‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 26 sur 364 · ZONES · texte numérisé non relu

ZONES

pour 100

de la surface

maritime.

De

200 met.

Report . .

De —

500 met.

De

5000 met.

De —

1000 met.

De

6000 met.

De-

iOOO à —

2000 met.

De

7000 met.

De —

3000 met.

au-dessus de 7000 met.

De —

4000 met.

La moyenne de profondeur de la masse océanique serait de 3650 mètres *.

Ces résultats peuvent être mis sous une forme graphique, propre à les rendre plus saisissants. Si, sur une ligne horizontale,

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Fig. 19. — Courbe hypsographique de l'écorco terrestre.

on porte des longueurs respectivement proportionnelles aux surfaces occupées parles diverses zones, et qu'à Textrémité de chaque division on construise, dans le sens voulu, une ordonnée proportionnelle, soit à l'altitude, soit à la profondeur, on obtient la courbe hypsographique (fig. 19) de Técorce terrestre.

C'est un fait très intéressant de voir cette courbe reproduire justement les particularités que nous ont offertes les profils réels

1. M. H. Wagner a récemment admis 3500 mètres; mais dans Thypothèse où la mer arctique n'aurait que 300 mètres. Or les profondeurs constatées par le Fram sufQsent à relever de près de 50 mètres la moyenne générale des mers.

des continents et des mers. En effet, nettement concave vers Textérieur dans toute sa partie continentale, elle commence par plonger très doucement sous l'océan, dessinant le socle de la terre ferme, puis forme une concavité remarquable, entre le niveau de la mer et 1000 mètres de profondeur, pour se terminer, au delà de 6000 mètres, par une chute brusque à profil convexe, exactement semblable à celle qui précède les fosses abyssales des divers océans.

La première convexité peut être, en partie au moins, plus apparente que réelle; car tout ce que l'érosion a enlevé à la terre ferme, et qu'exprime si bien la concavité du profil de cette dernière, a dû venir se déposer dans la mer. Leis sédiments actuels formant, autour des côtes (dont on évalue la longueur à 260 000 kilomètres), un ruban de 230 à 300 kilomètres de largeur*, ce qui fait une surface couverte de 6S à 80 millions de kilomètres carrés, tout cet apport profite justement au premier fragment de l'écorce sous-marine, dont il exagère la saillie originelle. Mais, ainsi que nous avons déjà eu l'occasion de le faire remarquer, cela n'explique pas la convexité du profil, qui doit tenir cette allure d'une cause interne, dont l'effet, commun à la terre ferme et à la mer, serait atténué ou même détruit sur la première par l'érosion.

Quant à l'abîme qui s'ouvre pour la représentation des profondeurs supérieures à 6 kilomètres, il semble apporter un argument sérieux en faveur de la structure d'effondrement des ombilics marins.

Une ligne ABC, peu éloignée de la ligne bathy m étriqué de 2500 mètres, sépare deux surfaces égales, correspondant à deux volumes égaux, l'une ABD, appartenant à l'écorce solide, l'autre BCE, qui comprend les parties abyssales de la mer. Cette ligne ABC a été appelée par M. Romieu niveau d'écruidé formation. Le même auteur a cherché a établir que la masse entière des océans faisait à peu près équilibre, comme poids, à la partie ABD de l'écorce située au-dessus du niveau en question.

M. Penck distingue trois régions dans la courbe hypsograp bique : le plateau continental, qui va des plus hautes altitudes à 200 mètres de profondeur; la région abyssale, à peu près comprise entre B et E. ; enfin, entre les deux, la région actique, c'est-à-dire le versant raide du bloc continental.

Particularités régionales. Europe. Atlantique. — L'examen

1. C*esl le résultat des observations faites par M. John Murray durant les campagnes du Challenger

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