NEUVIÈME LEÇON
Des lésions prétendues compensatrices dans les maladies du cœur. — Une lésion quelconque surajoutée à une autre l'aggrave et ne la compense pas.
— De l'effet prétendu bienfaisant du rétrécissement mitral dans rinsuffisanoe aortique ; ou du même rétrécissement mitral dans Tinsuffisance de ce nom.
— Théorie hydraulicienne qui ne tient compte ni de la masse du sang, ni des fonctions de ce liquide, ni de la durée nécessaire de la circulation, ni des besoins de l\)rganisme.
Maladies du cœur droit ; toujours consécutives, soit & une lésion du cœur gauche,' soit à une maladie des voies respiratoires ou à une déformation du thorax. — Faible importance de la notion de la lésion et de son siège.
Tableau synthétique des effets rétroactifs d'une lésion quelconque du cœur gauche.
BfESSIEUfiS ,
Je me propose d'abord de discuter aujourd'hui une assertion émise dans ces dernières années, à s'avoir qu'il y a dans les affections du cœur des Icsiims compensatrices.
Je vous ai déjà dit ce qu'il fallait penser de l'hypertrophie cardiaque comme moyen de compensation (I). (Et ici encore on pourrait invoquer une relation pathogénique : la lésion primitive engendrant l'hypertrophie par excès de fonctionnement») Nous allons voir maintenant ce qu'il en est des lésions du cœur simultanées, fortuites, et qui ne se rattachent par aucun lien de causalité à une lésion primitive.
Quelques auteurs ont admis qu'il en est de deux ordres : il y aurait des lésions associées dont les effets nuisibles ^'accumulent on quelque sorte — et ici je suis de leur avis ; — tandis qu'il y aurait d'autres lésions associées dont les effets se neutralisent — ce sur quoi je suis en complet désaccord avec eux.