‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 277 sur 364 · ZONE DE DISLOCATIONS. TARIM · texte numérisé non relu

ZONE DE DISLOCATIONS. TARIM

garîe, où Taltitude devient inférieure à 250 mètres. Toutes ces chaînes dessinent des arcs convexes vers le sud.

Le tertiaire est développé dans les vallées et sur le bord méridional du Tien-Chan, où il affecte surtout la forme de grès et de conglomérats, fournissant une proie facile au vent qui souffle sur les déserts du voisinage. Souvent aussi la chaleur y détermine Tinflammation spontanée de gisements de combustible d'âge jurassique ' .

Zone de dislocationB. — La région du Tien-Chan a subi d'énergiques dislocations qui y ont fait naître, soit des vallées longitudinales presque rectilignes, soit des fosses sans écoulement. La plus remarquable de ces vallées est le profond sillon qui sépare le Traiisalaï de TAlaï, et que dominent des crêtes de plus de 8000 mètres d'altitude. Ce sillon, qui ne laisse pas à la chaîne orientale du Pamir la possibilité d'arriver comme telle au Tien-Chan, résulte d'un pli synclinal très régulier. Sur son fond coulent en sens inverse deux cours d'eau qui portent l'un et l'autre le nom de Kizil-Sou : l'un, à l'est, descend à Kachgar ; l'autre, à l'ouest, est la tête du Sourkhab, qui va à l'Oxus. Plus loin, apparaît le synclinal de rili, rivière qui va se perdre dans le lac Balkhach. Quant aux bassins d'effondrement, le plus remarquable paraît être celui qui abrite le grand lac Issyk-Koul.

Cette allure continue au nord-est, quand au delà du Tien-Chan on rencontre successivement les monts Tarbagataï, avec le lac Zaisan, la chaîne de ï Altaï, masquant en arrière des dépressions semblables, comme celle du lac Oubsa, enfin les monts Saïansk, reliés aux crêtes du lac Baïkal. C'est toujours cette zone de crevasses que nous avons vue en Sibérie, et qui se poursuit au travers de l'Asie entière, jusqu'au Turkestan et même au delà. Elle paraît s'expliquer par ce fait, que de l'Alataou à la Sibérie orientale tout le terrain est formé d'assises très anciennes, qui ont dû être beaucoup plus disposées à se rompre qu'à se plisser sous les efforts orogéniques.

BaBsin du Tarim. — Entre le Tien-Chan et les arcs sibériens, d'une part, le Kouonlun et sa continuation chinoise, d'autre part, s'étend sur près de 45 degrés de longitude une large bande de plaines sans écoulement maritime, qu'un seuil, formé par des arcs intérieurs subordonnés aux chaînes en question, divise en deux bassins : celui du Tarim à l'ouest, celui du Gobi h l'est.

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