TRENTE ET UNIÈME LEÇON
Du chagrin dans les maladies.— Pneumonie du sommet, condition matérielle de la mort chez les vieillards, les ivrognes ou les déprimés. — Action du froid sur l'organisme vivant. — Pneumonie, maladie générale où le froid n'intervient que comme cause occasionnelle. — Puissance plus grande de l'opportunité morbide. — Bassesse histologique et faible résistance vitale du poumon, instrument de physique. — Fonctionnement et vitalité moindres encore des sommets pulmonaires. — Accidents graves de la pneumonie du sommet dus à la gravité même de l'état général antérieur. — Pneumonie du sommet, trop souvent mortelle, pas toujours incurable.
Messieurs,
« Un tel est mort de chagrin — et d'une fluxion de poitrine! » Quoi de plus burlesque que l'assertion, et quoi de plus vrai néanmoins !
La mort est une fonction de la vie, dont la maladie est la cause prochaine et naturelle; la pneumonie, pour des raisons anatomiques que j'exposerai tout à l'heure, est l'affection la plus fréquente et la plus fréquemment mortelle de la vieillesse. Ainsi Prus a constaté qu'un sixième des vieilles femmes de la Salpêtrière succombaient à la pneumonie. D'un autre côté. Grisolle a trouvé que, dans les hôpitaux, la pneumonie entrait pour un dixième seulement dans la mortalité générale. Or, si vous songez que dans ces asiles il y a plus d'adultes que de vieillards, vous comprenez que la différence dans .les deux chiffres mortuaires