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PLEURÉSIE PURULENTE, ASPIRATION ET INJECTIONS

'Le volume de ce trocart ne dépasse pas celui des aiguilles n** 2 et 3. L'instrument est recourbé de manière que la canule laissée à demeure, étant presque parallèle à la paroi interne de la poitrine, ne puisse heurter de son extrémité le poumon, le blesser

Fia. M. — N, trocart Ihoradqoe ; — B, boadier da troetii manl d« AbbIm f detlinéM ë lalMtr pMf«r un rahan de fll ; — P, dard do trocart : ~ A, ajutage inlennédlaire, mettant en rapport raapiratear et le troeart ; — T, tabe de raipiratear ; — 0. obturatenr ; — T, ria aorla« quelle a'adapte l'obtnratenr ou TaJutaie intermédiaire ;>CC, troeart Tn de feoe et mia en place.

ou en être oblitérée. Le trocart ayant pénétré dans la poitrine, on le fixe très-facilement au moyen de rubans de fil passés dans les yeux du petit disque ou bouclier qui le termine, et de quelques gouttes de collodion qui collent ces rubans à la peau.

Fia. 89.

Le manuel opératoire est des plus simples : le trocart introduit dans la plèvre, on en retire le dard, on y fixe rapidement un ajutage à robinet destiné à mettre la canule laissée en place en rapport avec l'aspirateur h crémaillère (Hg. 39), et l'on vide alors la

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plôvre, on la Uv^, puis on injecte le liquide médicamenteux. I^'opération termipée, onboi;ch§ la canule avec up obtprateui* à vis. La saillie que fait la capule avec son o))turateur est à peine sepsible et ne gène en aucune façon le malade. Chaque fois qu'on veut pratiquer un pansement de la plè>Te, on dévisse l'obturateur et on le remplace par l'ajutage intermédiaire. Pour éviter que l'air ne pénètre dans la cavité de la plèvre au moment où l'obturateur est retiré, on engage le malade à ne pas respirer, et l'on visse rapidement l'ajutage à robinet ; on l'invite également à retenir sa respiration lorsqu'on a retiré cet ajutage pour le remplacer par Tobturateur. Ainsi l'air ne pénètre pas plus dans la plèvre à ce moment qu'il ne le fait pendant le lavage et l'injection.

Le jeu du piston de l'aspirateur permet d'imprimer au liquide la force de projection jugée nécessaire, et l'injection est dosée, retirée de la plèvre ou laissée à demeurCf suivant qu'oi^ le juge à propps.

Par cette méthode des lavages et des injections pratiqués avec l'aide du trocart thoracique, M. Dieulafoy a obtenu la guérison d'une pleurésie hémorrhagique et purulente dans les conditions suivantes :

Une jeune fille était atteinte de pleurésie chronique du cAté gauche. Au huitième mois de la maladie la ponction fut décidée et donna issue à 3 litres de liquide très-fortement coloré par le sang. Six mois après, on constatait un nouvel épanchement d'au moins 2 litres de liquide. Un ipois plus tard, M. Dieulafoy pratiqua l'aspiration, mais s'arrêta après avoir retiré 1 litre de liquide très-sanguinolent. Il ne voulait pas soumettre à une trop vive aspiration une plèvre qui paraissait tellement disposée aux hémorrhagies. A quatre jours de là, il retira encore 1 litre de liquide de môme apparence et d'assez mauvaise odeur. Le surlendemain, nouvelle aspiration dei litre de liquide sanguinolent ayant une odeur de macération très-prononcée.

Deux jours après, môme opération suivie du môme résultat. Une cinquième aspiration fut faite trois jours plus tard : le liquide était moins rouge, il avait une teinte grisâtre et contenait une abondante quantité de globules de pus ; c'est-à-dire que la pleurésie hémorrhagique s'était transformée en une pleurésie puru-

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