‹ Leçons de clinique médicale v. 1Chapitre 47 sur 123 · SYMPTOMES CÉRÉBRAUX DU TYPHUS FEVER · texte numérisé non relu

SYMPTOMES CÉRÉBRAUX DU TYPHUS FEVER

SYMPTÔMES CÊRÉDRAUX DU lYPIIUS FEVEH. 225

typhoïdes, vous auriez certainement conclu à une méningite ou à une cérébrite ; et si la mort du malade vous eût permis de compléter TobservatioD, vous vous seriez naturellement attendus à trouver dans le cerveau des lésions suffisantes, pour rendre compte de tous ces phénomènes morbides. Vous auriez en effet constaté très probablement un épaississement plus ou moins considérable des méninges, avec un épancheroent sous-arachnoïdien, ou bien du ramollissement, de la congestion ou de la suppuration du tissu cérébral.

Mais ici, il s*agit d'un homme qui présente dans le cours d'un typhus fever tous les symptômes d'une inflammation du cerveau. Ces accidents amènent très rapidement une terminaison fatale; le malade meurt dans le coma. Que va nous révéler Texamen nécroscopique? Rien, ou à peu près rien : des traces fort douteuses de congestion, mais pas d'in?flammlition évidente; une légère opacité de l'arachnoïde à la base du cerveau; une cuillerée à peu près de liquide transparent dans la cavité sous-arachnoïdienne. J'appelle expressément, et de toutes mes forces, votre attention sur ces résultats, et je les soumets au contrôle de tous les élèves travailleurs. Un malade iUleint de typhus est pris de symptômes qui sont regardés comme les phénomènes caractéristiques de la congestion et de l'inflammation cérébrales; il meurt, emporté, selon toute apparence, par la violence même de ces accidents, et l'autopsie reste muette sur les lésions du cerveau. Dans le cas particulier dont nous nous occupons, l'état du malade indiquait manifestement de l'inflammation, ou tout au moins de l'hypérémie des centres nerveux; et s'il n'y avait pas eu de symptômes typhit|ues, nous aurions dû nous attendre à trouver des traces non équivoquos de plilegmasie. H semble donc que la cause qui préside à l'évolution des accidents cérébraux du typhus ne se révèle par aucune lésion anatomique; en d'autres termes, il faut qu'il existe en dehors de la congestion et de rinflanimation une influence qui nous échappe. J'ai dê'jii observé bien des faits de ce genre, et je suis pleinement convaincu maintenant que le délire du typhus fever n'est pas sous la dépendance exclusive des lésions inflammatoires du cerveau.

11 est un autre ordre de faits que je vous engage à méditer avec soin, parce qu'ils viennent directement a l'appui de cette manière de voir : je veux parler de la production de symptômes i<lentiques, dans des conditions tout opposées de la circulation céréhrale. Prenons pourexemples le. vertige et la céphalalgie. Geso.il deux phénomènes également fréquents au début de la congestion céréhrale, et dans cet état de turgescence

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