‹ Leçons de clinique médicale. T. 3Chapitre 150 sur 287 · CRAINTE DU MICROBE ET ACTES DE SAUVAGERIE. A · texte numérisé non relu

CRAINTE DU MICROBE ET ACTES DE SAUVAGERIE. A

ment, la vulgarisation de ces données parasitaires. Tant que la contagion du choléra est restée l'objet des discussions des sociétés savantes, elle a peu ému les populations, et la crainte n'était que modérée. Mais, à partir du jour où l'on a répandu le bruit que le microbe était découvert, que, par conséquent, la contagion était indubitable, fatale, puisque, de chaque cholérique, émanent des bacilles tangibles, porteurs du mal, alors nous avons assisté à un affolement général. Ne pouvant rien contre le microbe, il faut fuir, a-t-on dit, et le conseil a été mis en pratique. La crainte du microbe est ainsi devenue le commencement non de la sagesse, mais de la fuite et parfois la cause d'actes de sauvagerie. Je ne saurais trop protester contre cette donnée d'un microbe hypothétique, coupable déjà de tels méfaits.

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