‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 271 sur 364 · Antlitz der Erde, I, p · texte numérisé non relu

Antlitz der Erde, I, p

rejet au sud-est, dont Tamplitude ne serait pas inférieure par places à 1800 mètres*. D'après M. Haug, cette cassure résulterait de Teffondrement de la moitié d'un dôme, et les plis, en ce point, se recourberaient au nord, pour aller rejoindre, non la Sicile, mais ritalie transtévérine, de manière à encadrer Tancienne Tyrrhénide suivant une direction plus conforme à celle de la Sardaigne.

Région des hautes plaineB. — Entre les deux chaînes de TAtlas s'étend la Région de Valfa, suite de hautes plaines, d'une altitude voisine de 1000 mètres, où les terrains jurassiques et crétacés ne sont affectés que de très larges ondulations. Il s'agit là d'un pays originairement plissé, mais dont le modelé est resté inachevé, en raison de l'insuffisance des précipitations atmosphériques. A une époque où elles étaient plus abondantes, les rides montagneuses de la région ont été dégradées, et les produits de cette destruction, en comblant les intervalles des rides, ont engendré les hautes plaines, toujours sensiblement plus larges que les chaînons qui en émergent. Les cuvettes qui subsistent, entourées de steppes, abritent des chotts, c'est-à-dire des lacs salés d'où l'eau disparaît en été.

Suivant la quantité de pluie qu'elles reçoivent aujourd'hui, les hautes plaines demeurent cultivables, comme celles de Sétif ou de la Tunisie centrale, ou sont seulement des steppes, comme c'est le cas le plus fréquent.

Le type des hautes plaines est réalisé par les Ksour de la province d'Oran '.

Cependant il s'en faut de beaucoup que toute la région soit privée d'écoulement. Si plusieurs rivières s'y perdent dans les chotts, d'autres, comme le Chélif, ou comme l'Oued Mellègue de Tunisie, franchissent l'Atlas tellien par des gorges, après avoir drainé une grande étendue de la région. Même on remarque que, dans ce cas, la ligne de partage entre la Méditerranée et le désert est rejetée contre l'Atlas saharien, tandis que ce dernier est à peine dépassé vers le nord par les cours d'eau qui descendent au désert. Cela tient à ce que les rivières méditerranéennes, favorisées d'une plus grande quantité de pluie, ont eu sur les autres un avantage notable, qui leur a permis de pousser leurs eaux de tète beaucoup plus loin.

Atlas marocain, Canaries. — Le Grand Atlas ou Allas marocain est encore très mal connu. On sait cependant qu'il se divise en

1. G. Rolland, BulL Soc. géol. de France [3], XVII, p. 29. — 2. Aug. Bernard, BuU, Soc, géogr. d'Oran, 1898.

Page 1