‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 24 sur 364 · PROFIL DU POND DES OCÉANS · texte numérisé non relu

PROFIL DU POND DES OCÉANS

semble former un véritable appendice immergé de la terre ferme. Les mêmes circonstances se retrouvent sur les coupes perpendiculaires au littoral atlantique des États-Unis (fig. 13), et surtout

Hvoeau, tÈt leu

¥\fç. 13. — Conpe de la côto des États-Unis : I, devant Charleston ; II, devant la Virginie (hauteurs exagérées 25 fois).

sur celle de la côte de Virginie (II), avec sa double convexité si nettement dessinée en avant des abîmes de Tocéan.

U serait facile de multiplier ces exemples. Nous citerons, entre autres, la coupe de TAtlantique nord, entre Yalentia et Disco

Disco

V&lentia

UKa

Fig. M. — Coupe de rAtlantique nord (d'après la campagne du Xalorout en 18^5).

(flg. 14) ; celle de F Atlantique méridional au nord des lies Malouines

Malouines

^jw i^oo/raon

Fig. 15. — Coupe de TAtlantique sud (campagne du Challenger),

(fig. 15); le profil de l'Océan Indien entre le Cap de Bonne Espé-

Lê Cap

Miridian

[ J!5***L^i?îîîîîé?2î^ -*

Fig. 16. — Coupe do la partie méridionale do l'Océan Indien (campagne du Challenger).

rance^ et le promontoire australien d'Otway (fig. 16); enfin la

1. On doit tenir compte, pour apprécier la valeur des inégalités de cette figure, empruntée à Berghaus, de ce que les hauteurs y ont été beaucoup plus exagérées que dans les autres.

DB LAPPARENT. — Loçons do géogr. phys. 2« édit. 3

coupe du Pacifique suivant Téquateur à partir de Sumatra (fig. 17),

W. Sumatra Bornéo

Fig. 17. — Coupe suivant l'Equateur entre TOcéan Indien et le Pacifique (d'après M. Heiderich). Longueurs au go ooo ooo î hauteurs au gourou-

avec les deux croupes convexes qui en occupent la partie orientale.

Sdcle continentâl. Convexités. Ombilics. — Presque toutes les coupes que nous venons de passer en revue offrent certains caractères communs : d*abord elles accusent, le long des continents, une plate-forme faiblement immergée, véritable socle continental sous-marin, raccordé par une courbe convexe avec un versant qui s'enfonce brusquement. Ce socle est très plat, et les sondages n'y accusent que d'insignifiantes dénivellations, de telle sorte que la zone de 0 à 200 mètres de profondeur joue, relativement aux mers, exactement le môme rôle que la zone continentale d'altitude inférieure à 200 mètres. Toutes deux ensemble constituent la partie la mieux aplanie de l'écorce terrestre *. En outre, les fosses maritimes se terminent souvent par une sorte d'ombilic, correspondant à une rapide et toute locale aggraA^ation de la pente, et raccordé, lui aussi, au fond moins incliné par une courbe convexe.

Pour la première de ces particularités, celle du socle continental, il importe de dire qu'elle ne se produirait pas partout. On n'en trouverait aucun exemple sur les côtes occidentales de l'Amérique, et très peu sur la rive asiatique du Pacifique, de même qu'autour de l'Afrique. Par contre, la fréquente convexité des profils est un fait général, et les ombilics apparaissent dans presque toutes les fosses abyssales. Or la convexité semble bien accuser une déformation produite par une cause interne, qui a déterminé un bossellement de l'écorce. Quant aux ombilics, leur structure fait naître tout naturellement l'idée d'un effondrement. Pour justifier cette dernière conclusion, on peut, ce nous semble, invoquer l'exemple de la Mer Morte.

Depuis 30° 30' de latitude jusqu'à 33®, c'est-à-dire sur plus de 275 kilomètres, le long fossé, sur lequel s'échelonnent la vallée du Jourdain, le lac de Tibériade et la Mer Morte, laisse voir à découvert des terrains déprimés au-dessous du niveau de la mer.

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