‹ Leçons de clinique médicale v. 1Chapitre 73 sur 123 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

la maladie telle qu'elle est dans la nature, et non pas telle qu'elle est décrite dans les livres; celui qui prend pour règles de sa pratique non pas les doctrines des écoles, mais les résultats de recherches sérieuses et attentives; celui-là, soyez-en sûrs, pourra entreprendre avec succès le traitement du typhus lever.

Pour moi, je crois qu'il n'est pas de maladie dont l'issue soit plus immédiatement dépendante de la thérapeutique, et j'ai peine à concevoir comment une opinion opposée a pu se répandre à Dublin. 11 faut sans doute attribuer une part dans ce résultat à la négligence, ou à l'incapacité de ceux auxquels était commis le devoir d'enseigner la vérité. Toutefois celte erreur a pour amse première l'activité et le zèle démesurés que déploient certains hommes, noïi -seulement pour vanter leur spécial lié professionnelle, mais en outre pour décrier, j'ai presque dit pour diffamer ce qu'ils se plaisent à appeler la rnédecine pure. Ce sont ces mêmes liommes qui, après avoir déclaré bien haut l'inutilité du traitement dans le typhus lever, s'empressent de le combattre par tous les moyens possibles, lorsqu'ils se trouvent face à face avec lui dans leur clientèle particulière; ils continuent, il est vrai, à professer ouvertement un septicisme absolu, mais, avec une inconséquence caractéristique, ils accablent leurs malades de pilules et de potions. 11 faut bien, j'aime à le croire pour eux, qu'ils soient pénétrés de la valeur de leurs soins, puisqu'ils acceptent constamment et sans scrupule la rémunération que leur offrent les amis reconnaissants du malade : pauvres dupes que ceux-ci en vérité, car ils sont bien loin de s'imaginer que ces mains qui, par un mouvement automatique, saisissent si prestement leurs honoraires, appartiennent à des hommes qui proclament à grands cris l'impuissance de la médecine dans le typhus fever. Certes la postérité aura peine à admettre de tels faits; elle se refusera à croire qu'une aussi étrange opinion ait pu trouver quelque crédit à une époque, et dans une cité (jue nous qualifions avec orgueil d'éclairées. Pourra-t-on me croire, lorsque j'aflirmerai qu'au moment de la découverte de rauscullalion, il réjjnail ici un tel esprit d'intolérance médicale, que quiconque, a Dublin, cherchait à vérifier par lui-même les assenions de l'immortel Laennec, quiconque mettait à protit les nouveaux procédés de cet illustre médecin, était sûr d'être exposé, au bout de peu de temps, au ridicule et à la haine. Et quels étaient ces hommes si intolérants ? Ceux-là même qui avaient mission de favoriser l'avancement de la science, et qui, rompant avec tous leurs devoirs, clierchaient à en entraver la marche pro-

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gressivp, UeiirbU&emL'iit |Juur lu gloire de noliu jiays, leurs eiïorU ta reïlés stériles, et la cnuse de k vérité tt iriomphc. Heureusement pc les élèves et pour leurs futurs ina!a<les, les maîtres qui sutil le pi suivis aujourd'hui, sont ceux qui ï;'appliqueut avec le plus de soii faire connaître, et à fiiirt! constater les phénomènes révélés par l'ausci talion médiate.

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