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CONCLUSIONS

mation de l'un ou des deux seins ; et lorsque celle plilegmasie n*est pas énergiquement attaquée, elle aboulit sûrement à la formation d'abcès mammaires.

11 importe aussi que vous soyez avertis de ce fait, que l'inflammation du sein par rétention du lait s accompagne très souvent de pleurodynie dans un ou plusieurs points du thorax. Vous savez que, lorsque la sécrétion lactée s'établit trois ou quatre jours après l'accouchement, on observe fréquemment des douleurs pleurodyniques fugaces; eh bien! l'inflammation du sein par arrêt de l'excrétion donne très ordinairement lieu à des douleurs fixes, dont le caractère rappelle les douleurs pleurétiques. Le traitement fut très simple. Il fallait d'abord tenter de diminuer l'afflux des liquides vers les glandes mammaires, et, dans ce but, administrer un purgatif liydragogue qui pût agir énergiquement sur les intestins. Je fis donc prendre à la malade une infusion de séné additionnée de teinture de séné, de sulfate de magnésie et d'un électuaire de scanmionée ; il y eut six ou sept garderobes abondantes, et celte dérivation puissante arrêta manifestement le mouvement congestif qui avait lieu vers les seins. Il fallait ensuite dégorger directement la glande, et la débarrasser du lait qu'elle contenait; c'est à quoi nous arrivâmes au moyen de la seringue employée en pareil cas. Du reste, ce n'est pas là le seul procédé (]ui soit h notre disposition ; vous pouvez encore extraire le lait au moyeu d'une ventou.se, et si l'acuité de la douleur vous force à renoncer à ces deux moyens, ce que vous avez de mieux à faire, c'est de prescrire des fomentations non interrompues. Vous produirez ainsi un suintement continuel du ^ein, et si les fomentations sont faites avec une décoction de tétei^ de pavot, la douleur et l'inflammation ne lardent pasàélre considérablement atténuées. Chez la femme dont je vous ai parlé, je lis en outre appliquer des sangsues, non pas dans le but de combattre la [ileurodynie, mais pour en attaquer la cause, à savoir, la plilegmasie manunaire. Vous avez \u que sous l'influence de ce traitement, tous les symptômes douloureux ont cédé, et que la <lyspnée a bientôt également disparu. Envisagés en eux-mêmes, ces accidents pré>entent peu d^ gravité, mais ils sont assez fréquents, et demandent à être traités iwec tact et prudence (1).

Vous avez sans doute remanjué, messieurs, que pour la totalité des

(l)Dans un travail récent, M. le docleur Gardner, professeur d'obstétrique a l'Ecole de médecine de New-York, a étudié les principaux açjenls qui influencent Kl s6th''fion lactée. Sous le nom iV anligolacUques W i\v>'v^\\o les substances qui ont la propriété do

cas (le typhus auxquels] ai eu affaire, je n'ai pas ordonné douze grains (72 centigrammes) de cnlomel, que j*ai très k*arement eu recours à la médication purgative, que j*ai été très réservé à Tendroit des sangsues et des ventouses, et qu'enfui je n*ai pas prescrit une seule saignée. Cette conduite surprendra fori, j*en suis sûr, lès diverses sectes depathologistes et de théoriciens, que j'ai vues se succéder depuis quelques années comme les tlots pressés de 1a mer ; toutes ces doctrines, grâce au ciel, ont également échoué contre le terrain solide et inébranlable de la vérité. Je me rappelle encore comment elles sont nées, comment elles ont essayé de bouleverser la pratique médicale; je me rappelle encore le règne éphémère de chacune d'elles ; mais je me souviens aussi que. partageant le sort de toutes les vaines et stériles spéculations, elles sont tombées les unes après les autres dans le plus complet oubli, et qu'elles ont à jamais disparu dans les ténèbres.

Jo n'ai point oublié le temps où l'on commeiiçait invariablement le traitement du typhus par dix grains de calomel, suivis de quinze grains (80 centigrammes) de jalap, ou d'un apozème contenant, avec une infusion de séné, des sels d'Epsom et un élecluaire de scammonée; je me souviens aussi de Topoqu»^ où il était de mode de saigner, à leur entrée à l'hôpital, tous les malades atteints de fièvre, quelle que fût d'ailleurs la période de la maladie, quel que fût l'état général du patient : c'est h ce même moment (|u'on traitait par le vin et les stimulants la faiblesse et la prostration qu'entraînent les inflammations locales, et surtout celles des organes digestifs.

Chaque épidémie a un génie spécial et distinct; donc chaque épidémie, ne l'oubliez pas, exige un traitement spécial et distinct. De là, messieurs, pour celui qui étudie le typhus fever, la nécessité d'être dégagé de toute opiniofi préconçue, d'être débarrassé des entraves du dogmatisme. Celui qui se conforme à ces principes; celui qui étudie

modérer ou de suspendre la production du lait, et il signale parmi les plus efUcaces, la belladone, le tabac et l'essence de menthe poivrée. Il emploie la belladone sous forme d'extrait aqueux, le tabac sous forme d'onguent; quant à la menthe poivrée, il recommande Tusage externe du Uniment suivant :

^ Huile de menthe poivrée 6 grammes.

Huile de ricin H2

Huile de bergamotte ou de jasmin (>

Camphre 2,60

Mêlez.

(Gardner, On Lactalic^ in American med. Times^ 1861, n'* 2.) (Note du Trad.)

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