‹ Leçons de clinique médicale v. 1Chapitre 23 sur 123 · DL' RÉGIME DANS I.Ë TYPHUS FF.VER. 1 .Î · texte numérisé non relu

DL' RÉGIME DANS I.Ë TYPHUS FF.VER. 1 .Î

Voyei en oulTe l'analogie qui eiiste entre les symplflmes produits par l'abstinence prolongée, et ceux qui sont observés dans les plus mnu- VHisee formes du typhus. Douleurs dans l'estomac, sensibilité épigastrique, soif, vomissements, roiigestion sanguine du cerveau, injection desyeas, céphalalgie, insomnie, et en Un délire furieux: tels sont les phénomènes qui suivent l'inanition ; ajoutez à cela la tendance à la patréfaction des tissus, tendance qui se révèle surtout par l'apparition de gangrènes spontanées dans les poumons. Déjà Guislain, médecin de rhospice des aliénés à Gand, a montré la fréquence des gangrènes pulmonaires chez les fous qui refusent obstinément toute Ufiurriture : sur treize malades morts de faim , neuf avaient du sphacèli; dans les poumons. Ainsi l'abstinence complète donne lieu ii des symptômes gastriques, à des troubles cérébraux et à la gangrène pulmonaire. Lorii donc qu'on a soumis un malade atleintdetyphusàladièle absolue, lorsqu'on l'a laissé trop longtemps sans aliments, par la seule, raison qu'il n'en demandait pas et que la sensibilité normale élalt engourdie, il n'est pcâal illogique de s'attendre à des accidents analogues {!].

ici l'banneur de rintliative dans cette importante rûform''. On sait, eu elTet, qua lei idtM du mMectn d« Dublin sur l' alimenta (ion n'ont 6tà vulgimèes en Frnnce qun celte aooée même, par M. le proresseur Trousseau (loc. cil., p. 183). Or, dc'i l'année 18à7. il t'e>t élevé, au aeia de la Société médicale de> lidpitaux do Parit, une diicui- (ion daiu laquelle la nécesiilé de ralimeiitalion dii le dùbul de la lièvre typhoïile a il* nettement indiquée. M. Trousseau et tiolre savant iiiallre, M. Bt^hicr, ont particgU^ement incitté sur ce point, el ils ont po«é, cm oulre, une distinction d'une ex- Irtme importance : il« ont montré que, s'il est ur);ent d'alimenter d^s lei première itan par de* bouillons, des laits de poula, etc., il Tnut une grande réserve dans le ilécour* de U pjrexie. Lar>r|ue veri la Un du troisième septénaire les malades réclament â panda cris des aliments solides, il importe d'user de beaucoup de mi^nagemeats ; la furcbarge do l'ealumac esta redoulcr alors, cl les iiidigeslions de la cun- Talfieence sont une cause fréquente de rechutes. MM, Barth, Barlliei el BIsche sn uat pleinement asiociés h cts conclusions. — La mSmc année, M, Marrotle avait étu- M cette queilion dans un travail spécial (Études sut l'tnanilliin, ou effelt de l'ab$l!nmct prolongée dont les maladies aiguis; Paris, 18&7j. lin peu plus lard. M, le prutesseur Monnerel a formulé également la nécesîlé de l'alimentation et des toniques dam ta fièvre typhoïde [BtiUel'n de thérapeutique, 1S59). el cette année même I. le docteor Rérard a ouvert son cours de cliniiue à t'Hdtel-Dicu par une leçon reaurquable sur les dangers de la dièle absolue dans les (lèvres. — tn Fiance comme en Angleterre, comme en Allemagne, la roiiversion paraît élre définitivement ïccofnpiîe. (ffote du Trah.)

<;t] Ruiham raconte t'bistoire d'un gentilhomme qui voulu! se laisser mourir de llim, el auquel on ne put pendant plusienis jour* faire prendra fliirinic espère de

(XINIQUi: MÉDICALE.

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