‹ Lec̦ons de géographie physique (volume 2)Chapitre 285 sur 364 · MALAISIE · texte numérisé non relu

MALAISIE

DislocationB de la Malaisie. — Le reste a dû s'effondrer, donnant naissance à Tocéan Indien, et voilà sans doute pourquoi les deux îles de Sumatra et de Java, au bord si exactement rectiligne, sont jalonnées par des volcans actifs, aussi nombreux que considérables, pendant qu'en avant de la cassure dessinée par leurs rivages, la sonde accuse de suite une chute extraordinairement rapide du fond jusqu'à plus de 4000 mètres.

La dislocation s'est fait sentir bien loin en arrière, sur le groupe des grandes îles et celui des Moluques, où justement l'arc malais est rejoint par une autre cordillère en partie submergée, celle qui, prolongeant les montagnes du Japon, se relie par les îles Liou- Kiou et les Philippines au groupe de la Sonde. De cette rencontre dérive sans doute le morcellement si bien accusé par les formes des Philippines, et surtout par l'île de Célèbes, dont les profondes échancrures offrent le type le plus achevé de la structure chiragralique^. Les mers intérieures de Célèbes et de Banda, avec leurs fosses fermées, de plus de 5000 mètres de profondeur, montrent quelle a été l'amplitude de ces dislocations, limitées au bord de la Cordillère sous-marine. En effet l'île de Bornéo, dont le contour occidental est si différent de celui de Célèbes, se relie aux côtes de Malacca et de la Cochinchine, comme à Sumatra et à Java, par une plate-forme immergée, où nulle part il n'y a sensiblement plus de 100 mètres d'eau. Et ce n'est qu'à, partir du cap Padaran d'un côté, de l'île Palaouane d'autre part, qu'on, voit revenir, dans la mer de Chine, des profondeurs notables, allant en croissant jusqu'à Formose.

De la même façon, tandis que les volcans abondent sur le bord de la partie écroulée, c'est-à-dire sur les rives sud de Sumatra, de Java, de Sumbava, de Florès, comme entre Timor et les Moluques, enfin dans ces îles et dans les Philippines, ils sont absents sur tout le pourtour méridional de la mer de Chine. Cette partie semble dénoncer principalement l'érosion marine, agissant sur un territoire où dominent à l'ouest les sédiments primaires et le terrain archéen. On peut donc admettre qu'avant sa dislocation, la région formait avec la Chine un ensemble résistant, d'ancienne consolidation, lequel aurait obligé les plissements modernes à faire le tour du massif, d'un côté par l'arc de la Sonde, de l'autre par l'arc des Liou-Kiou et des Philippines. Et cela est d'autant plus admissible, qu'on trouve en Indochine, et notamment au Tonkin,

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