HISTOIRE SÉDIMENTAIRE
VicissitudeBde lliiBtoireBédimentaire. — L'œuvre de la sédimentation, conséquence du travail de Térosion, a commencé aussitôt que Técorce terrestre a été suffisamment refroidie pour que l'eau pût se condenser à sa surface et en occuper toutes les cavités. A ce moment, il ne pouvait y avoir d'émergé que des roches cristallines, résultat de la consolidation primitive.
Si donc la croûte du globe avait été parfaitement stable, les produits de sa désagrégation, c'est-à-dire les sédiments, n'auraient cessé de rester enfouis sous la mer. Même celle-ci, obligée d'élever son niveau à mesure que de nouveaux dépôts venaient se loger sur son fond, aurait de plus en plus envahi la terre ferme. Enfin comme, depuis l'origine, il n'y aurait eu qu'un seul cycle d'érosion, si cette origine était très lointaine, toute la surface des continents devrait être voisine .de ce que nous avons appelé une pénéplaine \
Or il est évident que les choses ne se sont point passées avec celte simplicité. D'abord le relief de la terre ferme est actuellement très varié et comporte un grand nombre de saillies, qui certainement n'ont pas eu à lutter avec une érosion de très longue durée. En outre, au lieu d'être exclusivement constituée par des terrains cristallins, la plus grande partie de la surface actuelle des continents nous laisse voir d'anciens dépôts sédimentaires, d'origine marine, simplement durcis pour la plupart, soit par pression et dessiccation, soit parce que la circulation d'eaux chimiquement actives a agglutiné leurs éléments; de sorte que les sables sont devenus des grès, parfois même des quartzites compacts, tandis que les vases se changeaient en argiles, les unes massives, les autres feuilletées ou schisteuses, ou encore en marnes, quand l'élément calcaire y était présent.
Ces terrains stratifiés ne s'observent que parce que le fond de la mer où ils s'étaient formés a subi un relèvement. D'ailleurs, dans la plupart des cas, ce mouvement n'a pas respecté Thorizontalité primitive des assises. Parfois même la perturbation a été si violente, que les couches se montrent maintes fois plissées, renversées, fracturées. D'énormes paquets de terrains sont tombés le long de failles, tandis que d'autres étaient violemment poussés pardessus les paquets voisins.
Ainsi l'écorce terrestre a subi de fréquentes ruptures d'équilibre, grâce auxquelles l'œuvre de l'érosion et de la sédimenta-