‹ Leçons de clinique médicale v. 1Chapitre 3 sur 123 · NOMENCLATURE CHIMIQUE · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE CHIMIQUE

sérieusement des matières de leurs examens, lis p< il est vrai, en réfléchissant que les examinateurs ei besoin d'aller à l'école, avant d'être en état de faire moitié des sujets contenus dans ce volume de chin nous départir de notre respect (labituèl pour les p versité de Londres, ou les membres de la Société deî ne pensons pas qu'un seul d'entre tous soit cap sèment les différences symboliques qui séparent IV (Voxyde de méthyle, ou d'indiquer la composition d( nisique, ou la préparation de l'acide cinnamique au myle ! Les malheureux candidats soT)t donc à l'abri

0 Nous convenons avec l'auteur que la chimie se négligée dans ce pays ; mais on peut se demander s d'en faire revivre le goût est de baser sur de pu nomenclature accablante; n'est- il pas plutôt à craii soit complètement découragé en voyant les propri( verties en symboles et en formules? C'est là, ce noi de Tœuvre qui nous occupe. Nous tournons page sui heurtons sans cesse à des équations, à des formule l'étude ferait le désespoir de la mémoire, Prout îî protesté contre le barbarisme de Liebig et les néolc et il exprime des doutes sur la solidité des doctrine pliqueht ces désignations nouvelles. Un chimiste éminent, Brandea fait sur ce sujet des remarques si ji aux nôtres, que nous les rapporterons ici. « Je per auxquels est confié l'enseignement de la chimie, n assez énergiquement contre la nomenclalure que continent veulent introduire dans la chimie organiq nomenclature sont fort peu importantes pour ceux ( la science, et qui sont rompus avec toutes les dill sente; mais pour l'élève, tous ces termes à la mode que sur le caprice ou l'hypothèse, sont ininlelligibi pis encore, ils ne sont bons qu'à l'égarer et à l'emt

Pour vous montrer exactement ce (]ue la physiok doivent aux recherches des chimistes, je vais vou long un passage tiré du Quarterly Heview (juin 18/i

« Le professeur Liebig donne le nom (\e mf'tamo7\ mique par laquelle un corps composé, mis en préseï particulière, se résout en deux ou plusieurs produi

poses : c'est ainsi qua le sucre, sous Tinfluence de la levure, se iMortii

en alcool et en acide carbonique.

» Des matières animales en putréGetction peuvent causer la fariMiit» tion du sucre aussi bien que la levure; le ferment, ou plus généralemenl le corps influent doit ôtre une substance en pleine décomposition, doot les molécules sont, par conséquent, en mouvement; ce mouveiMiil communiqué aux molécules du corps qui va se dédoubler, est suffisant pour en troubler l'équilibre instable, et pour donner lieu à la formation de composés nouveaux plus fixes. C'est de la même façon que Liebig interprète l'action de certains médicaments et de certains poisons sur la corps humain : il est beaucoup de remèdes et de poisons dont l'action eat incontestable, et qui, par leurs éléments, n'exercent cependant pas une influence directe sur les modilicalions subséquentes; ces corps donnent naissance à un mouvement qui se propage ensuite de molécule à mo^ l()cule : ce sont toujours des substances dans un état instable, et qui paraissent agir sur le sang^ comme la levure sur la solution de sucre. A cette classe appartiennent les miasmes, les contages, et le poison analogue des saucisses du Wurtemberg : ce dernier est un excellent exemple. On fait un grand usage dans ce pays de saucisses d'une espèce particulière; lorsqu'elles sont mal préparées, elles deviennent toxiques, et les eflets en sont constamment funestes : le malade se dessèche petit à petit comme une momie, et après quelques semaines ou quelques mois de soufl'rance, il succombe. H est impossible, même dans ce cas, de découvrir aucune substance vénéneuse dans les saucisses. Il faut admettre ici, d'après Liebig, un mode particulier de fermentation, que l'action gastrique est impuissante à suspendre, et qui se communique malheureusement au sang; dès lors cette influence ne cesse qu'après la destruction de toutes les parties solubles; la mort doit fatalement s'ensuivre. Les miasmes et les contages agissent identiquement de la même façon; s'ils n'aflectent pas également tous les sujets, c'est que leur action parait être subordonnée à la présence dans le sang d'une matière particulière, susceptible d'entrer en décomposition; lorsque toute cette matière est détruite, la maladie cesse. Du reste, la gravité de celle-ci est directement proportionnelle à la quantité de cette matière; il est de plus évident, pour beaucoup de maladies contagieut^es, que la matière décomposable spéciale une fois détruite, ne peut jamais se renouveler; de sorte que ces maladies ne se produisent qu'une seule fois, »

Telle est la théorie de Liebig sur l'empoisonnement et la contagion. Mais quoiqu'elle nous vienne de l'homme le plus remarquable de notre

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