Sokolow, Mém. Comité géol. russe, X
une condition nécessaire, contribuent d'une façon très efficace à la préservation d*îiots qui, sans cette ceinture protectrice, seraient voués à une rapide destruction. Cette circonstance est surtout remarquable dans le Pacifique, où les îlots de la Polynésie sont d'origine volcanique.
Ce qui est tout à fait remarquable dans les récifs coralliens, c'est qu'ils font face à la haute mer par une paroi très abrupto, offrant des inclinaisons capables de s'élever à 60 ou 70 degrés. Parfois même cette paroi forme, comme à Tîle Ciermont-Tonnerre, un mur vertical de 400 mètres de haut. Si Ton songe que les constructions coralliennes, aujourd'hui reléguées dans la zone torride, ont pu, jusqu'au milieu de l'époque secondaire, prospérer sous presque toutes les latitudes, on comprendra l'influence considérable que ce facteur a dû exercer autrefois : d'abord sur l'érosion marine, qu'il combattait avec efficacité; ensuite sur le relief du fond des mers; enfiil, après émersion, sur le relief de la terre ferme, où ces calcaires compacts étaient destinés à résister mieux que d'autres natures de roches.
Détails statistiques sur les rivagres maritimes. — D'après M. Penck *, la longueur totale des rivages maritimes serait de 261700 kilomètres, dont 108 300 pour les mers qui pénètrent, comme la Méditerranée, dans l'intérieur des continents. Or ces dernières n'atteignent pas, en superficie, la dixième partie du total des surfaces maritimes. La proportion de la longueur des côtes à la superficie est donc beaucoup plus forte pour les mers intérieures, ce qui s'accorde avec leur mode de formation, où les effondrements, accusés par les grandes échancrures, ont eu une part considérable.
Sur 96 000 kilomètres de côtes découpées (et représentant 37 p. 100 du contour des continents), M. Penck en compte 31 000 qui appartiennent à la catégorie des fjords et 45 000 à celle des rias. 2000 n'offrent que de minimes découpures *.
L'ensemble des côtes à grands lobes forme, selon le même auteur, 52 000 kilomètres ou 20 p. 100 du contour des continents. De ces 20 p. 100, 13 appartiennent au type des sounds et 7 à celui des grands golfes.
Enfin M. Penck évalue à 77 000 kilomètres le développement des côtes plates à la surface du globe. Cela fait près de 30 p. 100 de l'étendue des rivages terrestres. A part le cas des tempêtes, qui