‹ Leçons de clinique médicale v. 1Chapitre 37 sur 123 · VÉSICATOIRBS DANS LE TYPHUS FEVER · texte numérisé non relu

VÉSICATOIRBS DANS LE TYPHUS FEVER

mnivesu sur l'emploi des vésicatoires à la tête, je prescrivis une solution de tartre stîMé, composée de telle sorte qu'on donnait toutes les deux heures un huitième de grain d'émétique (7 milligr.). Cette médication réussit admirablement à éloigner les complictations encéphaliciucs, et je suis couTaincu que les mesures énergiques que j'avais prises dès te dâ»ot ont sauvé la vie de ce malade.

L'excitation cérébrale du typhus lever présente un phénomène d'une importance considérable, parce qu'il peut suffire à lui seul pour vous annoncer l'imminence de l'irritation ou de l'inflammation du cerveau. Ce signe eit fourni par l'appareil respiratoire. Bien souvent, l'examen delà resi^ration vous permettra de saisir plusieurs jours h l'avance rinvasion des accidents. Lorsque la respiration du malade est constamment irrégulière, lorsqu'elle est entrecoupée de fréquents soupirs, lorsqu'elle se fait pendant une ou deux minutes suivant un certain mode, et qu'elle en présente un autre pendant le quart ou la moitié de la minute suivante, vous pourrez, d'après ce seul signe, prédire l'apparition plus ou moins prompte d'une affection du cerveau. Vous observerez souvent la même modalité de la respiration avant les attaques de paralysie et d'apoplexie; et c'est même la présence de ce symptôme chez les individus dont les fonctions cérébrales sont altérées, qui a appelé d'abord mon attention sur ce point. Je constatai pour la première fois ces troubles respiratoires chez un malade frappé d'apoplexie, auprès duquel je passai une nuit entière. En rappelant mes souvenirs, je troOTe que j'ai bien souvent observé ces phénomènes dans le typhus ; mais je n'étais pas encore édifié sur les rapports qui existent entre eux et rirritation du cerveau. Il va sans dire que je n'ai en vue ici que les cas dans lesquels il n'existe aucune affection thoracique. Cette réserve faite, et mettant également de côté les malades profondément affaiblis, TOUS serez en droit de soupçonner une détermination morbide vers l'encéphale, toutes les fois (jue vous observerez une respiration irrégulière, haute et haletante. J'ai l'habitude de doimer à cette respiration le nom de respiration cérébrale, parce que mon expérience m'a appris qu'elle est pres<|ue invariablement liée à Y oppressimi et à la congestion du cerveau.

En résumé, si un malade est constamment éveillé, ou si, au contraire, il est continuellement assoupi ; s'il y a (juelques indices d'agitation et d'irritabilité; si la respiration cérébrale a été observée pendant on certain temps, sans qu'il y ait prostration ou affection pulnîonaire, TOUS pouvez, dans le typhus tacheté, annoncer l'arrivée des accidents

Is se manifestent d*ordinaire entre le huitième et le dixième *$ vous avez déjà convenablement usé des sangsues et de la intiphlogistlque, rasez la tête et couvrez-la d'un vésicatoire : vous pouvez faire de mieux.

e (de Belfast) et Kirby (de Dublin) ont adopté ces idées, et t les vésicatoires à une époque très peu avancée du typhus, de prévenir les phénomènes d'excitation cérébrale. Je crois 1 cette méthode employée dès le quatrième jour, j'ai sauvé nent la vie d'un jeune homme demeurant dans Harcourt< ; n'avons pas été instruits à recourir d'aussi bonne heiiro lires ; la pratique ancienne consiste à saigner, à appliquer des idant quelques jours, et à n'user de la vésication que dans tade de la maladie. Dans les phlegmasies franches ou dans nous n'appliquons des vésicatoires qu'après avoir insisté possible sur l'emploi des moyens déplétifs : saignées gênéues et purgatifs. Mais telle ne doit pas être la règle dans le r. La congestion, rirritalion ou l'inflammation du cerveau comme vous voudrez) qui accompagne celte maladie, dilîUement de larachnitis et de l'encéphalite légitimes, et réis souvent un tout autre traitement, ous signaler en passant un h\l physiologique. Mayo avait e les pupilles sont contractées pendant le sommeil. Ce fait it fort curieux en lui-même, et j'avais le plus grand désir r. Nous avons eu hier matin une excellente occasion d'élues pupilles sur deux malades, qui étaient plongés dans un imeil. Ils étaient couchés sur le dos et dans une situation lie à l'observation, car ils avaient la figure tournée vers la js arrivâmes tout doucement auprès d'eux, et ayant soulupières, nous vîmes que la pupille était contractée de telle e ressemblait à un trou fait par une épingle. Cet état des nodifia dès (jue les malades furent éveillés. C'est là un phé- » intéressant, et(|ui témoigne éloquemment de la sollicitude [le la nature. Il semblerait, si je puis employer celte comle pour garantir les yeux durant le sommeil, elle tire un léfend ces organes déliaUs contre tout accident, alors que e endormie n'est plus sur ses gardes, en'ai eu en vuequeles propriétés puissamment révulsives des et leur utilité dans le traitement de la congestion cérébrale ; vent remplir d'autres indications. Ce sont des sliraulants

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