‹ Leçons de clinique médicale. T. 3Chapitre 112 sur 287 · MANIE DE LA. CONVALESCENCE · texte numérisé non relu

MANIE DE LA. CONVALESCENCE

pendant lequel la dyspnée est très vive et qui donne l'impression que la malade va mourir. On constate de la congestion diffuse dans les deux poumons. Le regard est fou ; les globes oculaires sont saillants (mais on nous dit que la malade a toujours été ainsi, ce qui éloigne l'idée de maladie de Basedow).

Prescription : ventouses sèches; matin et soir, injections d'éther et de caféine.

La nuit suivante, comme de coutume, délù^e maniaque (jalousie à l'égard de son mari qu'elle croit voir se promener avec des femmes), et tachycardie. Le lendemain, le calme revient un peu, et les choses se poursuivent ainsi jusqu'au 16 juin. Apyrexie complète, mais avec 120 à 130 pulsations. La malade nous étonne par sa résistance.

Le 16 juin, une auscultation attentive révèle un gros souffle systolique à la pointe, et des frottements péricardiques. Ventouses scarifiées sur la région du cœur.

Nous voulons supprimer les injections d'éther et de caféine ; mais on nous dit que la malade les réclame, et qu'elle est très agitée quand on ne les lui fait pas tout de suite.

Prescription : le matin, piqûres d'éther et de caféine ; le soir, piqûre de morphine.

Il est probable que, dans cet état cachectique, il s'est développé l'endocardite des cachexies aiguës, l'endocatdite végétante. Nous ne pûmes vérifier le fait, la malade ayant été emportée mourante par son mari.

Ce que je voulais vous faire remarquer, c'est que la dothiénentérie a été l'occasion et le prétexte, pour cette nerveuse, de devenir à la fois folle de son cerveau et de son cœur. On tombe toujours du côté par où l'on penche.

C'était également un nerveux que celui qui devint polyurique, à la suite de sa fièvre typhoïde, et dont je vous entretiendrai plus tard (1).

(1) Voir plus loin la leçon sur la Polijurie, la Glycosurie et le Diabète.

SÉRIE MORBIDE DE LtTAT CATARRHAL

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