‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 200 sur 364 · Suess, AnllUz der Erde, I, p · texte numérisé non relu

Suess, AnllUz der Erde, I, p

Piedmont des Appalaches, dont il sera question à propos de TAmérique.

Si donc, aujourd'hui, les chaînons occidentaux dominent ceux du versant opposé, c'est que le relief a dû en être rajeuni par des dislocations relativement récentes, qui se sont faites parallèlement au bord de l'ancienne plate-forme sibérienne. Une série de failles ont divisé le versant russe en bandes, qui généralement plongent en pente assez douce vers l'est, tandis que leurs tranches, quand elles sont de grès dur ou de quartzite, vont former à l'ouest de grands escarpements, au pied jonché d'éboulis et riche en sources. Par là se complète l'analogie de la chaîne avec celle des Appalaches.

On peut penser que la dislocation qui a produit ces effets est la même qui a déterminé l'affaissement de la plate-forme sibérienne, suivant un sillon que la mer éocène, venant du nord, a pu longer pour faire le tour de l'Oural, et revenir par Kazan se relier avec les plages éocènes de la Baltique.

Particularités diverses de l'Oural. — On comprend de cette façon l'indépendance qui existe entre la hauteur des chaînons et l'âge des roches qui les composent, de même que la position excentrique de la ligne de partage entre les deux versants. Cette ligne, qui coïncide avec l'Oural-taou, d'altitude toujours inférieure à 1000 mètres, et correspond au pli le plus ancien de la chaîne, est dominée à l'ouest par une suite de chaînons de plus de 1000 mètres, Nari, Zigalga, Nourgouche, Ourenga, Taganaï.

Les rivières, telles que la Belaia et le Xi, commencent par couler entre l'Oural-taou et la chaîne culminante, puis franchissent cette dernière et celles qui lui font suite dans des cluses, sur les deux bords desquelles les couches se font exactement pendant. Aussi M. Tschernyschew* pense-t-il que l'écoulement de ces cours d'eau, déterminé dans l'origine par une pente générale dirigée de la Sibérie vers la Russie, a réussi à garder la même direction pendant le soulèvement graduel des chaînes occidentales.

Une remarquable particularité de la pénéplaine qui longe le pied du versant oriental de l'Oural est l'extrême abondance des petites cavités lacustres, qu'il ne faut pas confondre avec les lacs de steppes de l'Oural méridional, héritage de la dépression aralocaspienne.

Ces lacs, aux abords desquels il n'existe pas le moindre vestige

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