VINGT-NEUVIÈME LEÇON
Ce qu'était le traitement des pleurétiques il y a quarante ans et ce qu'il est devenu - La science moderne et ses effets sur la pratique médicale. - 1 ra .que de Lerminier, d'Andral et de Bouillaud. - Bonne pratique de quelques médecins de province. - Le traitement antiphlogistique d'une maladie mflammatoire n'est point tant irrationnel. - Exemples à l'appui. - Encore la pleurésie purulente et le traitement insuffisant de la pleurésie a.gué - Théorie de l'anémie et traitement nul des phlegmasies - Les — ,
sanguines bienfaisantes, même et surtout chez les pleurét.ques deb.l s.mpu" s sauce de la médiation révulsive ou dérivatrice au cas de vaste epan-
clément pleural. - La maladie médicale est devenue alors une maladte
chirurgicale.
Messieurs,
Il y a quarante ans - quatre siècles ! - une grande polémique s'éleva entre trois hommes considérables de la médecine fran- ÇaÎe Bouillaud, Chomel et Louis; on discutait sur la question de savoir, non pas si l'on devait saigner dans la pleures., mars comment et combien de fois on devait tirer du sang.
Maintenant toute polémique a cessé sur ce sujet démode te écoles dissidentes sont d'accord, ou plutôt il n'y a plus qu une école triomphante, celle qui enseigne à ne rien faire.
Par une Singulière ironie du langage, la crusta wfiawmatona de" dans, ce témoignage matériel de f^™^ T.hiPP-misies était à ce point caractéristique de la pleuicMu
laLe inflammatoire, qu'on l'appelait indice, ment couenne inflammatoire ou couenne pleureUque. Oi, qu de ZlZ a jamais vu celte couenne a Paris? et n'est-ce point de l'archaïsme que d'en rappeler le nom ?
Eh bien, la méthode thérapeutique autrefois suiue donc à ce point mauvaise qu'on doive l'abandonner .an, rotoni C'est ce que nous allons bientôt voir.
Qu'on s'en doute ou qu'on l'ignore, sciemment ou a son msa,