées, continuez la révulsion à l'aide de vésicatoires.

Il n'est nullement contradictoire à l'emploi des ventouses soaïifiées ou des sangsues, qui vont droit au mal, de réchauffer le malade par des applications de boules d'eau chaude, de dilater par des sinapismes ses vaisseaux périphériques contractures

d'exciter simultanément le système nerveux central par des boissons aromatiques légèrement alcoolisées, telles que le thé , au. rhum. Il y a là des effets secondaires redoutables et que vous devez combattre comme vous pourrez..

Parce que la névrite est persistante pour les raisons que vous savez, et que le malade en réalité souffre toujours plus ou moins de cette névrite, ne laissez pour ainsi dire jamais le mal tranquille : à névrite chronique révulsion chronique; dans l'intervalle des exacerbations, applications quotidiennes de teinture d'iode sur la région précordiale trois jours par semaine au-dessus du sein, les trois autres jours au-dessous, ou bien sinapismes matin et soir sur les mêmes régions. C'est dans ces cas qu'un cautère est bienfaisant, non pas pour combattre l'hypertrophie du cœur, qui n'est qu'un effet consécutif et nécessaire des efforts de l'organe, mais pour agir à la fois contre la lésion persistante de l'aorte et contre la névrite cardiaque; en conséquence, appliquez ce cautère au deuxième espace intercostal gauche, près du sternum.

Dans l'intervalle des exacerbations et quinze jours à trois semaines par mois, tenez votre malade sous l'influence du bromure de potassium à la close de 1 à 2 grammes et davantage par jour.

Je ne conseille guère les injections hypodermiques de morphine à la région du cœur, parce qu'elles ne sont dirigées que contre l'effet de la névrite, la douleur, et que, d'autre part, on les a vues produire la syncope en dehors de l'angine de poitrine ; or, celle-ci pouvant la provoquer par elle-même, vous comprenez -le danger possible de cette médication, d'ailleurs purement palliative.

Vous avez assez vu, par les exemples que je vous en ai cités, la gravité excessive de la névrite cardiaque aiguë de la péricardite. C'est dans ces cas qu'il faut savoir verser le sang avec une salutaire hardiesse, soit par une saignée si le système nerveux n est pas trop profondément sidéré, soit par une large application de ventouses ou de sangsues. Vous répéterez cette application moms énergiquement le même jour, à une dizaine d'heures d intervalle; puis, le lendemain, moins énergiquement encore; apr quoi devront venir les vésicatoires. Mais, je ne nains pas de le répéter, que la pâleur de la face ne vous arrête pas : elle ; n« point l'indice d'une anémie générale, d'un défaut de quantité M

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