‹ Leçons de clinique médicale. T. 3Chapitre 254 sur 287 · II. Les procédés d'exiiloration de l'aorte · texte numérisé non relu

II. Les procédés d'exiiloration de l'aorte

Auscultation du cœurà pratiquer de la base à la pointe.— Dilatation de l'aorte révélée par la percussion. — Lésions artérielles généralisées.

Messieurs,

J'ai l'intention de vous démontrer aujourd'hui l'utilité d'un examen complet et méthodique de l'aorte et du cœur, et la nécessité de recourir, pour cet examen, aux différents moyens d'exploration qui peuvent nous fournir des renseignements utiles.

Je dois vous dire avant tout qu'il faut commencer l'auscultation du cœur supposé malade non par la pointe, mais par la base. En effet, si l'on débute par examiner la pointe et que l'on trouve un bruit morbide, il se peut très bien que ce bruit ne dépende pas de la valvule mitrale, mais soit un bruit de propagation de l'orifice aorlique. Or comme, généralement, une fois un bruit trouvé à la pointe, on ausculte la base sans grande attention, on peut commettre une erreur de diagnostic.

C'est ainsi que au numéro 1 de notre salle des hommes est couché un malade qui nous est arrivé avec le diagnostic de lésion mitrale, tandis qu'il n'en est rien et qu'il est atteint d'une lésion aortique. Il est facile de comprendre comment le médecin qui l'a ausculté s'est trompé ainsi complètement. Il a entendu à la pointe un souffle et un bruit de galop et a admis une localisation à la valvule mitrale, tandis que la maladie siège à l'orifice aortique et dans l'aorte. A la base, en effet, on trouve un souffle au deuxième temps; cela indique une insuffisance aortique tenant non à une lésion de l'endocarde, mais à une lésion de l'endartère.Les tracés graphiques et l'exploration plessimétrique vont vous démontrer la réalité de ce fait. Eu auscultant chez

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