‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 143 sur 364 · J, Walther, op. cit · texte numérisé non relu

J, Walther, op. cit

DE LAPPARCMT. — liCçons do gt^ogr. phys. 2« édit. 17

plaine. Mais la pluie du désert affecte presque toujours la forme d'orages locaux et très passagers, dont la violence égale la brièveté. En s'abattant sur des pentes rocheuses, que nulle végétation ne protège, les trombes d*eau les dégradent et les ravinent; aussitôt le flot s'étale, abandonnant sa charge après un très court trajet. De là vient que les ouadis de TArabie, notamment ceux des environs du Sinaï, ont Taspect de larges fleuves de pierres et de sable, baignant le pied de collines aux flancs raides et déchirés.

Relation des déserts avec les dépressions. — A part ce cas particulier, toutes les considérations qui viennent d'être développées concordent pour faire comprendre comment, dans les régions où prédomine l'action éolienne, le modelé de la surface est condamné à demeurer indécis.

Mais il est une autre circonstance qui contribue non moins efficacement au même résultat. Nous avons déjà dit *, et un simple coup d'œil sur la figure 3 de la planche jointe à l'ouvrage suffit à le montrer, combien est grande, d'une façon générale, la concordance entre les régions de climat désertique et les territoires privés d'écoulement vers la mer. Il suffit de nommer le Sahara, l'Arabie, la Perse, la dépression aralo-caspienne, le désert de Gobi, l'intérieur de l'Australie, le bassin du Grand Lac Salé, celui de la Cordillère bolivienne, pour faire apprécier l'importance de cette coïncidence. Nous rappellerons aussi que, loin d'être fortuite, elle s'impose en quelque sorte, d'une façon générale, puisqu'une dépression ne peut recevoir les courants d'air qu'après que ceux-ci ont franchi les hauteurs qui enferment le bassin, perdant par ce travail la plus grande partie de leur humidité.

D'autre part, en traitant des influences tectoniques passives ', nous n'avons pas manqué de faire ressortir combien la condition d'une dépression était peu favorable à l'accomplissement régulier du travail des eaux courantes, à cause de l'incertitude du niveau de base et de l'indécision originelle d'une surface, où l'évaporation lutte avec avantage contre la constitution de grands réservoirs intérieurs.

Tout se réunit donc pour condamner les territoires* désertiques du globe à ne posséder qu'une topographie plus ou moins confuse. Cela est manifeste partout, notamment au Gobi, ainsi que dans le Grand Bassin des États-Unis, où Ton compte actuellement une centaine de cuvettes indépendantes. Chacune de ces cavités a pos-

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