C. Emplâtre d'opium avec l'extrait (Codex français
Extrait aqueux d'opium 9
Résine élémi purifiée {Icica
icicariba) 2
Cire blanche 1
Faites fondre la résine à une douce chaleur; ajoutez l'extrait.
des différents moyens pharmaceutiques que je viens de vous énumérer. On a aussi conseillé l'hyposulfite de soude et le salicylate de soude pour combattre certaines formes de vomissements acides, où l'on rencontre souvent, comme Goodsir Des sarcines. l'a trouvé Ic prcmicr, une algue spéciale, la sarcina ventriculi (1) . Ces substances ont pour but de détruire ces parasites, dont l'action intime, au point de vue du vomissement, malgré les travaux de Windmùller, nous échappe encore.
Quant aux règles diététiques et bromatologiques, il faut apporter un grand soin dans les aliments et vous devrez ici vous laisser guider par le malade plutôt que par les observations scientifiques que nous avons formulées plus haut, car rien n'est plus mobile que les dispositions individuelles pour chaque aliment, et tel qui vomit les aliments les plus digestibles supporte au contraire fort bien ceux qui sont les plus indiajestes.
Du Puis, nous avons un état particulier dans lequel le vomis-
mai de mer. . • i ^ i i r
sèment joue un rôle assez considérable, état passager, mais qui peut être la cause d'accidents plus ou moins graves : c'est le mal de mer. Bien que nous ignorions la cause première de ces vomissements, cause première qui, sans doute, est multiple et résulte de la vue, de l'odeur et des modifications produites dans l'équilibre des viscères abdominaux, c'est cependant un mal trop fréquent pour que le médecin ne soit pas appelé à traiter cette affection.
(1) La sarcina ventriculi est une urines ou bien dans les foyers gan-
algue du genre morismopœdia; elle greneux (Cohnheim, Lancereaux).
se présente sous l'aspect de petits D'après Windmùller, cette sarcine
tubes ayant une forme régulière des serait la cause de l'acidité des vo-
plus caractéristiques. Outre l'esto- missements dans certains f^as de
mac, où on la rencontre fréquem- dyspepsie (a). ment, on peut la trouver dans les
{a} Goodsir, Ilist. of a Gâte inwicli a Huid Périocl, etc. {EcUnb. Med. and. Surg. Journ., t. LYII, p. 430, 183^). — Windmùller, De sarcina parasita, BeroL, 1858.
On a conseillé de soutenir les parois abdominales par des ceintures qui empêcheraienl le déplacement de la masse intestinale; je crois que ce moyen donne peu de résultat. Un autre traitement, au contraire, a fait ses preuves scientifiques : je veux parler du chloral (i). C'est Giraldès (a) qui, se rappelant une indication fournie par Pritchard, a conseillé ce moyen, qu'il a d'abord expérimenté sur lui-même. Appelé en Angleterre par ses relations scientifiques et ayant souffert dans .toutes ses traversées antérieures de vomissements fatigants, il prit du chloral en potion et il* n'eut pas de vomissements. Depuis, cette pratique s'est généralisée, et les médecins de la Compagnie transatlantique, et en particulier le docteur Obet (b), retirent de ce moyen de bons résultats. On donne au moment du départ, soit en potion, soit en sirop, le chloral à la dose de i à 3 grammes. Si les patients éprouvent de la soif, on leur recommande de boire du Champagne frappé, qui est aussi bien indiqué pour combattre ces vomissements.
{'[} C'est en 1871, clans the Lancet, àDouvresJamerétantexcessivement
que le docteur Pritchard a signalé les mauvaise, Giraldès prit, dès son arri-
bons effets du chloral comme moyen vée sur le bateau, la moitié d'une po-
préservatif du mal de mer. tion contenant : chloral, 3 grammes,
Giraldès étaittoujours maladelors- eau distillée, 50 grammes, sirop de
qu'il faisait la traversée de la Manche groseilles, 60 grammes, essence de
avec une mer un peu agitée; aussi, menthe française, 2 gouttes. Giral-
sur l'avis d'un médecin de Boulogne, dès arriva à Douvres parfaitement
il prit, dès que le bateau se mit en portant, alors qu'à côté de lui ses
mouvement, une quantité de sirop compagnons de route étaient ma-
pouvant contenir 30 centigrammes de lades.
chloral. A son retour d'Angleterre, Au retour, avec une mer furieuse,
il prit une potion contenant 50 cen- - il prend le reste de la potion, s'en-
tigrammes. Le voyage, au retour dort au bout de peu de temps, et se
comme à l'aller, se fit sans en- réveille à vingt minutes de Calais,
combre. très bien portant {Journal de Thé-
Dans une autre traversée de Calais rapciitlque, novembre 1874.)
(«) Giraldès, Du traitement du mal de mer {Bull. deTliérap., t. LXXXVU, p. 47). (h) Obet, Arch. de médecine navale, juin 1875, p 4-5, et Bull, de Thérap., t. XG, p. 92.
Du mal de terre.
la morphine.
Le docteur Garipuy a aussi employé ce même traitement non plus dans le mal de mer, mais dans le mal de terre, c'està-dire contre ce vertige, ces vomissements qui surviennent chez certaines personnes lorsqu'elles sont soumises à la trépidation de la voiture ou des chemins de fer (a).
On peut encore user dans le mal de mer d'un autre moyen qui adonné de bons résultats : je veux. parler des injections de morphine. C'est le baron de Thérésopolis qui s'est montré un des plus chauds partisans de cette médication et il a cité un très grand nombre d'observations où ces injections ont fait disparaître les accidents graves déterminés par le mal de mer. Cet avis est partagé par le D' Philippe Vincent (1).
Soyez cependant très ménagers dans l'emploi de ces injections, et surveillez attentivement les effets obtenus; la morphine, en effet, détermine par elle-même chez quelques personnes des vomissements plus ou moins abondants. Dans ces cas où les injections de morphine sont mal supportées, usez du mélange dont je vous ai parlé pour les maladies du cœur, et faites des injections de morphine et d'atropine ("2). C'est surtout dans les vomissements qui ont pour point de départ une douleur intense, soit de l'estomac, soit d'un autre organe contenu dans la cavité abdominale que vous pourrez tirer un bon parti de ces injections de morphine et d'atropine.
(1) Le baron de Thérésopolis emploie l'injection suivante :
Chlorhydrate de morphine.. 30 centig.
Eau distillée 20 gr.
Et il injecte 10 gouttes de cette solution à la région épigastrique.
Philippe Vincent, médecin de la
Compagnie maritime Cunard, considère aussi les injections de morphine comme le médicament à opposer au mal de mer. 11 donne une dose de 2 à 3 centigrammes par jour (&).
(2) Injections sous-cutanées de raoï'phine et d'atropine :
(a) Garipuv, Revue médicale de Toulouse, 1876, p. 2-34; Bull, de Tliérap., t. XC, p. 284.
(b) Baron de Thérésopolis, De la morphine contre le mal de mer {Soc. française cVhygiéne, 11 nov. 1881, et Bull, de Thérap., 1883, t. CV, p. 472). — Philippe Vincent, De Vinjection de la morphine contre le mal de mer {Brlt. Med. Journ., 18aoùtl8S3j.
Parmi les organes qui.oiiL une influence directe sur le vo-
Du
vomissement
missement, l'utérus joue à coup sûr un rôle prépondérant, '^^
^ la grossesse.
et nous voyons certaines métrites, certaines congestions utérines, certaines ulcérations s'accompagner souvent de ce symptôme; mais c'est principalement dans la grossesse que ces vomissements sont pour, ainsi dire, la règle.
Cet accident se produit surtout dans les quatre premiers mois de la grossesse; c'est un symptôme incommode, pénible, pour lequel le médecin est consulté, mais qui n'a ordinairement pas de gravité. Quelquefois cependant, ces vomissements acquièrent une intensité, une persistance très grande et on se trouve en présence de vomissements dits incoercibles qui, s'ils ne sont pas combattus à leur temps, à leur heure par une médication énergique, et même par Tintervention de l'accoucheur, peuvent entraîner la mort.
Il faut donc que le médecin ait en main des moyens thérapeutiques puissants pour combattre ces symptômes, et sans aborder dans son entier cette question, qui demanderait, pour être traitée complètement, des détails que vous trouverez dans les traités spéciaux et dans les cliniques obstétricales, je vais vous exposer les différents moyens dont vous pouvez disposer. Ici,, tout a été tenté, tout a réussi, tout a échoué; aussi la liste des médications est-elle longue.
En première ligne nous avons les alcools, que Bouchardat ^1^^^,, a vantés et qui sont d'une pratique vulgaire dans le traitement des vomissements de la grossesse. On voit même certaines femmes enceintes qui avaient antérieurement une grande répugnance pour les liqueurs, non seulement les supporter fort bien dans cette période, mais encore les deman-
Chlorhydrale de morphine.. ... 10 cent. contre contient 1 demi-centigramme
Sulfate neutre d'atropine 1 » de chlorhydrate de morphine et
Eau de laurier-cerise 20 gr. | demi-miiligramme de sulfate d'a-
Un gramme de la solution ci- tropine.
der avec insistance. EL ici, messieurs, ce sont les alcools les plus énergiques qui donnent les meilleurs résultats. Vous prescrivez le rhum, le kirsch et surtout l'élixir de la Grande- Chartreuse pris par gouttes sur un morceau de sucre.
Pepsine. A côté dc CCS moycus, vous avez un médicament qui donne aussi de bons résultats : c'est la pepsine, que notre regretté ami le docteur Gros avait préconisée. La pepsine, donnée à la dose de 50 centigrammes, peut arrêter, arrête même souvent les vomissements les plus tenaces et les plus opiniâtres.
^d'iodT Vous pourrez aussi user du moyen recommandé par Lasè-
gue qui ordonnait dans ce cas la teinture d'iode à la dose de 5 à iO gouttes, dans de l'eau sucrée. Dans une thèse récente, le docteur OUé a montré que ce moyen pouvait être généralisé et appliqué à toutes les formes de dyspepsie avec vomissement (a).
Créosote. En Angleterre, on emploie la créosote. Cette substance, vous le savez, est, depuis les travaux de Bouchard et de Gimberd, très employée dans la cure des affections pulmonaires, soit dans du vin,soitdans des capsules avecun mélange d'huile. Vous pouvez essayer de ce médicament.
Pulvérisations Vous pourrcz aussl recourir à un moyen qui m'a donné quelques succès, et qui a été recommandé par Lublesky (de Varsovie). Ce médecin, (|ui a déjà fait plusieurs travaux sur les pulvérisations d'éther et qui a montré tout le parti qu'on peut tirer de ces pulvérisations dans les affections chroniques, a fait voir aussi qu'on pouvait user de la même méthode pour la cure du vomissement quelle que soit sa cause (i).
(I) Lublesky administre une douche commande de prolonger cette douche
d'éther pulvérisé sur la région épi- de deux à trois on cinq minutes, et
gastrique et sur la région correspon- même plus longtemps si 'la femme
dante de la colonne vertéJjrale; il s'en trouve bien, et de la renouveler
(«) OUé, De la dyspepsie et de son traitement par la teinture d'iode. Thèse de Paris, 1878.
Avec un appareil pulvérisateur, avec celui de Richardson, par exemple, vous pulvérisez pendant trois à quatre nriinutes de l'éther au niveau de l'estomac, et vous faites ensuite manger le malade. Dans ma clientèle, chez une de mes malades qui avait des vomissements presque incessants, j'ai obtenu par ce moyen une diminution notable dans le nombre des vomissements. Ces pulvérisations ne présentent pas d'ailleurs d'inconvénient. Depuis ce moyen a été employé avec succès par plusieurs médecins et en particulier par Galceran et Rodrigues Mendes («). ^ .
Il est un autre petit moyen conseillé par Gros : c'est la fumée de tabac. Ayant remarqué qu'une de ses clientes, enceinte et atteinte de vomissements incoercibles, les voyait disparaître dès qu'elle se trouvait dans la chambre de son frère, il rechercha la cause de cette particularité, et il remarqua que cette chambre était imprégnée de fumée de tabac. Ce fait lui donna l'idée de faire fumer sa malade, et dès lors les vomissements disparurent.
Usez donc de tous les moyens que je vous indique, ajoutezy les injections de morphine, les lavements de chloral, les inhalations d'oxygène que Hayem {h) a considérées comme un des meilleurs moyens de traitement de la dyspepsie avec vomissements et que Pinard a appliqué à la cure des vomissements chez les femmes enceintes, usez surtout du gavage, etc. Quelquefois vous atteindrez votre but, d'autres fois vous échouerez, et vous devrez alors avoir recours ou à la dilatation du col
toutes les trois heures. Dans les cas ' de Belgique, séance du 13 février
rebelles, le docteur Lublesky alterne 187S, t. XII, p. 76, et Bull, de Thé-
les douches d'éther avec celles de rap., t. XCIV, p. 32i2, 1878). chloroforme {Académie de médecine
(a) Galceran, Gaceta médico Catalana, 15 de julio de 1884, t. VU, n» 18, p. 415.
(b) Haj'cm, Action de V oxygène dans l'anémie {Soc. de biol., 18 mai 1879; Gaz-, méd., n" 28). — Sur les effets physiologiques et ■pharmaco-thérapiciues des inhalations d'oxygène {Acad. des se, 2 mai 1881).
Fumée Je tabac.
Vomissements hystériques.
indiquée récemment, ou à l'accouchement prématuré que les accoucheurs ont unanimement proposé d'employer, si les moyens médicaux ne réussissaient pas.
A côté de ces vomissem.ents de la grossesse, je placerai ceux que détermine l'hystérie, et qui, comme les précédents, présentent une persistance qui résiste souvent à tous les moyens thérapeutiques.
A propos de ces vomissements hystériques, il faut faire une distinction. Chez certaines névropathes, on voit survenir de véritables crises de vomissements et de gastralgie et, pendant des mois, la malade ne peut supporter presque aucun aliment; puis cette forme stomacale disparaît pour faire place à d'autres troubles nerveux. Rien dans l'examen de la maladie ne peut nous faire découvrir la cause de ces vomissements : les fonctions utérines s'exécutent bien, les urines sont abondantes et émises facilement, et on ne peut invoquer pour expliquer ces troubles, que l'état nerveux sous l'influence duquel se trouvent ces malades; c'est le vomissement nerveux; j'y reviendrai plus complètement lorsque je vous parlerai du traitement de l'hystérie {a).
Contre ces vomissements qui appartiennent aux groupes d'affections que Huchard a fort heureusement caractérisés du mot d'hijstérie gastrique, vous pourrez employer surtout deux ordres de remèdes qui m'ont donné d'excellents résultats : c'est le gavage et l'électricité. La plupart de ces faits ont été consignés dans l'excellente thèse de mon élève Lucien Deniau (h).
Gavage. Q'cst surtout chcz les malades hystériques atteintes de
troubles spasmodiques du pharynx et de l'œsophage que réussit la méthode de gavage ; et tel malade qui vomissait
(a) Tome III, Traitement des maladies du système nerveux. Leçons sur l'hysiéne. {h) Lucien Deniau, De Vhystérie gastrique et de son traitemeni. Thèse de Pans,
tous les aliments immédiatement après leur ingestion, voit cesser ces vomissementsiorsque les aliments sont introduits à l'aide du siphon. Vous pourrez employer ici comme mélange alimentaire le lait additionné de poudre de viande ; vous pourrez aussi faire précéder chaque gavage d'un lavage de l'estomac. J'ai obtenu par cette méthode des résultats vraiment merveilleux, résultats auxquels sont arrivés aussi Charcot, Geoffroy, etc. Mais dans d'autres cas cette méthode devient insuffisante, et malgré le gavage les malades vomissent encore, il faut alors avoir recours à l'électricité.
C'est Apostoli qui a donné les règles de ce traitement élec- Électricité pokiro
, . ,, - positive.
trique des vomissements et vous 1 avez vu souvent dans mon service appliquer sa méthode avec succès. Cette méthode consiste dans la galvanisation polaire positive du pneumogastrique droit. On applique l'électrode positif au dehors de l'extrémité interne de' la clavicule en ce point marqué par la dépression que laisse l'intervalle des deux faisceaux inférieurs des sterno-mastoïdiens; cet électrode très humecté, doit être de petite dimension; l'électrode négatif est tenu dans la main de la malade. La pile dont on se sert est la pile de Gaiffe à collecteur et on emploie une dose qui varie entre dix et vingt milliampères (a). Quant à la durée du courant (i) elle est très
(1) Dans son travail, Apostoli in- à petit et par fraction l'aliment ou la siste sur le moment où l'on doit ap- boisson qui lui est antipathique et pliquer l'électricité pour la cure du qu'il sait devoir provoquer le vomisvomissement. Voici comment il pro- sèment, cède : 3^ temps. Il continue la séance
l'^'' temps. 11 fait d'abord trois mi- jusqu'à ce que le malade n'éprouve
nutes environ de galvanisation po- plus aucune sensation de spasme ou
laire positive, l'estomac étant à vide de vomissement et jusqu'à ce que le
et à titre de séance préparatoire. malade se trouve absolument bien.
2" temps. Sans interrompre l'élec- 11 recommande de plus de faire
trisation il fait avaler au sujet petit deux applications par jour et dans
(a) Voir t. III, Traitement des maladies du système nerveux. Leçons sur l'électricité médicale.
512 LEÇONS DE CUiNIQUE THÉRAPEUTIQUE.
variable et l'on ne doit cessser l'application de l'électricité que lorsque les malades ont vu disparaître les sensations de spasmes et de vomissements (4).
On peut encore user ici de l'électrisation directe de l'estomac avec l'appareil de Bardet. Vous suivrez ici le même procédé que celui que je vous ai décrit à propos du traitement de la dilatation de l'estomac par l'électricité, seulement c'est le courant positif qu'il faut placer à l'intérieur du ventricule, le pôle négatif au contraire étant appliqué sur les parois de l'abdomen. De plus, ce n'est plus du courant interrompu qu'il faut user, mais du courant continu {a). A ce gavage et à cette électricité on peut joindre l'emploi des bains prolongés, qui réussissent quelquefois, comme l'ont montré Ferrandet Dauchez (2). Dans d'autres cas, les vomissements chez les hystériques sontsymptomatiques d'une autre altération ; l'urine n'est pas sécrétée, et celte anurie hystérique, que Gharcot a signalée et dont Fernet, Juventin, Secouet(ô) ont cité des exemples, s'accompagne de vomissements plus ou moins abondants, dans lesquels on retrouve l'urée en quantité variable. Ces vomissements se rapprochent de ceux de la dyspepsie urineuse.
les huit cas de vomissement liysté- sous la forme de pilules de 10 cen-
rique dont quatre incoercibles la tigrammes, administrées à la dose
guérison a été obtenue au bout de de 2 à 3 par jour (avant chaque re-
une à huit séances (c). pas) (d).
(1) Danscesdernierstemps,Gubler (2) Pour Ferrand et Dauchez la
et Paret, ont conseillé, contre ces vo- durée des bains doit être de 3 à 8
missements hystériques, le valéria- heures. La température de l'eau doit
nate de caféine que l'on peut employer être uniforme (de 20 à 28*) (e).
(ff) Bardet, De la galvanisation directe de l'estomac {Bull, de Thér., 1884, t. CVI, 529.
(b) Fernet, Union médicale, 1873. — Secouet, Thèse de Paris, 1875. — Juventin, Thèse de Paris, 1874.
(c) Apostoli, Sur un nouveau traitement électrique des douleurs épigastriques et des troubles gastriques de Vhystérie {Société médicale des hôpitaux, 11 août 1882, et Bull, de Tliérap., novembre 1882.
(d) Jules Paret, Emploi du valérianate de caféine (Thèse de Paris, 1875).
(e) Dauchez, Note pour servir à l'histoire des bains prolongés appliqués à la cure de l'hystérie gastrique {Bull, de Thérap., t. CVU, 30 aoîu 1884, p. 153).
iirineuse.
La dyspepsie urineuse. est en effet presque toujours une Dyspepsie dyspepsie avec vomissements, et elle résulte du mauvais état des glandes rénales. Dès que ces glandes cessent leurs fonctions, l'urée et les matières excrémentitielles de l'urine contenues dans le sang font issue au dehors, soit par l'intestin, soit par l'estomac; le malade urine, comme on le dit, par son estomac, et c'est ce qui nous explique la fréquence des vomissements qui accompagnent les néphrites et surtout la néphrite interstitielle. Le traitement, vous le pensez bien, doit être ici différent; il ne s'agit paâ de combattre les vomissements; ce qu'il faut, c'est rétablir le cours des urines, prescrire des diurétiques et, quand les moyens médicaux sont impuissants, vous ne pouvez, je le répète, arrêter ces évacuations, qui suppléent pour ainsi dire à une fonction qui ne se fait plus.
Chez les urinaires qui vident incomplètement leur vessie, on voit aussi survenir très fréquemment des vomissements, et c'est un des signes les plus habituels, comme l'a montré le professeur Guyon, des troubles digestifs qui se produisent chez ces malades (1). Ces vomissements offrent une grande ténacité, ils sont souvent même provoqués et augmentés par -l'intervention chirurgicale et peuvent pren-
(1) Voici ce que dit Guyon à propos il, qui non seulement vomissaient à
des vomissements cliez les urinaires : la suite de l'ingestion des aliments,
Les vomissements ont, chez les uri- même pris en petite proportion, mais
naires, une signification grave lors- qui avaient des haut-le-corps, des
qu'ils durent et se renouvellent fré- -efforts de vomissement en entendant
quemment. Souvent ils compliquent dans la chambre voisine la cuillère
la dysphagie buccale, et dès lors, la heurter contre la tasse oîi l'on faisait
nutrition du malade, déjà compro- la boisson alimentaire qu'on se pré-
mise, devient impossible. Ce sont ces parait à leur offrir; action rétlexe
malades qui meurent sans fièvre, bien curieuse et qui indique que
avec un refroidissement progressif, dans ces conditions d'inexercibilité,
et qui sont tout à la fois intoxiqués le vomissement est dû tout aussi
et inanitiés. bien au contact de la substance ali-
Nous avons suivi des malades, dit- mentaire qu'à la provocation fonc-
CUNIQUE THÊRAP., A" édit. I. — 33
Vomissements
dans
les maladies
du poumon.
Vomissements
dans
la phthisie.
dre un tel caractère de persistance qu'ils deviennent incoercibles.
Dans les affections pulmonaires, le vomissement est un accident qui présente quelquefois de la gravité, en empêchant presque complètement l'alimentation. C'est ce qui arrive chez les enfants, chez lesquels le vomissement mécanique est si facile. La toux convulsive de la coqueluche provoque des vomissements qui, si les quintes sont très fréquentes, peuvent être assez nombreux pour que l'alimentation ne puisse pas se faire; le malade dépérit, et peut succomber à une maladie intercurrente facilitée, vous le comprenez, par cet affaiblissement graduel. Je vous parlerai du traitement de ces vomissements lorsque je m'occuperai de la cure de la coqueluche (^).
La phthisie détermine aussi à la première période des vomissements plus ou moins fréquents, et Bourdon (c) a insisté avec raison sur l'importance de ce fait. Dans sa thèse, le docteur Varda (de Smyrne), un de mes élèves, a montré que ces vomissements tiennent à plusieurs causes (1) dont les
tionnelle de l'estomac, qui, d'ailleurs, refuse d'agir et en témoigne par avance. Chez ces malades, en effet, le voniissement suit immédiatement l'ingestion (a).
(1) Voici les conclusions de la thèse de Varda :
Le vomissement, chez les phthisiques, est, dans la grande majorité des cas,unphénomène morbide de nature réflexe. Les vomissements que nous appelons mécaniques, c'est-à-dire ceux qui sont précédés de quintes de toux, ne reconnaissent pas cette origine et ont lieu par un mécanisme purement physique.
Ce phénomène peut apparaître tantôt tout à fait au début de la maladie, et constitue alors un phénomène initial (engorgement ganglionnaire) ; tantôt, et le plus fréquemment, quelque temps après l'invasion (lésions gastriques), ou même à une période alterne, et comme signe précurseur de la mort (lésions gastriques, méningite tuberculeuse).
Il est moins fréquent qu'on ne croit.
Son étiologie se ramène le plus habituellement à quatre chefs, qui sont, par ordre de fréquence : 1° lésions de la muqueuse gastrique ;,
(a) Guyon, Etude clinique sur les troubles digestifs chez les urinaires {Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, n° 1, 10 janvier 1878, p. 4-2).
(b) Voir t. n, Traitement des maladies du poumon, Leçons sur la coqueluche.
(c) Bourdon, Bull, et mém. de la Société des hôpitaux.
principales sont les dyspepsies, l'intensité de la toux ou la compression du pneumogastrique. Mais quelle que soit la cause productrice des troubles gastriques chez les phthisiques ils sont tributaires d'une seule et même médication : c'est celle du gavage. En effet, par une circonstance dontl'expli- du gavage. cation physiologique nous échappe encore , tandis que les aliments introduits parla bouche sont vomis, ceux au contraire qui y pénètrent directement par le siphon ou par la gaveuse sont bien tolérés et lorsque j'exposerai devant vous le traitement de la phthisie je vous montrerai tous les bénéfices que l'on peut tirer de la méthode de Debove(ô).
Quant aux vomissements dus aux affections cérébrales, s'ils présentent au point de vue clinique une grande importance ils offrent, au point de vue thérapeutique, peu d'intérêt, si ce n'est pourtant l'impossibilité où l'on se trouve de les combattre.
Enfin, messieurs, n'oubliez pas, pour terminer, que vous guérirez certains vomissements fort tenaces par la simple application d'un bandage; c'est lorsqu'il s'agit de hernies, soit de l'estomac lui-même, soit d'une portion épiploïque, hernies qui se font au niveau de la région stomacale à travers la lign« blanche et qui sont quelquefois irréductibles.
Telles sont, messieurs, les règles que je voulais vous tracer dans la thérapeutique du vomissement; j'ai insisté sur quel-
2° compression ou lésion des pneu- Enfin, au point de vue du pronosmogastriques par suite d'engorgé- tic, l'apparition de ce symptôme doit ments ganglionnaii'es du médiastin' toujours être considérée comme fàet du cou; 3° efforts et quintes de cheuse, et celui-ci doit être énergitoux; i" processus néoplasiques de quement combattu, car sa persista base du cerveau ou des méninges tance aggrave considérablement (cas rares). l'état du malade (a).
(a) Varda, Des vomissements chez les phthisiques (Thèse de Paris, 1876). (6) Voir t. n, Traitement des maladies du poumon. Leçons sur le traitement hygiénique de la phthisie.
ques cas particuliers; ce sont ceux que vous aurez le plus souvent à traiter. Dans la prochaine leçon nous étudierons les névroses de Testomac.
DOUZIÈME LEÇON
Sommaire. — De la cardialgie. — Dyspepsie gastralgique et gastralgie. — Traitement par les opiacés; opium, ^ vins et vinaigres d'opium. — Morphine, chloral. — Traitement des troubles apportés au sens de la faim et de la soif. — Dysorexie. — Anorexie. — Boulimie. — Anémie essentielle. — Traitement hygiénique. — Traitement pharmaceutique. — De l'alimentation artificielle. — Du gavage. — Préparations arsenicales. — Traitement thermal.
Dans les leçons précédentes, nous nous sommes occupés des troubles fonctionnels de la couche musculeuse et de la couche muqueuse de l'estomac; nous allons aborder aujourd'hui l'étude des perturbations apportées au système nerveux de cet organe, et vous savez déjà que je fais entrer dans ce groupe des névroses les modifications apportés au sens de la faim et de la soif.
A l'état normal, l'acte digestif est inconscient et s'effectue Gastrai^çie. sans gêne ni douleur; mais, à l'état pathologique, les contractions musculaires de l'estomac s'accompagnent d'une sensation pénible et douloureuse qui acquiert quelquefois une grande intensité. Le malade éprouve alors des crampes plus ou moins vives, une douleur très pénible soit dans la région stomacale, soit dans la région dorsale, et, dans d'autres cas, une sensation fort désagréable qui paraît siéger à caidiai^ie, l'extrémité inférieure de l'œsophage et qui a reçu le nom de cardialgie. Tous ces symptômes caractérisent la gastralgie, et nous devons tout d'abord établir une différence entre la dyspepsie gastralgique et la gastralgie proprement dite.
Dyspepsie Cette différence porte sur le fait suivant : c'est que, tandis iastraigique. q^^i ^slus la gastralglc les douleurs se font surtout sentir à jeun et en dehors des périodes digestives, et paraissent se calmer au contraire lorsque les matières alimentaires pénètrent dans l'estomac, dans la dyspepsie gastralgique ces mêmes douleurs ne se font sentir que lorsque la digestion stomacale s'effectue.
Je n'insiste pas plus longtemps sur la description des phénomènes douloureux éprouvés par les gastralgiques, je vous renvoie pour cela aux traités de pathologie interne et aux ouvrages traitant spécialement des maladies de l'estomac (a) ; je vous ferai seulement remarquer que cette névralgie de l'estomac joue, pour certains auteurs, le rôle prédominant dans la dyspepsie, et pour Lasègue, en particulier, les dyspepsies ne sont que des névroses de cet organe.
Ne croyez pas, messieurs, que la gastralgie, affection très commune, soit toujours une affection bénigne. Je donne mes soins à un homme de quarante-cinq ans, qui est pris tous les deux ou trois mois de crises gastralgiques épouvantables; la douleur au niveau de l'estomac est atroce, et, pendant quinze jours que dure la crise, tous les aliments sont rejetés. Puis, tout cesse comme par enchantement, et de cet état si grave il ne reste aucun symptôme, jusqu'à une nouvelle crise. D'ailleurs, pas de calculs du foie, pas de calculs des reins, pas d'autres troubles de l'économie.
Ici encore, comme je l'ai fait pour le vomissement et la dyspepsie pituiteuse, je traiterai en même temps de la dyspepsie gastralgique et de la gastralgie. Le traitement est le même et si, au point de vue de la pathologie interne et de la clinique vous devez distinguer ces deux affections, il n'en est
(ff) Trinka, Ilist. cardialgiœ. Vtnd, 1875. — Schmidtmann, Summe observ. cap. med. di cardialgia. — Barras, Traité des gastralgies et des entéralgies. Paris, 1827. — Lebert, Des névroses de l'estomac {Archives de méd., 1877).
plus de même au point de vue de la clinique thérapeutique.
Quel traitement instituer contre la dyspepsie gastralgique? C'est là un point important de l'étude de la dyspepsie, car les affections douloureuses de l'estomac sont très fréquentes, et l'on peut dire que, dans une grande ville, il n'est pas une femme ou une jeune fille qui n'ait éprouvé des douleurs plus ou moins vives du côté de l'estomac. C'est une des manifestations les plus habituelles de la chlorose et de l'anémie; c'est une des névralgies les plus communes.
Ici, vous ne vous adresserez ni à la pepsine, ni à la strych- Traitement. nine, ni aux amers; c'est l'opium qui, dans ces formes douloureuses, donne d'excellents résultats; mais il faut choisir la préparation d'opium, et je ne saurais trop insister sur ce point. Il ne suffit pas de dire que l'opium est indiqué dans la gastralgie, il faut encore savoir la préparation qui convient le mieux à ce trouble particulier, et c'est là, messieurs, un des grands avantages de la polypharmacie.
Bien qu'en général je sois peu partisan des formules mul- Des
,•!• • 1, =-1 r T préparations
tiples, je reconnais cependant que pour quelques medica- opiacées. ments, et pour l'opium en particulier, les associations médicamenteuses modifient souvent fort heureusement l'élément actif qui entre dans la préparation, et, à coup sûr, les pilules de cynoglosse, la thériaque et le diascordium, les vins et vinaigres d'opium, les sirops opiacés (1) ont une action diffé-
(1) Voici les différentes formules lus aromaticus) 3
des préparations opiacées : Vin de Malaga 320
Vins d'opium. ' Faites macérer quinze jours; agi-
A. Laudanum de Sydenham (Cod. ^ez de temps en temps, passez, ex-
n- primez, filtrez; 7o centigrammes de
laudanum de Sydenham représentent
Opium brut de Smyrne coupé 5 centigrammes d'extrait d'opium.
(papaver somniferum) 40 t> 1 a ^ t> „^^„ , /r^ri
G f ■ ■ ■ / \- , en B. Laudanum de Rousseau (Cod.
bairan incise (crocus sativusj. 20 „ .
Cannelle de Ceylan concassée -^ '
(laurus cinnamomum) 3 Opium de Smyrne 5
Girofles concassées (caryopliyl- Miel blanc ■• ^^
Gouttes noires anglaises.
rente de celle de la morphine, et chacune de ces préparations a une indication spéciale.
Ici, la préparation opiacée de beaucoup préférable est, comme l'a montré Monneret, le vinaigre d'opium ou gouttes noires anglaises) je n'en connais pas de meilleure pour combattre les phénomènes douloureux de l'estomac. Au moment des crises douloureuses, vous donnerez au malade deuneà trois gouttes de ce vinaigre, soit sur du sucre, soit dans un peu d'eau (i); mais rappelez-vous que ce vinaigre est une prépa-
Eau chaude 75
Levure de bière 1
Alcool à 60 degrés 5
Faites dissoudre l'opium dans l'eau chaude ; ajoutez le miel et la levure ; faites fermenter dans un matras à 25 degrés; après la fermentation, filtrez; faites évaporer au bain-marie, jusqu'à ce que le tout soit réduit à 15 grammes ; laissez refroidir; ajoutez l'alcool; laissez reposer vingtquatre heures; filtrez.
Ce laudanum est deux fois plus actif que le laudanum de Sydenham.
Sirops d'opium.
A. Sirop thébaïque (Cod. fr.) :
Extrait d'opium 1
Eau distillée 4
Sirop de sucre 495
Faites dissoudre l'extrait dansl'eau distillée; filtrez, mêlez au sirop.
20 grammes de sirop représentent 4 centigrammes d'extrait d'opium.
B. Sirop de karabé (Cod. fr.) :
Sirop d'opium 200
Esprit de succin 1
Doses : 10 à 40 grammes.
Elixir parégorique (Cod. fr.) :
Extrait d'opium 3
Acide benzoïque 3
Huile vol. d'anis 3
Camphre (laiirus camphora)... 3 Alcool à 6' ) degrés. . , 650
Faites macérer huit jours; filtrez.
10 grammes représentent à peu près 5 centigrammes d'extrait d'opium.
Vinaigre d'opium (Ph. angl.) :
Opium brut 1
Vinaigre distillé 4
Faites digérer huit jours; filtrez.
(1) Gouttes noires anglaises, Black drops (Cod. fr.) :
Opium de Smyrne divisé 100
Vinaigre divisé • . 600
Safran incisé 8
Muscades gross. pulv 24
Sucre blanc 50
Faites macérer l'opium, le safran et la muscade avec 450 de vinaigre pendant dix jours : agitez de temps en temps ; faites chauffer au bainmarie pendant une demi-heure ; passez, exprimez; délayez le marc avec le reste du vinaigre; laissez macérer vingt-quatre heures; passez; exprimez très fortement; réunissez les liqueurs ; filtrez ; ajoutez le sucre ; faites évaporer au bain-marie, jusqu'à ce que le poids soit réduit à 200. D. 1,25 (29" B).
La goutte noire représente un quart de son poids d'extrait d'opium; 1 partie équivaut à 2 parties de lau-
ration très riche en opium et que, par cela même, il faut être prudent dans son emploi.
Gallard a modifié cette préparation et a fait une solution de chlorhydrate de morphine, appelée par opposition gouttes blanches (1), et qui se donne par goutte comme la précédente.
On a fait aussi des poudres, des pilules et des sirops renfermant du chlorhydrate de morphine (2). Usez-en; mais donnez cependant toujours la préférence aux poudres sur les sirops, qui, en général, sont une mauvaise préparation au point de vue des dyspepsies, parce que, dans le plus grand nombre de cas, cette préparation doit se prendre au commencement des repas et que les sirops troublent la digestion stomacale (3).
danum de Rousseau et à 4 parties Faites dissoudre le sel dans un
de laudanum de Sydenham. gramme d'eau acidulée et mêlez la
(1) Gouttes blanches de Gallard: dissolution au sirop froid; 20 grammes Chlorhydrate de morphine. 10 cent. de ce sirop contiennent 1 centigr. de Eau distillée de laurier-ce- morphine.
rise 5 gr. Doses : 20 à 50 grammes dans une
, ^ , potion.
1 a 2 gouttes sur un morceau de ^3^ g.^^p ^, .^j^^^ ^
sucre avant chaque repas.
(2) A. Pilules de chlorhydrate de ^"'«P •le sucre incolore 16
morphine (Codex) : ^^" ff^^^ • v • ; ; • • " " ", ;
^ Alcool de vin a 90 degrés 1
Chlorhydrate de morphine Éther hydrique. D. 0.720 , 1
cristallisé 1 cent.
Sucre de lait 1 Mettez le tout dans un flacon bou-
Miel blanc (apis mellifica). y. S. ché à l'émeri, et portant à sa partie
P. une pilule. Dose : 1 à 3 pi- inférieure une tubulure de verre ;
j^jgg agitez de temps à autre pendant cinq
B. Poudre (Bonnet): °^ ^^^ jours, abandonnez au repos
... , , dans un lieu frais. Lorsque le sirop
Sous-nitrale de bismuth.. 1 gram. , , . . ^. , ^ i ^ 1
^, , , , , , , . Cl - /, -, sera eclairci, soutirez-le par la tubu-
Chlorhydrate de morphine. 2 a 4 mil. . , . . . ^
lure inférieure,
M. p. 1 paquet à poudre dans un 20 grammes de ce sirop repré-
peu d'eau sucrée avant le repas. sentent 1 gramme d'éther.