‹ Leçons de clinique médicale v. 1Chapitre 8 sur 123 · LK FOUI.S · texte numérisé non relu

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sion, et un ralentissement consécutif du pouls. Je ne puis en effet souscrire à l'opinion d'Abercrombie, et de ceux qui soutiennent avec lui que le sang en circulation dans Tintérieur du crâne ne varie jamais en quantité (1); et pourtant nos conclusions, toutes théoriques, ne se trouvèrent pas d'accord avec l'expérience , ce qui arrive du reste bien fréquemment; le pouls ne continua point à se ralentir sous rinfluence du renversement du corps, et d'autre part il ne devint pas

(1) Le docteur Rurrows (de Londres) a cherché récemment à vérifier par Texpérience la vérité de Tassertion d'Abercrombie, el il a démontré d'une façon satisfaisante que la quantité du tang en circulation dans le cerveau peut varier dans diverses circonstances, et qu'elle est tout particulièrement influencée par la position du corps. Pour les détails de ses expériences et les résultats qu'il en a déduits, je renvoie à son excellent Traité sur la circulation cérébrale^ publié en 1846. (L'Auteur.)

Je ne puis aborder dans tous les détails qu'elle comporte la question si souvent controversée de la circulation inlra-crânienne, mais je veux au moins préciser avec exactitude les deux théories opposées, afln de montrer que Graves a un peu déplacé la discussion, et que le travail du docteur Burrows est loin d'avoir ruiné l'ancienne doctrine. On fait que Monro le jeune {Observations on the structure and fonctions of the nervous System^ Edinburg^h, 1783) avança le premier que la circulation, dans la cavité du crâne, n'obéit pas aux mêmes lois que dans le reste du corps. Les expériences du docteur Kellie (de Leith) vinrent bientôt après démontrer la justesse de celte manière de voir qui fut adoptée par Abercrombie {loc. cit.), défendue par John Reid {Physio^ logical, anatomical and pathological Researches^ n° xxv), et qui fut admise enfln dans la science comme une vérité déflnitivement établie. Se fondant sur la résistance qu'oppose la voûte crânienne chez l'adulte à toute pression «'exerçant de dedans en dehors, sur l'absence presque tolale de compressibililé dans les liquides, ces auteurs avaient avancé que l'encéphale et ses enveloppes, les vaisseaux et le liquide cérébrospinal remplissent exactement la cavité encéphalique, et que, comme on ne peut y supposer la formation du vide, un des éléments contenus ne peut diminuer de quantité qu'à la condition d'être immédiatement remplacé par un autre. Monro se servait même à ce propos de la comparaison suivante : il disait que lorsqu'un vase, à parois incompressibles, comme le crâne, est rempli d'eau, il ne peut être vidé, sans que de l'air ou quelque autre substance se substitue au liquide qui s'écoule. Mais, et c'est là le point important, si les partisans de cette théorie ont soutenu que la circulation intra-cràniennc se fait suivant un mode to\it spécial, nécessité par la disposition môme de la cavité encéphalique, ils n'ont point émis la proposition que Graves leur reproche ; ils n'ont point dit que la quantité de sang contenue dans le vase doit être constamment la même, lis ont dit, ce qui est bien différent, que la quantité de liquide renfermé dans la cavité crânienne n'est susceptible d'aucune variation, et que les modifications dans la quantité de sang sont toujours compensées par la modification en sens inverse d'un autre liquide. Telle était bien réellement leur pensée, car à une époque où l'on ne connaissait pas encore l'influence cotnpensatrice du liquide cérébro-spinal, Kellie disait : « Nous ne pouvons diminuer beaucoup par la saiji^nce la quantité dt- sang qui circule dans le crâne, et lorsqu'on soumettant les animaux à une hémorrliagic mortelle, nous réussissons à priver les vaisseaux intra crâniens d'une quantité notable de sang rouge.

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plus fréquent que dans la position liorizoïilale. J'ai vérifié ce fait en présence des docteurs Jacob el Apjolm, et de M. Harris. Il eit pour le moins singulier que la position renversée , qui est tout à fait contre nature, n'amène aucune modification dans la fréquence du pouls, lorsqu'elle succède à la position horizontale, tandis que lorsqu'on remplace celle-ci par la put^ition droite (l'une et l'autre sont pourUint nalurdles), il se produit une grande accélération dans les bultements de l'artère. Si la friiiiuence du pouls n'est [wint altérée par l'attitude renvcrstie, la force en est diminuée, et f.ouvent d'une façon 1res notiitileiil n'cf^l jias rare en outre tju'il devii'mie ii'réi^nlicr, cequi peut s'expliquer par la pression considérable qu'exerce la colonne sanguine sur la face susiéricure dfs valvules aorliques : de Ih, en effet, un

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