DE LA DYSPEPSIE BUCCALE ET DE LA DYSPEPSIE INTESTINALE
Sommaire. — De la salive. ■— Dyspepsie amylacée. — Traitement diététique. — Traitement pharmaceutique. — Diastase. — Extrait de malt. — Dyspepsie intestinale. — Du suc intestinal. — De la bile. — Du suc pancréatique. — Pancréatine. — Dyspepsie iléo-cœcale. — Préparation de pancréatine. — Préparations eupeptiques.
Je ne me suis occupé jusqu'ici que des troubles apportés à la digestion stomacale ; mais si l'estomac joue un rôle prépondérant dans l'ensemble des actes digestifs, ce rôle n'est pas unique et il faut faire entrer en ligne de compte, au point de vue des dyspepsies, les perturbations apportées au fonctionnement de la digestion buccale et intestinale. Aussi, dans cette leçon, vais-je étudier le traitement des dyspepsies buccale et intestinale.
Les aliments féculents subissent, vous le savez, l'action de ^^ i^ saiive. la salive, et c'est grâce à la diastase qu'elle renferme que l'amidon est transformé en dextrine, puis en sucre assimilable. Mialhe a fourni à cet égard les données les plus précises et les plus exactes. Je ne puis entrer dans de longs développements sur la composition et la sécrétion de la salive (I).Ce que je veux faire remarquer, c'est que le ferment salivaire, la ptyulme de Berzélius, la diastase de Mialhe, ne se trouve que dans la salive mixte; nous ignorons encore où
(1) La salive, produit de sécrétion personnes, présenter une réaction des diverses glandes salivaires, est acide, mais qui est, surtout pendant un liquide qui peut, chez quelques les repas,. ainsi oue l'ont constaté la
se développe ce ferment spécial, qui partage, comme l'a montré Mulder, avec toutes les substances albuminoïdes en décomposition, la propriété de saccharifier l'amidon.
Mais si la salive est insuffisante, ou si l'imprégnation des aliments n'est pas assez complète, le trouble qui résulte de ces altérations ne se fera sentir que du côté de l'estomac ou de l'intestin. En effet, comme G. Riclietl'a montré, si le mi-
plupart des physiologistes, franchement alcalin.
D'après Jacubowitsch, voici quelle serait, pour 100, la composition de la salive mixte chez l'homme :
Épithélium 1-62
Ptyaline 1-'^^
Phosphate de soudo 0.94
Chlorures alcalins 0.84
Sulfocyanure de potassium. 0.06 Chaux combinée à une matière organique 0.03
Magnésie combinée à une
matière organique 0.01
Lassaigne donne deux analyses comparatives de la salive parotidienne et de la salive sous-maxillaire recueillies par Coilin sur une vache :
Salive Salive
parotidienne. s.-maxil.
Eau 990.74 991.14
Mucus et matières
anim. solubles. . 0.44 0.53
Carbonates alcal.. .383 0.10
Chlorures alcal .. . 2.85 5.02 Phosph. de soude
et de potasse. .. 2.49 0.15
Phosph. de chaux. 0.10 0.06
D'après quelques physiologistes, le sulfocyanure de potassium n'existerait pas dans la salive de l'homme; pour Longet, il existe constamment ; il se rencontre non seulement dans la salivemixte oubuccale, mais aussi dans les salives parotidienne, sous-
maxillaire et sublinguale; sa présence caractérise en quelque sorte la sécrétion salivaire. Le sulfocyanure existe- dans la salive en proportions variables, mais toujours très petites, et ses variations dépendent du degré de concentration du liquide salivaire ; et si la salive est trop fluide pour que les réactifs puissent déceler le sel, il suffit de concentrer le liquide salivaire par l'évaporation, pour obtenir constamment la réaction caractéristique.
Pettenkofer a prétendu que le sulfocyanogène dans la salive se trouve associé à du fer et à du plomb. Kletzinski a émis aussi l'opinion que le sulfocyanure de potassium avait pour but d'empêcher le développement de la fermentation dans le dépôt salivaire.
Pasteur a trouvé dans la salive de l'homme un microbe en 8 de chiffre très ténu. Ce microbe détermine très rapidement la mort chez le lapin en produisant une congestion très vive du côté des poumons. Armand Gautier, de son côté, a fait voir que la salive de l'homme contenait à l'état normal des alcaloïdes ayant une action toxique pour certains anir maux et en particulier pour les oiseaux. Ces alcaloïdes seraient tout à fait analogues aux alcalis animaux qu'il a décrits sous le nom de leucom aines.
lieu acide de la digestion stomacale ne peut par lui-même transformer les matières féculentes en sucres, il favorise au contraire l'action de la salive sur ces substances. Aussi, lorsque les matières féculentes ne sont pas insalivées, elles restent dans la cavité stomacale à l'état de corps étranger, jusqu'à ce qu'elles soient expulsées par les contractions de l'estomac; elles passent alors dans l'intestin et vont subir l'action du pancréas, qui digère ces substances, comme l'ont démontré Bouchardat etSandras.
Aussi les individus atteints de dyspepsie buccale, ou comme ^^y^p^p^'^
•J •'■ ■■■ ^ buccale.
on dit avec raison, de dyspepsies des féculents ou dyspepsie amylacée^ éprouvent-ils, à la suite d'une alimentation exclusivement végétale, des troubles qui caractérisent surtout la dyspepsie atonique; ils ont de la lourdeur, de la pesanteur, des tiraillements d'estomac, symptômes indiquant que la digestion stomacale ne peut s'accomplir.
Quels remèdes prescrirez-vous à ces malades ? La première outétique. place, ici encore, appartient à la diététique. Aux personnes atteintes de cette affection, recommandez l'abstinence des féculents, et, si elles ne peuvent se soumettre à ce régime, limitez autant que possible la quantité des féculents et faitesles prendre à l'état de purée, afin de détruire leur enveloppe protectrice, enveloppe qui s'oppose à l'imprégnation salivaire. Recommandez de manger lentement, de mastiquer avec soin, surtout s'il s'agit de pain ou de pommes de terre frites.
Déjà, dans une leçon précédente, j'ai insisté sur ce point, mais je crois bon d'y revenir; cette dyspepsie des féculents est, en effet, une maladie fréquente chez les personnes qui, par leur profession, sont obligées de manger rapidement, comme les médecins, par exemple. Aussi faut-il, autant que possible, ne point faire entrer dans l'ordonnance des repas de ces personnes, et en particulier dans celle du déjeuner, qui est absorbé trop rapidement, une. quantité surabondante de
pain et de féculents. A cet égard, suivons l'exemple du Yankee qui met si bien en vigueur le Times is money, et qui remplace notre déjeuner par le lunch; debout devant un comptoir, il mange aussi rapidement que possible une assez grande quantité d'aliments, mais il a soin de ne prendre que des viandes froides et très peu de féculents.
Gomme vous le voyez, nous pouvons résumer, comme l'a fait Mialhe (rt), les conditions diététiques par ces deux mots : abstinence relative des féculents d'une part, et mastication complète et prolongée d'autre part.
Quant au traitement pharmaceutique, il consiste dans l'emploi de la diastase, emploi basé sur les plus saines données de la physiologie. Nous avons vu que, lorsque l'estomac ne sécrétait pas assez de suc gastrique, il fallait donner delà Deiadiastase pcpsluc ct uuc médlcatiou acide; l'emploi de la diastase est Yege a e. ^^^^^ aussl ludlqué dans la dyspepsie amylacée ; en effet, l'identité de la diastase découverte par Dubrunfaut et isolée par Payen et Persoz dans les graines des céréales en germination, avec la diastase animale de Mialhe, est complète, et l'une comme l'autre jouit de la propriété de transformer l'amidon en sucre.
Goutaret a fait beaucoup pour l'application de cette diastase à la thérapeutique, et c'est en suivant ses préceptes et ceux de Duquesnel, qui a donné une étude fort intéressante de ces produits diastasés, que nous connaissons aujourd'hui les applications les plus favorables de ces substances, qui sont : la diastase ou maltine, les extraits et les élixirs de malt.
On obtient la diastase en faisant une infusion à 30 degrés d'orge germée moulue, puis en coagulant l'albumine par la chaleur à 70 degrés et en précipitant la diastase par l'alcool absolu; c'est le procédé de Payen et de Persoz; il donne un
(a) Miahle, Sur la dyspepsie par défaut de mastication suffisante du bol alimentaire {Société d'hydrologie, t. XH, p. 179).
produit impur. Les procédés de Berthelot et de Schûtzenberger fournissent des diastases beaucoup plus pures (1).
Cette diastase ou maltine, lorsqu'elle est desséchée, constitue une poudre blanche azotée, sans saveur, amorphe.
(1) La diastase se prépare de la maaière suivante (Berthelot, Traité de chimie) :
L'orge gerniée, desséchée à une température de 50 degrés centigrades et privée de ses germes par l'opération du toureillage, est réduite en poudre grossière et mise à macérer, pendant une heure ou deux, dans deux fois son volume d'eau à 30 degrés.
Lorsque la macération est terminée, oa passe le tout le plus rapidement possible sur un linge mouillé et peu serré, puis on exprime.
Le liquide obtenu est chauffé à 70 degrés, dans un bain-marie maintenu exactement à 75 degrés. Dès que l'albumine est coagulée, on passe de nouveau sur un linge, ou mieux on fdtre au papier, si le volume du liquide n'est pas trop considérable.
On laisse refroidir et on verse dans la liqueur de l'alcool absolu, ou à défaut très concentré, en agitant, afin d'éviter que l'alcool se trouve en excès là où il tombe. Il faut employer pour cette opération un volume d'alcool assez considérable, c'est-àdire sept à huit fois au moins celui de la liqueur.
La diastase, insoluble dans l'alcool, se précipite alors sous forme de flocons blancs, que l'on recueille sur un fdtre, que l'on enlève humide et (juel'on étend sur une lame de verre, où on les dessèche rapidement dans un courant d'air ou mieux dans une étuve chauffée à 40 degrés au maximum.
Le produit obtenu est pulvérisé et
renfermé dans des flacons bien desséchés.Lerendementdel kilogramme d'orge germéc est d'environ 15 grammes de cette diastase.
Pour obtenir un produit plus pur, toatàfait incolore, on redissout celleci dans l'eau distillée et on lu précipite de nouveau par l'alcool. En répétant plusieurs fois cette opération, on arrive à obtenir la diastase tout à fait blanche.
Duquesnel indique de plus le procédé suivant, dû à Schûtzenberger :
On fait une macération à 0 degré d'orge germée et additionnée d'une petite quantité d'acide phosphorique (soit 1 gramme d'acide phosphorique concentré par 100 grammes d'orge); ou passe, on exprime et on neutralise exactement le liquide par de l'eau de chaux. Le précipité de phosphate tribasique de chaux renferme la diastase. On le recueille sur un filtre et, après égouttage, on lave le filtre avec de l'eau légèrement acidulée par l'acide phosphorique. La diastase se redissout avec le phosphate de chaux et peut être facilement précipitée par l'alcool absolu.
La diastase, qui jouit de la propriété de transformer en sucre deux mille fois son poids d'amidon, commence à exercer son action sur l'amidon hydraté à 15 degrés, atteint son maximum d'intensité vers 70 degrés mais perd ses qualités vers 85 degrés.
C'est là sans doute, dit Duquesnel, ce qui explique les propriétés absolument négatives d'un grand nombre de préparations qui ont été faites à une température supérieure à 70 de-
Dos
préparât ion s
de niiilt.
soluble dans l'eau et dans;les solutions alcooliques faibles, insoluble dans l'alcool absolu, et qui perd, comme l'a montré Bouchardat, ses propriétés, lorsqu'elle est mélangée à certaines substances (i), telles que les alcalis ou les acides forts. Vous pourrez vous servir de cette maltine à la dose de 40 ou 20 centigrammes, ou bien encore soit de la poudre de malt à la dose de 50 centigrammes à 1 grami:^e, soit de r extrait de malt à la dose de i à 2 grammes (2).
grés. Aussi doit-on toujours essayer la diasiase dont on veut faire usage.
Voici, d'après Duquesnel, la méthode à suivre :
On pèse dans un flacon à large ouverture :10 grammes d'empois d'amidon à 10 pour 100, et on ajoute 5 cenligrammes de la diastase à examiner; on mélange bien le tout avec une baguette et on chauffe au bainmarie maintenu à la température de 60 degrés.
Au bout d'un temps assez court, on voit, si la diatase est active, l'empois se désagréger, se liquéfier, et perdre peu à peu la propriété de se colorer en bleu par l'iode, propriété qui finit par disparaitre tout à fait, et souvent en moins d'une heure, si la quantité d'amidon n'est pas trop grande pour la diastase employée.
A ce moment la transformation est complète. Mais si l'on veut mesurer la puissance de saccharification de la diastase, il faut avoir soin d'employer au contraire un excès d'empois.
Lorsque la réaction est terminée, c'est-à-dire après plusieurs heures (six environ), pour élro sur de n'avoir pas arrêté trop tôt l'opération, on complète, avec de l'eau distillée ajoutée dans le flacon à large ouverture.
un volume de iOO centimètres cubes; on agite a.vec soin, on filtre, et dans cette liqueur claire, on reconnait la présence du glucose et on le dose à l'aide d'une liqueur de Fehling titrée, qui n'agit pas sur la solution obtenue dans un flacon témoin contenant de l'empois d'amidon et chauffé dans les mêmes conditions, mais ne . renfermant pas de diastase (a).
^l) Coutaret s'est beaucoup occupé de cette question et a donné un bon procédé pour préparer la maltine.
Cette substance se présenle sous l'aspect d'une poudre jaune blanchâtre, amorphe, incristallisable, d'une forte odeur d'orge germée : assez soluble dans l'eau si elle est fraîche; peu soluble dans • l'alcool et dans l'éther, insoluble dans l'alcool absolu. Les sels de mercure, de plomb, de cadmium, de tannin, forment avec elle des précipités insolubles; les sels de chaux et de baryte la précipitent de ses solutions dans l'eau distillée. Comme l'a montré Coutaret, les fécules ne sont pas toutes attaquées aussi facilement; ainsi les fécules de riz, d'orge et d'avoine senties plus sacchariliablcs.
(2) La diastase peut s'administrer:
1" en poudre (50 centigr. à 1 gr.) ;
(a) Duquesnel {Bull, de Thértip., t. LXXXVII, p. 75).
On fait un sirop d'extrait de malt; mais la préparation la meilleure, à mon avis, est à coup sûr Télixir de Duquesnel (1), élixir dont on donne une cuillerée à bouche au commencement des repas. Vous pouvez aussi vous servir des bières de malt, mais cependant avec plus de réserve, car beaucoup de ces préparations ne contiennent que peu, et quelquefois même ne contiennent pas de diastase.
L'étudede la dyspepsie intestinale est plus compliquée que la précédente, et cela résulte des fonctions multiples que remplit l'intestin au point de vue de la digestion. Trois éléments concourent à cet acte particulier : le suc intestinal, la bile et le suc pancréatique.
Résumons les notions physiologiques que nous possédons sur l'action de ces trois produits de sécrétion. Les physiologistes ne sont pas tous d'accord pour reconnaître au suc intestinal une action digestive propre (2). Pour les uns, ce
Dyspepsie intestinale.
Du suc intestinal
2» en pastilles; 3° en sirop; 4° en élixir; 5" en bière, dite de malt :,
Pastilles (Coutaretj :
Miiltine 0.05
Bicarbonate de soude 0.05
Magnésie calcinée 0.10
Sucre Q. S.
Pour une pastille.
Sirop de malt.
Extrait de malt 2 part.
Sirop simple :20
(1) Élixir Duquesnel :
Extrait de malt 2 part.
Sirop simple 20
Vin de Luael ou de Ma-
laga 20
(2) On trouve dans l'intestin, outre le mélange formé par la salive et le suc gastrique, la bile et le suc pancréatique, un liquide composé de suc
intestinal et de mucus et sécrété par les glandes tubuleuses de Lieberkûhn les follicules et les glandes de Brûnner.
Longtemps le rôle de ce suc intestinal a été méconnu; mais aujourd'hui il est mis en lumière, grâce aux travaux et aux expériences de rialler, Leuret et Lassaigne, Frerichs, Bidder et Schraidt, Busch (de Bonn), Dicffenbach (de Berlin), 0. Funke, Kôlliker et Miiller, Colin, etc.
Le suc intestinal est un liquide in- ' colore, visqueux, de réaction acide, incoagulable par la chaleur et donnant par l'alcool et les sels métalliques un abondant précipité. Sa densité, à la température de 15 degrés, est de 1,010. Voici, d'après Bidder et Schmidt, la composition de ce suc chez le chien, et sa composition chez le cheval, d'après Colin et Lassaigne :
SUC, qui est légèrement alcalin et albumineax, émulsionnerait les graisses, transformerait l'amidon en sucre, à la manière du suc pancréatique, et aurait une action sur la digestion des matières albuminoïdes; pour les autres physiologistes, ce suc n'aurait aucune propriété digestive.
On comprend que le problème soit rendu difficile par l'impossibilité d'isoler chacune des sécrétions des différents groupes de glandes de l'intestin, et que, selon le point où l'on a recueilli le suc intestinal, on ait obtenu des résultats différents; mais, si la physiologie est impuissante à résoudre le problème, au point de vue clinique nous avons des données importantes fournies par les expérimentations faites dans les cas d'anus contre nature, et les expériences de Busch (de Bonn) et de Dieffenbach (de Berlin) nous paraissent, à cet égard, démonstratives.
Il s'agit de malades qui avaient un anus contre nature placé à une partie très élevée de l'intestin; et, dans ces cas, des sachets contenant des matières albuminoïdes furent in-
Suc intestinal du chien. D'après les travaux de 0. Funke,
(Bidder et Schmidt.) qui expérimentait sur des lapins, et
Eau 98.0 ceux de KoUiker et Mûller, qui
Matières oigairquc- 0.5 opéraient sur des chats, le suc intes-
Sels 1.5 tinal serait différent chez l'herbivore
Suc intestinal du cheval. ^t le Carnivore : celui de l'herbivore
(Colin et Lassaioac ) ^^'^ P^^ d'effet sur l'albumine, tandis
■^ qo . que celui des carnivores digère bien
Matières organiques 0.45 l'albumine (a).
Sels 1.45
(a) Haller, Elem. physiol., VII. — Tiedeniann et Gmelin, Recherches exp., physiol. et chimiques sur la digeslion, trad. de Jourdan, 1818. — Leuret et Lassaigoe, Recherches pour servir à Vhistoire de la digestion. — Frerichs, Die Verdaung {Wagnefs Handworterbuch der Physiologie, t. III). — Lehmann, Lehrbruch der physiologischen Chemie, t. II. — Bidder et Sclimidt, Die Verdauungsaafte. — Collin, Traité de physiologie comparée des animaux domestiques, 185i. — Busch, Beitrdge zur Physiologie der Verdauungsorgane (Arch. fur pathologische Anatomie und Physiologie, 1858). — Funke, Lehrbuch der Physiologie. — KoUiker, et Mûller, Ueber das physiol. Institut zu Wûrzburg, I Bericht, p. 221; II Bericht, p. 77.)