‹ Leçons de clinique thérapeutique;Chapitre 3 sur 25 · FI · texte numérisé non relu

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marche ; mais, dans tous les cas, la pile choisie devra être munie d'un collecteur permettant d'introduire dans le cir-

qu'ils s'usent également. La maison Gaiffe construit des appareils de ce genre depuis 24 jusqu'à 60 éléments permettant d'obtenir une intensité de 15 à 35 milliampères sur une résistance extérieure de 2000 ohms.

(Voir le tableau.) Tous peuvent être munis d'un galvanomètre d'intensité et d'un rhéostat, appareil destiné à augmenter et à mesurer au besoin les résistances. La force électro-motrice de l'élément au chlorure de zinc est d'environ lTo11, 4.

La pile Trouvé (fig. 7) est une pile très portative et d'un excellent usage. Elle se compose de très petits couples formés de rondelles de cuivre et de zinc séparés par des rondelles de papier imprégné (côté cuivre) d'une solution concentrée de sulfate de cuivre et (côté zinc) d'une solution également concentrée de sulfate de zinc. Ces éléments représentent donc des éléments Callaud humides.

La résistance de cette pile est de 100 ohms au moins pour les petits

cuit des éléments nouveaux sans choc voltaïque, cause fréquente d'accidents dans l'électrisation des environs du cou ou de l'œil.

t Une bonne précaution à prendre dans l'emploi des courants continus est d'ajouter à la pile, comme le fait toujours M. Gaiffe, un galvanomètre d'intensité, à l'aide duquel on peut mesurer l'énergie du courant employé. Cela permet facilement d'éviter un accident fréquent de la galvanisation ; je veux parler de la production des escarres. D'ailleurs on évitera facilement la vésication en ayant le soin de ne jamais employer que des rhéopbores en charbon garnis de peau de chamois. Ces électrodes sont au préalable trempés dans l'eau.

t On discute souvent sur le plus ou moins de valeur des piles diverses en attribuant à certaines, les piles au bisulfate de mercure par exemple, la propriété de faire plus facilement des escarres. C'est là une erreur, l'électricité est toujours la même, mais son mode d'action peut différer. Le tout est de faire intervenir la notion d'intensité du courant au lieu

modèles, 50 à 60 environ pour les Dans la pile Trouvé, tous les cougrands modèles, et la force électro- pies sont réunis à un collecteur pcrmotrice égale à l'unité, soit 1 volt. mettant de faire fonctionner les Son grand avantage est d'offrir une éléments, soit tous ensemble, soit consumée et une régularité parfaites seulement par partie. Une boite très dans ses effets, grâce à la résistance portative et très légère, grâce à l'abénorme des couples. Seulement, sence de vase, peut contenir 40 comme toute pile au sulfate de cuivre, ou 80 couples, permettant d'obtenir elle aie désavantage de marchera une intensité de 5 à 10 milliampères, circuit ouvert, ce qui fait que la du- avec une résistance extérieure de rée ne dépasse pas une année. Mais 2000 ohms, ce qui la rend suffisante la facilité de la recharge (il suffit de pour la galvanisation modérée des tremper à la fois tous les couples, â parties délicates où l'on veut surtout moitié, dans une solution concentrée des effets de tension, mais insuffisante et bouillante de sulfate de cuivre) la pourl'électrolyse, et la galvanisation rend particulièrement intéressante; énergique nécessitant une intensité car, de cette façon, on peut la faire considérable. Pour cet usage spécial, durer deux ou trois ans, c'est-à-dire M. Trouvé a construit une pile très jusqu'à usure complète des zincs. ingénieuse au bisulfate de mercure.

de compter par nombre d'éléments, comme on le fait souvent. En se servant d'un galvanomètre d'intensité, véritable balance électrique, on s'apercevra que pour obtenir le même effet il faudra employer un beaucoup plus grand nombre d'éléments avec une pile au sulfate de cuivre qu'avec une pile au bisulfate de mercure. 11 est donc évident qu'en comptant simplement par éléments on sera trompé; c'est pourquoi il est toujours nécessaire d'employer un galvanomètre d'intensité, si l'on veut faire sérieusement de la galvanisation^).

« La seule considération à faire intervenir dans le choix de l'élément qui constituera la pile, c'est la durée de l'appareil. A ce titre, les piles au chlorure de zinc et bioxyde de manganèse, ou les éléments Leclanché, sont certainement préférables aux piles au sulfate de cuivre, car celles-ci marchent toujours plus ou moins à circuit ouvert. Cependant, il est bien certain qu'au point de vue de la constance et de l'économie, la pile genre Daniell (sulfate de cuivre) est toujours d'un bon usage, mais elle demande à être surveillée de temps en temps.

« Je viens, messieurs, d'effleurer en passant, au sujet des effets de la pile à courant continu, la question des précau-

(1) On peut, au besoin, remplacer mètres cubes de gaz. Donc si, par

le galvanomètre d'intensité par un exemple, il y a eu 350 milimètres

voltamètre permettant d'apprécier le cubes dégagés dans le même temps

travail chimique, et par suite Tin- à l'aide d'une pile, nous n'avons

tensité. qu'à diviser par 10 pour avoir le

M. Gaiffe construit un voltamètre nombre de milliampères, soit 32,

permettant d'apprécier rapidement mesurant l'intensité, la quantité de gaz mélangés, produits Règle générale : un courant de 10

par l'électrolyse de l'eau acidulée à à 15 milliampères est suffisant, 30

1 centième d'acide sulfurique. Un est très énergique. On n'atteint 40 et

courant d'intensité de 1 milliampère 50 que pour obtenir des effets d'élec-

dégage par minute environ 10 mili- trolyse («).

(a) Yoy. pour plus de détails, Bardet, Traité d'électricité médicale, chezO. Doin. Paris, 1883.

lions à employer pour éviter, autant que possible, les inconvénients inhérents à ce genre d'appareils.

t Ces inconvénients sont dus à Faction même de l'électricité, et ne peuvent, par conséquent, être qu'atténués. Que se passe-t-il dans l'électrisation galvanique d'une région ? Le courant détermine la décomposition chimique des tissus traversés, décomposition surtout sensible aux points d'application des rhéophores ; au pôle positif se déposent les acides; jm pôle négatif, les bases, par suite de la décomposition des sels dissous dans les humeurs. Il résulte de ce phénomène une véritable cautérisation potentielle aux deux pôles. De plus, par suite de la résistance considérable du corps humain, il se fait, au contact des électrodes avec la peau, une transformation d'énergie, l'électricité se transforme en chaleur, d'où brûlure. Ces différents effets sont recherchés dans la galvanocaustique chimique ou l'électrolyse, mais, au contraire, on doit chercher à les éviter lorsque l'on emploie l'électricité simplement pour obtenir des effets profonds dans les tissus eux-mêmes.

t Ces deux considérations guident tout naturellement le choix des moyens. Dans la galvanocaustique chimique ou dans l'électrolyse on emploie de très fines électrodes, de manière à limiter l'action du courant sur une très petite surface. L'autre pôle, s'il n'est pas utilisé in loco dolenti, est, au contraire, appliqué sur la peau par une très large surface figurée le plus souvent par une large plaque de peau de chamois complètement imprégnée d'eau.

c Au contraire, dans le cas d'électrisation proprement dite, afin d'éviter la douleur et la vésication, on emploie aux deux pôles des électrodes de grande ou moyenne dimension. De plus, ces électrodes sont recouvertes de peau très mouillée, de façon à ce que le tampon fasse, pour ainsi dire, corps avec les tissus. On évite ainsi la localisation des effets

Pile au

bisulfate de

aorcure.

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