CENT VINGT-SEPTIÈME LEÇON
L'adénopatliio trachco-bronchiquc simple.
Influence morbifique du milieu social. — Symptômes de voisinage physiques et réflexes. — Dyspnée et toux coqueluchoïde. — ULililé de la percussion au plessigraphe. — Marche de l'adénopathie et son traitement.
Messieurs,
J'arrive à ce point culminant de nos études où la scrofule confine et peut conduire à la tuberculose ; j'arrive à Vadénopathie irackéo-bronchique.
Ici le vague des termes est nécessaire et la dénomination plus corapréhensive; il s'agit, en effet, d'une maladie {pathos) des ganglions {aden) trachéo-bronchiques {en rapport avec la trachée et les bronches). Il faut en distinguer trois espèces très naturelles : X" l'adénopathie trachéo-bronchique simple; 2° l'adénopathie trachéo-bronchique scrofuleuse ; 3° l'adénopathie trachéo-bronchique tuberculeuse.
L'observation clinique démontre qu!il y a là une série morbide très naturelle, allant de l'engorgement ganglionnaire à l'adénite i SCROFULEUSE, et de celle-ci hl'adénite tuberculeuse. L'observation i clinique démontre encore que ces trois ievmes successifs ne sont ; pas fatalement obligatoires ; que la série morbide peut s'arrêter à ■ l'un des deux premiers termes et ne pas atteindre le troisième, I soit par suite de la résistance vitale du sujet, soit par le fait de l'intervention suffisamment énergique du médecin. j
Voilà ce qu'apprend l'observation clinique, je veux dire l'étude de l'évolution morbide, l'étude de la maladie sur le malade, dans ■ le milieu même de celui-ci, l'étude de la maladie tout entière, de ' fc son origine à sa terminaison, et voilà ce que n'apprend pas -p l'étude fragmentée, incomplète, l'étude de la seule anatomie || pathologique (encore moins l'étude de la seule histologie, frac- ■ tion de l'anatomie pathologique).