pour 100, tandis que c'est à * kilogramme de produit
peine si dans les cafés les plus riches Pilulet,
on trouve l^' 50 de caféine. Extrait hyd. aie. de kola. 10 centigr.
Voici d'ailleurs le tableau compa- Poudre de kola Q. S.
ratif de la composition de la coca, p^u^ mie pilule.
du café, du thé, et de la noix de kola. . ,^^^,„i..^^
-. ' ' . ,• ^ ., 1 Alcoolature* Dans une communication faite le
20 mai 1884 par Nation à la Société ^""^^ ft-ais râpé. 100 grammes.
médicale du I« arrondissement, il Alcool à 80 degrés.... 500 ~
indiquait différents modes de pré- Laisser macérer quinze jours.
Schiagdenhaufen (a), une quantité très considérable de caféine et une très faible quantité de théobromine ; en outre le kola contiendrait encore, d'après Heckel, un principe extractif, le rouge de kola qui aurait une action tonique sur l'organisme; nous administrons la noix de kola soit à l'état torréfié et sous forme d'infusion comme le café, soit sous forme de teinture, d'alcoolature et d'élixir.
L'un de mes élèves, le D' Monnet, a consacré sa thèse inaugurale à l'étude du kola; il a bien mis en lumière les propriétés toniques de ce médicament, et les heureux effets qu'on peut en tirer dans la cure des aff^ections cardiaques, et récemment le professeur G. Sée (b) a fait de nouvelles expériences qui n'ont fait que confirmer les données établies primitivement par nous.
Trois nouveaux médicaments se sont récemment ajoutés à la liste des toniques du cœur, Yadonidirw^ la spartéine et le strophantus.
En WIQ^V Adonis ver tialis^ plante de la famille des ooradonis Renonculacées, avait été appliquée par Bubnow, assistant du professeur Botkin (de Saint-Pétersbourg) , au traitement des maladies du cœur; en 1882, Vincenzo Cervelle retira de la plante le principe actif, l'arfe^wirfiw^, qui est un glucoside. En France, les expériences de Bubnow furent répétées par
Elixir. passez au tamis et desséchez àTétuve.
Aleoolaiare de kola... 500 grammes. . .
Sirop de sucre 500 — PoMMles.
Il « . Saccharuro do kola pul-
"• ^" ^* vérisé 100 grammes.
Saccharure. Gomme adraganthc .... 1 —
tola frais 100 grammes. Eau distillée 6 —
Socrc 200 — Arôme Q. Y.
Pilez dans on mortier de marbre, F. S. A. Cent pastilles.
J«) Heckel et Schiagdenhaufen, Joum. de phafm.y 1883, t. VU, 556; t. VIII, 81, 177, 289. — Dujardin-Beaumetz, BulL et mém. de la Société de thérap. Séance du 28 mai I88i, p. 67. — Monnet, Du kola. Thèse de Paris, 1883. (^) 0. Sée, Kola et Caféine, Acad. de méd., avril 1890.
Yoraalit*
il2 LEÇONS DE CLINIQUE THÉBAPEUTIQUE.
Lesage et Mordagne et par Huchard et Éloy, et j'ai moimême étudié les résultats produits par ce médicament. Vous utilisez la teinture et vous donnez 10 à 20 gouttes de teinture par jour; cette préparation m'a donné quelquefois des résultats remarquables, mais, néanmoins, c'est un tonique cardiaque inconstant dans ses effets.
Adonidino. L'adonidiue ejst donnée à la dose maxima de 20 milligrammes; au delà le médicament produit des phénomènes gastriques graves. En donnant chaque jour une ou deux pilules de un centigramme, vous pourrez obtenir un effet tonique sur le cœur, surtout en prolongeant la médication : ce médicament a une action analogue à la digitale, avec lui on ne voit pas se produire les effets de Taccumulation.
spariciac. La spartéinc est extraite du genêt à balai {Spartium sco^ parium); c'est un alcaloïde dont on utilise surtout le sulfate : on l'administre par centigrammes et on peut le donner soit sous forme de sirop, soit sous forme de pilules, de manière à atteindre la dose de 8 à 10 centigrammes par jour. Je puis vous recommander la formule suivante, qui est due à Houdé :
'if Sulfate de spartéinc 0,30 ccnligr.
Sirop d*écorces d'oranges amères 300 grammes.
Chaque cuillerée à bouche renferme 2 centigrammes de principe actif.
Les recherches de Laborde et celles de G. Sée nous ont montré que ce corps agissait surtout comme régulateur des battements du cœur et comme diurétique ; mais, comme le muguet, c'est un tonique du cœur incertain qui est loin d'avoir l'action constante de la digitale. Du *iro. Le strophantus ou Inée^ appartient à la série des poiphânius. g^j^g d'épreuve si usités dans les peuplades de l'Afrique centrale. Étudié en France au point de vue physiologique
DES TONIQUES DU CŒUH. t13
parPélikanet Vulpian, Polaillonet de Carucèle, au point de vue chimique par Hardy et Gallois, le strophantus (1) n'a été introduit dans la thérapeutique qu'après les travaux de Fraser (d'Edimbourg). Fraser avait dû abandonner ses expériences faute de pouvoir se procurer la plante ; il les reprit en 1881 et commença, dès lors, à employer le stro-^ phantus dans les maladies du cœur.
Le travail de Fraser eut un grand retentissement, et tous
(I) Les strophantus son tdes plantes (le la famille des apocynacées de la zone intertropicale. On les trouve en Afrique, à Madagascar, à Geylan, aux lodesy à Java.
Les nègres de Sierra Leone, du Gabon, du haut Zambèze, de la région des Grands-Lacs s*en servaient comme poison d*épreuve et surtout pour empoisonner leurs flèches. A cet effet ils écrasent les grains avec Técorce mucilagineuse d'une liliacée et en font une pâte molle qu'ils appliquent à Textrémité de leurs flèches. L'animal succombe très rapidement : ils mangent cependant les animaux tués de cette façon après avoir introduit dans la plaie un fragment d'écorce de baobab. Les expériences de Lascelle Scott ont montré en effet que Fadausonine, principe actif du baobab, peut être regardé comme l'antagoniste de la strophantine.
La plante se présente sous forme de lianes qui souvent peuvent atteindre de grandes hauteurs : les différentes espèces de strophantus sont assez mal définies botaniquement. D'après Blondel on en connaît en tout dix-huit espèces, les unes africaines, les autres asiatiques : les nègres, dans la confection de, leur
poison, ne font aucune difl'ércnce entre les diverses espèces. ,
Blondel (a) a fait de ces diverses espèces une intéressante étude et a pu les grouper de la façon suivante:
i . Strophantus hispidus. — Provenant de la Guinée et du Gabon. Arbuste sarmenteux donnant des fleurs blanches à l'extérieur, jaunes à la face interne de la corolle. Il fleurit d'avril à mai sur les bords du Rio^ Nunez. Les branches sont de la grosseur du petit doigt, creuses, cylindriques,noirâtres.Ëllessonthérissées de poils assez longs, abondants aussi sur les feuilles. Feuilles opposées, elliptiques, oblongues, presque sessiles de 10 à 12 centimètres de long sur 5 de large. Fleurs en cymes terminales. Galice à cinq lobes hérissés de poils en dehors. Gorolle gamopétale avec un tube court bientôt dilaté en un limbe en cloche et dont chaque lobe se prolonge en une longue languette étroite qui atteint jusqu'à 10 centimètres de longueur.
Sur la corolle s'attachent cinq étamines à filet court, à anthère dressée. Gynécée composé de deux petits ovaires multiovulés coniques surmontés d'un style grêle.
Le fruit est un follicule cylindrique gros comme le pouce, atteignant
(«) Blondel, BuHelin de thérapeutique ^ 1888.
CLINIQUE THÉR., 6* édit.
ii i LEÇONS DE CLINIQUE THÉRAPEUTIQUE.
les cUniciens se mirent à étudier ce 90uveau poison du cœur etbiéntôt de nombreux travaux nous firent connaître l'histoire naturelle et le mode d'emploi du strophantus. Les travaux de Bloûdel ont établi les particularités botaniques et la séparation des espèces; ceux de G. Sée, Lépine (de Lyon), les miens et 3urtoiit les intéressantes expériences de Bucquoy ont établi l'emploi thérapeutique et la pathologie des Strophantus et de leurs principes actifs ; et c'est à ces divers
50 ceatimèlres et même plus. Il s'ouvre par iihe fente longitudinale et laisse voir les graines. Celles-ci sont fusiformes et munies à une de leurs extrémités d'une magnifique aigrette qui peut atteindre 10 et ) 2 centimètres de longueur. On trouvera dans le travail de Blondel une description très complète de la structure de ces graines.
2. Strophantus du Niger {sarmentosui), — Souvent confondu avec Thispidus dont il ne difiere que par les détails de la coque du fruit.