‹ Leçons de clinique médicale v. 1Chapitre 31 sur 123 · ONZIEME LEÇON · texte numérisé non relu

ONZIEME LEÇON

TWiMXWBÊÊKKW »1J TYPHUS FEWER. — WO.mTIFÉ$. — PUBGATJFS.

— ÉMISSIONS SANCLli^ES.

Let Tomitifii au début peuvent arrêter révolution de la maladie— Ilègles de leur adminul ration.

Usage et abus des purgatifs. — Les purgatifs énergiques sont impuissants ù guérir le tjpbus fever. — Symptômes qui en indiquent l'emploi. — Mode d'adininislralion. — La aaigoée. — Ses indications. — La présence des taches est une conlre-iniiication absolue.

Emploi des sangsues et des ventouses dans les inflammations locales.

Messieurs,

Après ce que je vous ai dit des épid(;mics de typhus, il n'est plus qu'un point de leur histoire sur lequel je doive appeler votre attention. Lorsque le typhus fever revêt la l'orme maligne, il ne s'ensuit pas du tout que les autres maladies aiguës qui régnent en même Icmps, doivent présenter des caractères analogues ; la rougeole et la scarlatine sont souvent épidémiques en mt^me temps que le typhus, et cependant chacune de ces maladies peut présenter une forme spéciale. Kn l8/i2 nous avons observé une épidémie très étendue de scarlatine ; celle-ci avait tous les caractères de la malignité, elle était le plus souvent mortelle; mais le lyphus était au même moment remarquablement bénin, et les rougeoles, qui étaient très nombreuses, présentaient le type intlammatoire pur. Cette année-là donc, le typhus lever, sans devenir iidlammaloire, cessait (.Vèlrett/p/tus, la scarlatine revêtait m\e\'ovn\eti/photdc, et les rougeoles ofïraient dans leur modalité tous les caractères ôcs maladies inflammatoires !

Ces faits, dont je puis vous garantir l'exactitude, montrent combien il est dil'ficile de déterminer les eauses qui dorment aux épi(i»''mies leur génie particulier; il y a quelques années, la scarlatine était très maligne, et la rougeole montrait au contraire la plus grande bénignité:

nous ne devons donc pas trop nous liàter d'admettre l'existence de quelque cause générale, capable de modifier simultanément des maladies d'espèces différentes ; cette hypothèse cependant a trouvé beaucoup de défenseurs, entre autres Watson : « Sydenham, dit-il, a vu régner à Londres en 1670 et 167/i, des rougeoles d'une sévérité peu ordinaire ; pendant ces mêmes années, la variole fut extrêmement maligne, et la mortalité fut très grande. Cela démontre ce que j'ai dit plus haut, à savoir que le caractère typhoïde de ces maladies et des autres fièvres dépend moins d'une violence particulière dans leurs causes excitantes, que d'une modification antérieure produite à bas bruit dans l'économie, par l'action silencieuse et graduelle de certaines causes prédisposantes (1). »

Je vous ai déjà dit, messieurs, que je n'ai pas l'intention de vous faire l'exposé systématique du traitement à suivre dans le typhus. J'ai laissé à dessein dans l'ombre plusieurs points importants, ne voulant pas m'occuper avec vous de questions pratiques, sur lesquelles je suis d'accord avec les meilleures et lesj^lus récentes autorités. Aussi ne vous dirai-je que quelques mots sur l'emploi des vomitifs, parce que les règles qui doivent présider à l'administration de ces agents dans la fièvre, ont été exposées avec précision par un grand nombre d'écrivains modernes.

Pour moi je n'ai l'habitude de recourir aux vomitifs, que lorsque je suis appelé tout à fait au début. Cette médication est alors d'une valeur considérable, et parvient souvent à couper court à la maladie. Il n'est pas de moyen plus capable de prévenir l'évolution ultérieure du typhus que l'administration d'un émétique, si vous avez la chance de voir le malade dès le premier jour. Je parle ici sans subterfuge et sans ambages, et je ne fonde point mon opinion sur des cas douteux ou incertains. Je ne parle pas de ces refroidissements fébriles graves, dont les symptômes initiaux ont la plus grande analogie avec ceux du typhus ; je parle de ces cas dans lesquels le médecin est appelé à voir, le soir même du premier jour, un malade qui, après avoir été exposé à la contagion, présente du frisson, et tous les phénomènes ordinaires de l'excitation fébrile.

Si j'étais mandé, pendant une épidémie de typhus, auprès d'un individu présentant dufrisson, delà céphalalgie, de la fréquence dupoub,

(i) Walson'8, Leciurcson thepracUce of physiCt vol. H, p. 750. — 1^*^ éd.

même de ressentir les effets de la contagion^ et si je le voyais quelques heures seulement après le début de l'indisposition , je lui prescrirais certainement une saignée et un vomitif, et je crois qu^il aurait alors de grandes chances d'échapper à la maladie.

Mais, tout en reconnaissant Tinfluence toute-puissante des vomitifs à la période initiale du typhus fever, je crois que le moment favorable à leur emploi est extrêmement court : si, par exemple, il s*est déjà écoulé vingt-quatre ou trente-six heures depuis le frisson, ils ne réussiront pas à arrêter la marche de la maladie. Il ne faut que quelques heures pour diminuer les chances de succès ; après un jour, je le répète, on ne doit généralement plus espérer prévenir les effets de l'infection. Alors, en effet, le mal a déjà envahi l'économie tout entière, et il n'est plus temps d'en anéantir l'influence par un émétique, ce dernier fût-il même aidé d'une saignée. Les chirurgiens militaires, et les praticiens qui ont l'occasion de traiter leurs malades dès le début, sont parfaitement renseignés sur la valeur do ces remarques. J'ai vu moi-même, dans ma pratique privée, des médecins et des étudiants qui, après s'être exposés à la contagion, présentaient tous les symptômes initiaux du typhus, et qui échappèrent au développement ultérieur des accidents, grâce à une saignée et à un vomitif prescrits en temps opportun.

L'importance de ce sujet m'engage à vous lire quelques passages où l'indication des éméliques au début de la fièvre est fort judicieusement signalée.

« Lorsqu'on a la possibilité de traiter un malade dès les premiers jours, on se trouvera souvent très bien de l'administration d'un vomitif, surtout si l'on a affaire à une forme légère. Cette médication débarrasse l'estomac des matières nuisibles qu'il renferme; ces matières sont tantôt des aliments non digérés, tantôt de la bile ou du mucus épais et corrompu, tantôt enfin les produits acres et acides, sécrétés par l'organe lui-même. Le vomitif a en outre l'avantage de déterminer l'afflux du sang à la périphérie, et de diminuer ainsi l'état congestif des organes internes (1). Un émétique puissant causera quelquefois une

(1) Déjà Sydenham avait dit : « Sa?pe miralus sum dum forte materiam vomilu re- » jectam aliquando curiose contemplabar, eamque nec mole valde spectabllem, nec » pravis qualilatibus insigneni, qui faclum fuerit ut a?gri tanlum levamiriis inde sense- » rint; nempe, vomitu peraclo, sœva symptomata quîe et ipsos excruciarant et adstan- > tes perlerrefecerant, mitigari soient ac solvi. » {Obs. medicœ circa mnrborum acutorum historiam et curationem. Londres, 1070.) (Note du Trad.)

ion assez protbnde pour modifier t'évolulion des ptiénonièiies , eLmf-me pour couper courlàln maladie. Toutcr»isil est bon que cette pratique n'est pas sans diiugers. Dans quelques cas , 'exerce une influence factieuse sur i'estomnc, et le rem) irrir toute la durée ullérieure de la fièvre. Dans d'autres circoni localise une phicgmasie dans quelque organe important, et ;rin d'une action identiqueavecceile par laquelle il amène la

Uièse générale, nous ne sommes autorisés h faire vomir que sus pensons que l'estomac est sale, c'est-à-dire chargé de ma - ■s formées dans l'économie ou venues rlu dehors (1). » de l'évolution de la fiii<re peul Mre tenté avec succès pendant 'invasion, ou au début de la piiiode de réaction vasculairi! ; it passé, la maladie sui\ra m maiclie régulière, mais ellu core être abrégée par It liailement Je crois que les fièvres !s eont liie[i rarement suspendues une fois la réaction établie. ns convenables au moment mtme du début peuvent 6lre

mis en usage pendant toute la peria le d'invasion ; mais un ;L-rnement est ici nix^eat:ane le campbre, l'ammoniaque, les quL-s cliauds, les déla\ants, 1 opium, si la télé n'est pas piiso ; ;han(ls, les bains île vapeur suivis de IViclions, tels sont les i conviennent le plus généralement. Cliez les sujets robustes, i émanations telluriques ont été la principale cause de l'in-

I émélique puissant, des purgalirsstoinacliiquL'S énergiques, Iru avantageusement cmplo^'és. Dnns tout autre cas, il sera

II abstenir pour les raisons qui ont été iujiquées plus baut. ' a de la sensibilité à l'épiganln.', et d'au très pliK'uoméucs iiidiitalion gastrique et l'aHulblisseraent du systètne nerveux, il ■ de c(Mé les vomitifs et les purgatîl's, et recourir .'i l'applicalarge sinaspisme ou de la térébenthine chaude, suit sur la gastrique et la paroi abilominnie, soit à la partie interne des ais r^s moyens semnl tous nbaiidonnés, dés que la réaction

rs de h période de début je ne suis point partisan des loniifi vre S ils ne lLU■>sl^ LUt poml i en .irrétei li miulie, ils luser un alTaibliSHiment marqué de 1 estomai, el de toute ; et c est la un etit contii, lequel il impoi U de se mellie en

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