BASSIN DU HAMPSHIRE
encore les affluents supérieurs de la Medway entre Tunbridge, Tunbridge Wells et Reigate.
La boutonnière wealdienne ne se referme pas à Test. Elle est tranchée net par la côte de la Manche, et c'est en France, dans le Boulonnais, qu'il en faut chercher la terminaison. Les escarpements crayeux qui la limitent, façonnés d'abord par les grandes pluies quaternaires, ont vu ensuite leurs versants s'adoucir peu à peu pour prendre le profil arrondi et convexe qui caractérise les downs *.
Bassin du Hampshire. — Le dôme du Weald n'est pas le seul accident récent du sud de l'Angleterre. Entre la pointe de Porlland et les South Downs débouchent, depuis Poole jusqu'au delà de Portsraouth, une série de cours d'eau à larges estuaires, qui tous semblent converger vers l'île de Wight, entourant au centre un district spécial, arrosé de nombreux ruisseaux, et appelé New Forest.
Cette convergence tient à ce qu'un bassin tertiaire, aux eaux , saumâtres, et de forme elliptique allongée, a justement occupé cette région du Hampshire jusqu'à la fin de la période éocène, appelant ainsi les eaux vers son centre. La terminaison méridionale de ce bassin est remarquablement indiquée par une ligne étroite de hauteurs, qui s'étend de Weymoulh au sud de Poole Harbour et qui, interrompue parla mer, se retrouve en travers de l'île de Wight, où elle explique lès deux protubérances extrêmes de cette Ile, The Needles et Culver Cliff.
C'est un véritable bourrelet, où le terrain crétacé, brusquement soulevé, détermine un plongement rapide du tertiaire sur son flanc nord, et qui témoigne d'un effort de plissement, contemporain de celui du Weald. D'ailleurs, entre ce bourrelet et les South Downs apparaît, au nord de Portsmouth, à titre de pli saillant de second ordre, une autre crête étroite, portant les forts qui défendent la rade, et où la craie a réussi à percer sa couverture tertiaire; de sorte que la position du canal de Spithead, comme de celui de Soient, est nettement déterminée par ce pli concave intermédiaire entrji! les deux bourrelets.
Ainsi, malgré la régularité générale de ses affleurements secondaires, l'Angleterre a ressenti, dans sa partie méridionale, l'effet des mouvements orogéniques qui ont marqué l'ère tertiaire; et les dislocations résultantes n'ont pas dû être sans influence sur